Peuples indigènes du Chilli

 

 

 

PEUPLES INDIGENES DU CHILI

PUEBLOS INDIGENAS DE CHILE

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Evoquer les peuples indigènes du Chili revient bien souvent à réduire la question aux Mapuche, peuple emblématique d’une terre fière et sauvage.
C’est méconnaître la réalité d’un pays qui abritait une douzaine de nations aborigènes avant l’irruption des Européens au XVIe siècle.
Le Chili n’a malheureusement pas dérogé à la règle continentale, à savoir l’extermination implacable des autochtones au cours de cinq siècles de guerres, de massacres et de contaminations.
A l’heure actuelle, les populations indigènes ne représentent plus que 5% de la population totale.
Les unes ont maintenu vivaces leurs cultures et leurs traditions, tandis que pour d’autres l’extinction est actée ou en voie d’achèvement.

Il aura fallu des siècles pour que le gouvernement chilien cesse de considérer les populations indigènes comme quantité négligeable.
La loi de 1993 marque un véritable point de rupture, mais elle ne constitue qu’un premier pas en vue d’une réhabilitation pleine et entière de communautés spoliées et ostracisées.

L’ethno-tourisme, par son approche responsable, constitue une autre voie.
En valorisant ce qui fut longtemps proscrit et interdit (la pratique et la transmission de coutumes millénaires), il encourage les jeunes générations à renouer avec leur passé, pour l’inscrire dans la modernité du Chili.

Pour en voir et en savoir plus les hispanophones pourront consulter cette vidéo pédagogique assez complète ( à droite —>).

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Les Aonikenk ou Tehuelches ou Tewelche

Les Aonikenk ou Tewelche personnes, aujourd'hui disparues sur le territoire chilien, appartiennent à un groupe de nomades de la Patagonie.

Ils sont reconnus comme l'un des groupes ethniques les plus grands au monde, mesurant jusqu'à 2 mètres.

Leur territoire naturel étendu entre le détroit de Magellan et de la rivière Santa Cruz, qui parcouraient la chasse des animaux et la cueillette de nourriture qui leur a donné la végétation de la pampa.

Les Européens, les ont vu  pour la première fois, ils les ont baptisé patagones. Leurs rapports enthousiastes sur les empreintes de pas énormes, ont donné lieu à la légende des géants de la Patagonie et le nom par lequel a été nommé ce vaste territoire.

Avec l'acquisition du cheval, au XVIIIe siècle, le Aonikenk étendu leurs tournées de la steppe sud montrant une grande habileté à manier cet important moyen de transport.

Aonikenk et Selk'nam seraient liés. Quelques similitudes entre les deux peuples sont les caractéristiques physiques telles que la hauteur. Ils ont aussi une parenté linguistique, puisque les deux langues proviennent du même tronc linguistique: l'Tshon.

Anonikenk

 

 

 

Les Atacameños (Atacama)

Ils parlent le kunza, et se nomment eux-mêmes Lican Antay (soit "les habitants du territoire").
Ils restent présents dans la région de l’Atacama où 21 000 membres sont recensés. Chili Argentine

Mapuches1

 

Les Indiens Atacamas (atacamas en Argentine, atacamens au Chili) (s'auto-dénommant Lickan-antay dans leur langue, le kunza, ce qui peut se traduire par les habitants du territoire), également appelés Alpatamas, Kunzas, Likan-antai ou Likanantaí, sont une ethnie indigène d'Amérique du Sud qui habitait l'intérieur du désert d'Atacama (Nord du Chili et de l'Argentine et sud-ouest de la Bolivie), depuis les alentours du cours du río Loa au nord (IIème région chilienne d'Antofagasta), jusqu'à Copiapó au sud. Ils occupaient les ravins et les vallées de ce désert, ainsi que les flancs de la Cordillère des Andes, y compris toute la Puna de Atacama.

Le peuple Atacama

C'était un peuple d'agriculteurs et d'éleveurs (élevage de camélidés) qui réussit à utiliser les très maigres ressources en eau de l'endroit pour obtenir d'abondantes récoltes. De même que les Quechuas, ils créèrent un système de cultures en terrasses, dans le but d'empêcher l'eau de dévaler et d'éviter l'arrachage de la couche organique et fertile du sol.

Leurs cultures furent variées : potirons, courges, piments, pois, tabac (utilisé avant tout à des fins rituelles), figuiers de Barbarie ou tunas, maïs et surtout pommes de terre et quinoa.

Ils engraissaient leurs cultures avec le guano des oiseaux de la côte, qu'ils transportaient à dos de lama. Ils réalisaient aussi un commerce de troc avec les pêcheurs nomades Changos, qui étaient établis sur la côte ; ils échangeaient ainsi leur viande principalement sous forme de charqui (viande salée et séchée au soleil), contre des fruits de mer et des poissons.

