indiens Comechingón

 

 

Comechingón ethnie des

Comechingón est la dénomination vulgaire utilisée pour appeler une ancienne ethnie amérindienne vivant en Argentine.
À l'
arrivée des Espagnols au XVIe siècle, ils habitaient les Sierras pampéennes des provinces actuelles de Córdoba et de San Luis.
Les Comec
hingóns se donnaient le nom de Hênîa - au nord - et de Kâmîare - au sud -, (les deux groupes principaux) ; ils étaient subdivisés en une dizaine de partialités.

Vue du Río Dulce aux environs de la ville de San Miguel de Tucumán Le cours supérieur du Salado del Norte porte le nom de Río Calchaquí. Vue de ce dernier en saison sèche hivernale en contrebas de la mythique route nationale 40 près de la petite localité de Seclantas (Province de Salta). 
                     rio Dulce                                                           rio Salado                                                 province de Santiago del Estero   
        
L'ap
pellation « Comechingón» paraît être la déformation d'un mot péjoratif que leur donnait l'ethnie Salavinón - ou Sanavirón - qui jusqu'au XVe siècle, venus de l'interfluve río Dulce - río Salado (actuelle province de Santiago del Estero), attaquait les territoires ancestraux des Henîa-Kâmîares ou Henia-Kamiares. Les Sanavirons les ont appelé « Kámichingan », ce qui en langue salavirone signifiait viscaches ou habitants de grottes, troglodytes,cecià cause du type d'habitationssemi-souterraines des Henia-Kamiares.

Cependant, d'aps la chronique du conquistador espagnol Jerónimo Bibar, écrite en 1558, ce nom leur futdonné directement par les Espagnols en entendant le cri de guerre des Hea: " Kom-chingôn !", ce qui, d'après Bibar se traduirait par « mort-à-eux » (aux envahisseurs espagnols). Il est probable que les Sanavirons « comprirent » cette clameur de guerre de leurs ennemis et la
« traduisirent » avec mépris et moquerie en la transformant en « kámichingan » ou viscache.
 

.On pense que l'origine des Henia-Kamiare remonterait à la très ancienne culture Ayampitín (existant au moins depuis 6000 avant le Christ), culture qui a laissé des traces jusqu'à Tarija dans le sud de la Bolivie, mais il n'existe pas de données qui permettent de dire avec certitude que cette culture Ayampitín (nom d'un site du nord-ouest de la province derdoba) corresponde à un moment privilégde la formation de l'ethnie des Hênia et des Kamiare ou Comechingons

On affirme presqu'avec certitude que la culture Ongamira née vers 4 600 avantJ.-C. précède directement la culture Comechingón. On peut parler de culture Comechingón pour la période allant de 500 à 1600 de notre ère, ce qui implique la dilution de cette culture dans la culture créole-espagnole au travers du XVIesiècle. Un des derniers établissements de culture comechingone typique exista dans la localité de Nono jusque 1750. Mais pratiquement, après 1600 on peut parler d'une culture « comechingón-espagnole » .
 

Nono Traslasierra

Nono actuel périphérie de Cordoba

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 14/06/2017