Atacama et aymara


Les Atacamas utilisaient les lamas comme animaux de charge et s'alimentaient également de leur viande et se vêtaient de leur peau et de leur laine. Ils protégeaient leurs agglomérations par des murailles construites en pierres, véritables forts appelés pucará ou pukará (mot runa simi ou quechua dont la prononciation correcte semble être púkara). Ils développèrent un important artisanat en céramique, et en outre, ils furent le premier peuple qui commença à utiliser le minerai de cuivre qu'ils extrayaient de Chuquicamata, et l'or de la mine d'Incahuasi (Catamarca).

D'accord avec les vestiges archéologiques trouvés et les investigations réalisées dans cette partie de l'Amérique du Sud, les noms de leurs établissements subsistent à ce jour, comme les oasis de Quitor, Chiu-Chiu, Lasana, Turi, Topayín, Susques, Calama, Antofagasta de la Sierra ainsi que l'un des plus importants centres de leur culture, l'oasis de San Pedro de Atacama près de l'ancienne ville de Tastil.

Les populations Atacama ou Lickan-antay qui vivaient dans les régions côtières développèrent une culture quelque peu différenciée (quoique l'unité ethnique ait été maintenue) qui se traduisit par la culture des Changos.

Les descendants des Atacamas vivent en grande partie sur les terres ancestrales, quoique très mélangés. Ils forment une partie de la population créole ou sont inclus dans le mélange complexe des Indiens appelés aujourd'hui Collas.
 

Atacame f1os02

 

 

 

Les Aymaras

Descendants des Tiwanakotas, qui dominèrent l’altiplano autour du lac Titicaca, ils se distinguent par une langue commune (l’aymara).
On recense 50 000 Aymaras vivant dans le nord-est du pays

à la frontière avec la Bolivie et le Pérou.
1.3 millons vivent en Bolivie

200'000 vivent au Perou
un nombre indéfini vivent en Argentine

Perou titicaca 23 g rohart

 

L’aymara (ou parfois aimara) désigne le peuple appelé également peuple Qolla, Kolla ou Colla, originaire de la région du lac Titicaca au croisement de la Bolivie, du Pérou, de l'Argentine et du Chili.

Comme pour la plupart des peuples amérindiens, il n'y a pas ou peu de documents relatant l'histoire du peuple aymara. Quelques bribes nous sont parvenues au travers des chroniques qui relatent l'époque de la conquête ainsi que quelques récits précolombiens.

On sait cependant de façon certaine que le peuple aymara n'était pas le premier à peupler la région du Titicaca et l'altiplano, on se pose donc la question de l'origine de ce peuple. Il y a aujourd'hui plusieurs théories, notamment la théorie localiste qui voudrait que la répartition actuelle de la langue aymara s'explique par l'essor de quelques communautés des abords du lac en direction de l'altiplano. Une autre théorie situe l'origine du peuple aymara dans les Andes centrales du Pérou, entre Huarochirí, Yauyos, Cañete et Nazca. Ces régions, actuellement de langue quechua, faisaient autrefois partie de l'aire aymaraphone. Une troisième théorie situe l'origine du côté de la côte du Pacifique au nord du Chili.

Le peuple aymara arrive sur les pourtours du lac Titicaca deux siècles avant notre ère, il concurrence alors les peuplades Uros qu'il repousse vers les rives moins fertiles du lac et les remplace peu à peu dans la région. Développant une culture originale et basant son économie sur le développement de l'agriculture et de l'élevage ainsi que le commerce avec les peuples alentour, le peuple prospère sur les rives bien abritées du lac. S'ensuit une période d'expansion, on retrouve de nombreuses traces archéologiques en direction sud-est du lac principalement.

Aymara ceremony copacabana 4

 

C'est en passant à un stade impérial (contrairement à ce qui est parfois dit, Tiwanaku, dont le déclin se situe vers l'an 700, est antérieur à la domination aymara) que la culture commence à se répandre dans la Cordillère des Andes : on la retrouve sur tout l'altiplano, sur la côte, depuis Arica, au Chili, jusqu'à Lima, au Pérou et au sud-est, jusqu'en Argentine. Atteignant son apogée vers l'an 900 de notre ère, la domination impériale aymara va décliner pour laisser place à plusieurs royaumes et chefferies de langue et culture aymara. Ce sont ces chefferies prospères mais rivales que rencontrent les Incas lors de leur expansion vers le sud. Parmi celles-ci, on connaît les royaumes rivaux Lupaqas et Pacajes situés sur la rive sud-ouest du lac. On ne sait pas exactement si les Aymaras se sont intégrés pacifiquement à l'empire, comme le décrit Inca Garcilaso de la Vega, ou s'ils ont livré bataille à l'Inca. L'ensemble des peuples de langue aymara sont progressivement intégrés au Qollasuyu, le quart sud de l'empire Inca. Après la conquête et la chute du régime Inca, le peuple aymara passe sous domination de la couronne d'Espagne. Cette période sera parsemée de révoltes paysannes causées par les difficiles conditions de vie des communautés. Au début du XIXe siècle, les Aymaras participent aux combats pour l'indépendance de la Bolivie, mais leurs conditions de vie ne seront pas améliorées sous le pouvoir des républiques.

 

 

Les Changas

Les camanchacos, camanchangos ou seulement Changos étaient un groupe ethnique qui a vécu entre Camana ( Pérou ) et la région de Coquimbo au Chili dans la côte sud - américaine centre-ouest. Ils se sont engagés dans des activités de pêche pour lesquelles ils ont utilisé des radeaux fabriqués à partir de peaux de lions de mer gonflés. Sur ces flotteurs, ils tenaient une plate-forme en bois qui a permis à porter un à quatre marins. Ce type de bateau a été utilisé par eux seulement pour la pêche côtière, alors que le transport sur de longues distances en utilisant des radeaux de grumes. Pour la pêche utilisé un harpon os attaché à un cordon en cuir. Ils regroupés en petites familles et adorèrent les morts, qui ont été enterrés avec leurs outils. Les tribus habitaient la longue bande de côte entre: Camaná et Tongoy sur les plages de La Quiaca, Boca del Rio , La Yarada , Ite , Arica , Iquique , Tocopilla , Paposo et Taltal . Il est à noter que le nom Chango ou Camanchaco seulement utilisés pour regrouper les différentes villes côtières préhispaniques du Pérou et du Chili, qui dans de nombreux cas sans antécédents, la culture ou d'origine similaire.

Canot

 

Ils vivaient en particulier de poisson, de fruits de mer et d' œufs d'oiseaux de mer,  la mer (vénérée comme Mama Cocha), en plus de la chasse et la cueillette. Ils ont également eu des relations commerciales avec les pré et post incaicos intérieures établissements, comme les oasis de Pica et Guatacondo. Les conquérants espagnols ont été impressionnés par leur mode de vie particulier,  considéré primitif. En raison de son statut de marin, il avait les cheveux blanchi tandis et la peau rouge car ils l'enduisait avec du sang.  La taille moyenne de ce groupe ethnique à l'âge adulte était de 1,60 m chez les hommes et 1,45 m pour les femmes.

Leur langue est sant beaucoup de certitude a été attribués autant à une langue particulière Aymara ou Mapudungun . Comme preuve de cette dernière déclaration , il a présenté une liste de mots dans la seconde moitié du XIXe siècle. Ce groupe ethnique est mort vers l'an 1890 étant ses dernières colonies cove Paposo appartenant à la ville de Taltal et La Quiaca à Tacna .

Ce groupe ethnique a disparu vers l'an 1890 avec les dernières colonies cove Paposo appartenant à la ville de Taltal et La Quiaca à Tacna Leurs descendants n'ont pas garder des souvenirs de leurs  ancêtres ou d'un trait culturel distinctif ils font un mixe entre créole et le melano-africanos et chinois .

Changas

 

 

 

Les Chonos

Chonos est le nom générique utilisé pour désigner les groupes autochtones nomades qui habitaient les îles et les canaux entre le sud de l' archipel de Chiloé et la péninsule Taitao dans la partie sud du Chili , de la préhistoire à la fin du siècle XVIII fois ou plus récentes. Ils étaient nomades et leur activité principale était la chasse des lions de mer , pêche, réalisée sur des hommes, et la collecte des algues et des coquillages , réalisés par les femmes; aussi ils élevaient des chiens et avec leurs poils ils tissaient des  tissu grossier. Il y a des discussion sur l'homogénéité ethnique de ces groupes et leur relation avec les Alacalufes ou les Kawésqar plus au sud. l existe peu de données sur les groupes regroupés sous le nom de «chonos», selon la définition inventé par John Cooper en 1917 et suivi par des auteurs plus tardifs. Les témoignages des explorateurs et des prêtres de l'époque coloniale parlent de différentes «nations» qui ont peuplé le territoire des canaux, mais il n'y a pas de certitude le nombre réel ou les caractéristiques distinctives de ces groupes.

Des traces de peuplement humain trouvées dans la zone des canaux de Patagonie sur une période allant de 7500 ans dans l' île Navarino et environ 6100 années dans le nord de l' île de Chiloé ,  détermine qu'is ne sont pas habitées par les chonos durant ces périodes historiques. Les chercheurs ne sont pas parvenus à un consensus sur la direction qui a suivi le règlement et la façon dont l'adaptation à la vie marine a eu lieu.

À la mi - seizième siècle , la zone nord de Chiloé a été peuplée par un village de pêcheurs et horticulteur de langue Mapuche  connu comme huilliche ou Cunco supposé être arrivé  dans la région provenant du continent  quelques siècles plus tôt ; au sud de ceux - ci, sur la côte sud - est de Chiloé, ont été appelés bouseux , éventuellement canoéistes acculturés par la partie ci - dessus et déplacé vers le sud. Dans les îles Guaitecas et l' archipel des Chonos , entre 44º et 48º S, les groupes connus vivaient à l' époque coloniale, qui se sont déplacés en continu à travers le territoire et vivaient de la chasse et la cueillette, en plus de pratiquer dans parfois , la culture naissante de pommes de terre . Dans la partie sud de cette zone, dernière Taitao péninsule , il y avait d' autres groupes, connus sous différents noms par les chroniqueurs, que Cooper peut également être considérée comme "chonos" à l'incertitude de ses caractéristiques et de la similitude de leurs modes de vie.

Les conquistadors espagnols ont commencé à explorer la zone des canaux dans les années 1550 et la première expédition à contacter les Indiens de la région était Francisco de Ulloa en 1553 , lors de son voyage dans le détroit de Magellan . Dans les chroniques d'expéditionil aurait   atteint un archipel appelé les Chonos et plus au sud se sont affrontés avec les indigènes.

En 1557 , une expédition espagnole dirigée par Juan Ladrillero voyageant dans le détroit de Magellan donne des descriptions des canaux autochtones, qui sont identifiés avec le nom "huillis".

La première mention connue de sous le nom de chonos  date de 1609 , quand le prêtre jésuite Juan Bautista Ferrufino se réfère à l' archipel des Chonos

Les résidents jésuites à Castro fait une expédition dans les îles Guaitecas en 1612, car ils ont été encouragés par leurs succès avec les huilliches de Chiloé et parce qu'un chef des chonos les a invités à visiter et à prêcher parmi son peuple.

En 1710 , un groupe de 166 chonos de tous âges sont connu jusqu'à à Fort San Miguel de Calbuco et ont dit qu'ils voulaient la paix et vivre parmi les Espagnols. Ils ont reçu les chonos avec beaucoup de joie et de surprise, compte tenu des hostilités précédentes, et ont pris des mesures pour rester et pour adopter le christianisme. Pendant les années suivantes les familles de la région les ont rejoint, pour devenir environ 600 personnes qui, selon les estimations modernes auraient été à peu près la population totale.

 

Pendant le reste du dix-huitième siècle ils ont continué à vivre en semi-nomade, mais peu à peu ils ont augmenté l'importance de l'agriculture dans leur mode de vie. Avec d' autres canoéistes indigènes de Cailín ils furent les seuls a réussir la chasse à la baleine. Ils troquaientl' huile de baleine contre de la farine et d' autres produits. En outre, les chroniques de l'époque parlent de diminution du nombre de chonos à cause de la rareté des femmes, attribuées aussi à la pratique de la plongée sous - marine , qui auraient réduit leur espérance de vie.

Vers la fin du dix - huitième siècle , les habitants les chonos sont portés disparus après avoir été mélangé avec d' autres canoéistes à Cailín et la plupart des hommes mariés avec des femmes huilliches  leurs descendants ont adopté le mode de vie commune du huilliche population hispanique de Chiloe.

Au cours du XIXe siècle, il y a des rapports sporadiques de canoéistes autochtones identifiés comme chonos et au XXe siècle, un homme Kawésqar a prétendu avoir eu des rencontres avec eux.

En 2006 , une expédition qui est entré dans l' intérieur inexploré de la péninsule Taitao à la recherche de vestiges et chonos archéologiques qui pourraient avoir survécu sans contact avec le monde extérieur au cours des deux derniers siècles a été organisé.

Les études génétiques en Chiloe indiquent que la population de l' île Laitec présente des marqueurs génétiques différents de ceux des autres populations plus septentrionales de Chiloé et Tierra del Fuego semblables à ces peuples, qui pourrait être un indicateur de Chonos ancêtres

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Les Chiquillanes

Tout comme les Picunches, les Chinquillanes parlaient la langue mapuche. Les Chinquillanes étaient une ethnie de chasseurs, qui vivaient en clan de nomades dans la bandes occidentales et orientales de la cordillère des Andes, entre la capitale chilienne actuelle et les Hauteurs de Chillàn. Ils chassaient le guanaco, le ñandù ou encore le puma, mais également d'autres animaux plus petits. Ce peuple se nourrissait aussi de racines sauvages.

Nandu Guanaco Puma
Le nandou Le guanaco Le puma

Ces chasseurs possédaient des coutumes violentes; ils pratiquaient notamment l'infanticide féminin et attaquaient ensuite les mapuches à la venue de l'été pour voler des femmes et des vivres. Le seule commerce qu'ils effectuaient était celui du sel qu'il trouvaient dans les lagunes de la Cordillère andine.

La population Chiquillanes était assez réduite et le développement culturel de ce peuple semblait élémentaire. Ils croyaient vraisemblement en une vie après la mort, pouisque les défunts étaient mis dans des caveaux et recouvert par  un montas de pierre avec leurs outils personnels.

Il semberait qu'ils se soient intégrés peu à peu à d'autres peuples, car à la fin de XVIIIe siècle, les Chiquillanes ne sont mentionnés dans aucune chronique.

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Les Cuncos

ou puncos étaient un peuple sédentaire, souvent considéré comme une branche des huilliches , qui sont à leur tour la branche sud du peuple mapuche . Ils vivaient dans le sud du territoire actuel du Chili , dans une bande côtière entre le sud de Valdivia à la rivière Maullin , y compris parfois sous ce nom pour les habitants de la partie nord de Chiloé et les îles environnantes. Ils parlaient  mapudungun , langage commun à tous les peuples de l'ensemble Mapuche.

Ils ont développé l' agriculture, spécialisée dans la culture de pommes de terre et le maïs et pratiquaient aussi la pêche et la chasse . Ils utilisent aussi des bateaux en bois, appelées dalcas , qui parcouraient les côtes en quête de nourriture, en particulier les poissons et les crustacés.

Après la Rébellion Mapuche de 1598 , ils étaient le groupe le plus hostile aux Espagnols installés dans la ville de Osorno , qui a assiégé et a ensuite réussi à détruire ses défenseurs abandonnés en 1602. Tout au long du XVIIe siècle, ils y avaient des accrochages entre les Cuncos et les espagnols.

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Les Huilliches

Les Huilliches (ou Huillices) sont un groupe ethnique du Chili, appartenant à la culture Mapuche, dont il constitue la branche méridionale. Ils vivent dans les vallées montagneuses d'une région située au sud du río Toltén et dans l'archipel de Chiloé.

Ce peuple parlait autrefois le Chesungun qui est un dialecte du mapudungun. Leur nom signifie « gens du sud » en mapudungun (de willi « sud » et che « gens »).

 

 

 

Les Mapuches

Les Mapuche, littéralement « Peuple de la terre » en mapudungun, sont les communautés aborigènes de la zone centre-sud du Chili et de l'Argentine, connues également sous le nom d'Araucans.

Selon le recensement officiel de 2002, les Mapuche représentent 4 % de la population chilienne (87,3 % des indigènes), soit un peu plus de 600 000 personnes. D'autres statistiques en donnent un nombre plus élevé. Ils vivent principalement dans les zones rurales de la région d'Araucanie ainsi que dans la région des Lacs et la région métropolitaine de Santiago (la capitale, Santiago du Chili).

On estime à environ 200 000 leur nombre en Argentine, répartis principalement sur la province du Neuquén, mais aussi sur celles de Río Negro et de Chubut. Les autres populations autochtones du Chili, moins nombreuses, sont Aymaras et Rapanuis.

Communautés mapuche

La culture mapuche s'est étendue aux communautés :

  • Picunche (peuple du nord). Ils vivaient entre les fleuves Choapa et Itata. Certains des leurs étaient intégrés à l'Empire Inca. Leur dialecte est connu sous le nom de chilidengu ou chilidungun ;
  • Huilliche (peuple du sud) ;
  • Pehuenche : peuple du pehuén (Araucaria), vivant dans les montagnes2 ;
  • Cuncos ;
  • Mapuche (ou Araucans, les protagonistes de la Guerre d’Arauco contre les Conquistadors) ;
  • Puelches (peuple de l'est) ;
  • Poyas ;
  • Ranquels (Rankul-che: peuple des cannes) ;
  • Tehuelches (ou Patagons selon les Espagnols), pour la grande majorité des Tehuelches du nord (Gününaküna, en tehuelche) et une minorité de Tehuelches du sud (Aonikenk, en tehuelche) ;
  • Lafkenches (peuple de la côte).

    Originaires des Andes chiliennes, ils ont propagé leur culture aux tribus het et tehuelches, de la Pampa à la Patagonie argentine, entre le XVIIIe et le XIXe siècles. Ni les Incas (Tupac Yupanqui y subit au XVe siècle une lourde défaite3), ni les Conquistadors ne réussirent à les soumettre. Cette résistance a inspiré le fameux poème épique La Araucana4 (1569, 1578 et en 1589) d'Alonso de Ercilla.

    La résistance de Lautaro, qui apprit la tactique et la stratégie militaires lorsqu'il était prisonnier des Espagnols, et plus tard la rébellion de Pelantaro en 1602, ont fixé la frontière militaire entre Espagnols et Mapuche au niveau de la rivière Biobío. Dès lors, les Espagnols hésitèrent à se risquer en territoire mapuche.

    Vers 1880, l'Argentine et le Chili entreprirent des guerres de conquête contre les Indiens (Mapuches et Patagons) qui vivaient au sud du continent dans des régions incontrôlées et difficilement pénétrables. Ces guerres, dont la « conquête du Désert » du général Julio Argentino Roca, qui firent des dizaines de milliers de morts parmi les Indiens, poursuivaient aussi un autre objectif : l'accès aux deux océans. Le Chili voulait s'ouvrir sur l'Atlantique par le sud et l'Argentine sur le Pacifique, là aussi par le sud. Finalement, la frontière fut stabilisée dans sa forme actuelle à la fin du XIXe siècle.

    Après l'Indépendance, l'élection du juriste périgourdin Orélie Antoine de Tounens en tant que Roi de l'Araucanie alarma les autorités chiliennes qui craignaient que cette poussée d'indépendantisme coupe géographiquement le pays en deux. Cornelio Saavedra entreprit alors la Pacification de l'Araucanie, une série de campagnes militaires de conquête qui débouchèrent sur la soumission complète des Mapuche en 1882. Les Mapuche se sont ensuite peu à peu intégrés à la nation chilienne, même si des foyers de résistance ont poursuivi la lutte armée jusqu'à la fin du XXe siècle.

    Dans la zone argentine, la pacification menée par le futur président argentin Julio Argentino Roca fut également cruelle.

    En 2009, le Chili a vu l'entrée en vigueur, vingt ans après sa promulgation par l'Organisation internationale du travail, de la Convention n°169 relative aux peuples indigènes et tribaux. Cela devrait conduire à un certain nombre de réformes juridiques, en particulier dans les codes de l'eau, du minerai, de la pêche et de celui régissant les concessions électriques. 

    Au XVIe siècle, les Mapuche ou Araucans, organisés en groupes séparés, vivent de chasse, de pêche, d’agriculture et d’élevage. Guerriers redoutables, ils ont une extrême habileté dans le maniement de l’arc, du javelot et du casse-tête. Les Mapuche vivaient essentiellement de l'agriculture (horticulture). Leur culture est de tradition orale et leur conduite sociale et religieuse était régie par le Admapu (ensemble de traditions ancestrales, de lois et de normes).

    Leur langue est le mapudungun ou mapuchedungun, littéralement le « parler de la terre ». Ils pratiquaient un sport assez proche du hockey connu sous le nom de palín (ou chueca) qui se jouait avec un bâton recourbé. Leur organisation sociale tournait autour de la famille, ils étaient polygames. Les familles mapuche possédant un lien de parenté ancestral vivaient dans des communautés connues sous le nom de Lof (forme basique d'organisation sociale des Mapuche réunissant plusieurs familles partageant des terres) et dirigées par un lonko (« tête » en mapudungun).

    En période de guerre, ils se réunissaient en groupes appelés Rehues, composés de plusieurs Lofs et formaient ainsi un groupe équivalent à celui de la tribu. Chaque Rehues était dirigé par un chef militaire nommé 'Toqui.

    En cas de grandes catastrophes comme des sécheresses, des épidémies, des invasions ennemies, ou tout autre problème qui affectait une grande partie du territoire, de nombreux rehues se réunissaient pour former des rassemblements nommés aillarehues et dirigés alors par le Mapu-toqui (chef militaire d'une région en guerre).

    Du fait de la lutte contre les conquistadors espagnols, les Mapuche furent obligés de former des alliances entre plusieurs Aillarehues. Ces groupes ainsi formés se sont appelés Butalmapus ou Zone de guerre. Les chefs des Butalmapus étaient élus par les Toquis et connus des Espagnols comme les Gran toqui.

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jeu de palin Rehue symbole sacré mapuche 1897 communauté mapuche

 

Croyances et religion

Les croyances du peuple Mapuche sont fondées sur le culte des esprits des ancêtres (l'esprit Pillán), et des esprits et/ou éléments de la nature (l'esprit Ngen). Ces esprits ne correspondent pas à des "divinités" comme on pourrait l'entendre dans le monde occidental. Malgré le nombre d'"êtres" présents dans leurs croyances, ils n'ont jamais érigé de panthéons à leur image comme c'est le cas dans d'autres civilisations d'origine andine.

Les figures les plus importantes sont par excellence le Machi (chaman) et le Ngenpin (autorités religieuses). Les croyances et les mythes Mapuche se distinguent par des caractéristiques uniques qui font partie de leur idiosyncrasie.

Une fête rituelle est nommée nguillatun.

Les mythes les plus importants sont la légende de Trentren Vilu y Caicai Vilu, le spirits Pillán, le spirits Ngen, le kalku, le Chonchón, le spirits Wekufes (exemple: le Peuchen), etc.

Musique

La musique traditionnelle est principalement religieuse, il existe également de nombreuses compositions sur la Terre Mère (Ñuke Mapu). Ils utilisent différents instruments tels que le cultrún (tambour), pour un usage rituel exclusivement, les cascahuillas' (cloches), la pifilca un sifflet en bois, la trutruca, une tige creuse de coligüe (sorte de bambou) terminée par une corne, ou encore le torompe (sorte de harpe buccale).

Littérature

La culture mapuche s'appuie traditionnellement sur une transmission orale, leur littérature écrite est relativement récente. Ce peuple s'intègre dans les modes de transmission dominants. À partir du XXe siècle les porteurs du savoir ont commencé à apparaître sur la scène de la littérature écrite. Parmi les écrivains, le poète Elicura Chihuailaf est parvenu à une reconnaissance au niveau latino-américain. Auteur du livre "Sueños azules y contrasueños", il est professeur à l'Université de Temuco, au sud du Chili, la région la plus peuplée par cette communauté amérindienne.

Mapuches célèbres

Galvarino : Selon la légende, les Espagnols lui auraient coupé les mains mais il aurait continué le combat après avoir attaché à ses bras des couteaux.

Caupolican : Un des plus célèbres Mapuches, il fut chef de guerre. Il était le plus fort de la tribu : il avait porté un tronc d'arbre sur ses épaules pendant 6 jours.

Lautaro/Leftraru : Il a appris les techniques de combat des Espagnols qu'il a enseignées par la suite aux siens après s'être enfui.

Colo Colo : Il dirigea plusieurs combats contre les Espagnols, en particulier les destructions de Santiago et de Concepcion.

Galvarino Caupolican Lautaro Colo colo
Galvarino Caupolican Lautaro Colo Colo

 

 

 

 

 

Les Pehuenches

Les Pehuenches (gens du pehuén ou araucaria en mapudungun) sont un peuple indigène qui faisait partie du groupe des mapuches et habitaient dans les Andes du centre-sud du Chili et de l'Argentine. Jusqu'au XVIe siècle les Mapuches appelaient Pehuenche une ethnie qui habitait la plus grande partie de la province argentine actuelle de Neuquén et le sud de celle de Mendoza. La manière dont eux-mêmes s'appelaient n'a pas été conservée avec certitude, quoiqu'on sache qu'ils faisaient partie de l'ensemble appelé les Huarpes.

Les Pehuenches partagent avec les Mapuches une grande partie de leur langue et de leur culture. Ils reçurent des mapuches le nom de pehuen-che (gens du pehuén en mapudungun) parce que leur alimentation était basée sur la cueillette en hiver des pommes de pin (semences du pehuén ou araucaria).

Histoire

Tout au long du XVIIe siècle on constate une évidente et progressive araucanisation ou mapuchisation de ce peuple, de telle sorte que depuis le XIXe siècle ils sont un groupe de culture mapuche qui vit dans les zones de la cordillère de la région du Biobío et de la région d'Araucanie du Chili et dans les provinces argentines de Mendoza et de Neuquén.

Au XVIIIe siècle une grande partie des Pehuenches déjà quasi complètement acculturés par les Mapuches avancèrent depuis la région andine vers le centre de la région pampéenne, et particulièrement vers le territoire boisé peuplé de caldens et de caroubiers créoles appelé par eux Mamüll Mapu (Terre des Bûches ou Rondins), territoire qui correspond à l'actuel sud-ouest de la province de Córdoba, au sud-est de la province de San Luis, et au centre-nord-ouest de celle de La Pampa. Et là ils constituèrent une des principales racines ethniques des Ranquels.

Peu d'éléments sont encore connus concernant leur religion pre mapuche. Ils étaient animistes et avaient un dieu suprême appelé Gamakia (le cacique), dont l'épouse était Gamkiatsëm. Le génie du mal était Gualichu, comme d'autres peuples de culture mapuche. L'auraucaria occupait un rôle très important dans les croyances des pehuenche.

Parmi leurs chefs, appelés loncos, on doit mentionner historiquement le nom de Neyku'ñan ou Ñacuñán (nom qui signifie aiguille blanche), qui aida San Martín dans son expédition libératrice vers le Chili à travers les Andes.

Femmes pehuenches

 

 

Les Picunches

Les Picunches (ce qui signifie en langue mapudungun gens du nord), est le nom utilisé pour désigner le peuple amérindien chilien aujourd'hui disparu et appartenant au rameau septentrional du peuple Mapuche.

Les Picunches ou Mapuches du Pikun Mapu habitaient entre deux importants cours d'eau du Chili : le río Choapa au nord et le río Itata au sud. Leur territoire correspondait au cœur du Chili actuel. Ils vivaient ainsi au nord du territoire des Mapuches ou Araucans (nom donné aux Mapuches vivant entre les fleuves Itata et Toltén), et au sud du territoire des Diaguitas, situés quant à eux au nord du fleuve Choapa.

Ils étaient appelés de manière diverse d'après le nom du cacique (le Lonko) ou de leur situation géographique. On note ainsi les noms suivants : Indios Chile, Picons, Quillotanes, Mapochos, Promaucas, ou encore à l'époque coloniale Tagua Tagua, Cachapoals, Cures, Maulinos et Cauquens, cette liste n'étant pas exhaustive.

Dans la zone où ils vivaient, l'eau était abondante et le climat doux.

Au sein de l'ethnie picunche, les sous-groupes du nord, habitant entre le río Choapa et le río Maule, furent intégrés à l'Empire Inca. Au XVe siècle, en effet ceux-ci ont pris possession du territoire de l'actuel Chili jusqu'au Maule.

Les Picunches disparurent de la zone centrale du Chili, non pas physiquement, mais culturellement durant le XIXe siècle, à la suite du démantèlement progressif des derniers villages indiens (pueblos de indios), produit de la pression et des accusations, bien sûr infondées, des impitoyables latifundistes qui détenaient les terres contigües.

Organisation sociale

Les Picunches se répartissaient en groupes de plus ou moins 300 personnes, dans de petits établissements faits d'habitations de bois. Dans chaque habitation vivaient quelque trente personnes, dont le père, les épouses, les enfants et d'autres familiers directs. C'étaient les hommes qui dirigeaient la famille : l'autorité maximale était détenue par le père et ensuite par le fils aîné. Uniquement en cas d'urgence, et surtout si une guerre survenait, il y avait un chef qui prenait la tête du groupe, le cacique.

 

 

Les Poyas

Poya ou ténesch un biais de tehuelches du Nord ( gennakenk ou Günün-a-Kunnā), [ citation nécessaire ] qui ont vécu sur les deux côtés de la Cordillère des Andes , sur le territoire actuel de la province chilienne de Llanquihue ( dans cordillerano) secteur et Palena et à l' est et au sud du lac Nahuel Huapi , dans les provinces d' Argentine de Rio Noir et Chubut .

L'activité principale était la chasse aux guanacos  et nandou (de nandou ) et la cueillette de fruits (comme les pehuen ou l' quetri et les racines et même des champignons tels que Llao Llao .

Leur organisation sociale est fondée sur la famille , vivant dans une maison qui se composait d'une tente couverte de peaux. Ils avaient l'habitude d'avoir un patron qui  administrait la justice et a dirigeait le groupe dans les migrations successives et des parties de chasse.

Poyas

 

 

 

Les Puelches

Puelche est le nom que les indiens mapuches donnaient aux ethnies qui habitaient à l'est de la Cordillère des Andes.

En mapudungun : le vocable pwelche se décompose en pwel = « est » et che = « homme ». Donc les pwel-che = « gens de l'est ».

Ils nommaient ainsi spécialement les gennakenks aussi appelés tehuelches septentrionaux et les hets, ces derniers également connus comme indiens pampas ou querandís.

À la fin du XVIIIe siècle, les survivants des épidémies qui décimèrent cette ethnie furent acculturés et assimilés par les mapuches, de telle sorte qu'au XIXe siècle les puelches étaient un groupe mixte constitué de hets très « mapuchisés » culturellement, et d'éléments des tehuelches de la branche nord (gununaküna ou gennakenk).

Les hets sont connus comme « anciens pampas » et il reste peu de vestiges de leur culture. Comme presque tous les peuples de la pampa ils vivaient de chasse et de cueillette avec migration saisonnière. Leur taille était élevée et la forme du crâne dolichocéphale. Ils se subdivisaient en trois grands groupes : les taluhets, les didiuhets et les chechehets.

Leur principaux aliments carnés étaient le guanaco (sorte de lama sauvage) et le nandou, qu'ils chassaient en utilisant des arcs, des flèches et des boleadoras. Ils recueillaient des racines et des graines et préparaient des boissons alcoolisées. Ils vivaient dans des tentes faites de peau et leur vêtement était le quillango, fabriqué avec de la peau de guanaco. Ils portaient des mocassins de cuir et se peignaient le visage, occasionnellement.

Au XIXe siècle, parmi les puelches il faut mentionner les rankülches (« hommes des cannes »), plus connus comme ranquels. Les puelches arrivèrent à développer un art équestre consommé, parmi les plus remarquables d'Amérique, et furent en cela de grands compétiteurs des gaúchos.

 

 

 

Les Quechuas

Ils partagent eux aussi une langue (le quechua) qui était l’idiome officiel et diplomatique des Incas (même si l’aymara était sans doute la langue vernaculaire de l’empire).
Les communautés quechuas du Chili sont ultra minoritaires (environ 6 000 personnes) et se trouvent quasi exclusivement sur la commune d’Ollague, à la frontière bolivienne, dans l’extrême nord-est du pays. Mais aussi au Pérou,
  Bolivie, Equateur

Visuel indiens quechuas


Les Quechuas, Quichuas, Kichuas, Kichwas ou Kechuas, sont un groupe de peuples d'Amérique du Sud qui forment la plus nombreuse des familles ethnolinguistiques amérindiennes (groupe de langues quechua).

Principalement localisés dans les régions andines du Pérou, de la Bolivie, et de l'Équateur (où ils sont appelés Kichwas), on en rencontre également des représentants au sud de la Colombie (appelés Ingas), ainsi qu'au nord de l'Argentine et du Chili, ce qui correspond à l'aire d'extension maximale de l'Empire Inca dont le Quechua était la langue véhiculaire.

Le mot « Quechua » est à l’origine le nom de groupes tribaux qui, après avoir dominé les populations voisines, ont fondé vers le XIIe siècle le royaume de Cusco. Vers le XIIIe siècle, apparaît la dynastie Inca qui de royaume, devient un empire conquérant, unifiant des peuples aux cultures diverses, en imposant leur langue alors appelée Runa simi (« langue des hommes » ou « langage du monde »), et pratiquant une politique colonisatrice : transferts de populations et envoi de savants et d’artisans afin d’échanger et d’uniformiser connaissances et techniques. Ce n’est qu’à l’époque de la colonisation espagnole, que la langue a pris le nom de Quechua. Les missionnaires espagnols qui ont adopté le quechua comme langue de communication et d'évangélisation, ont achevé de propager cette langue sur de vastes territoires au détriment de langues plus anciennes.

En Équateur, les Quechuas constituent l'une des treize nationalités indigènes reconnues, elle-même composée de treize peuples distincts : Karambi, Natabuela, Otavalo, Kayambi, Kitu Kara, Panzaleo, Chibuleo, Salasaka, Waranka, Puruhá, Kañari, Saragura et Kichwa de l’Amazonie (voir Peuples indigènes d'Équateur).

330px kichwa ecua 06


Personnalités quechua

  • Túpac Amaru II, chef d'un mouvement de rébellion au Pérou au XVIIIe siècle.
  • Luis Macas, militant et dirigeant de la CONAIE, ancien ministre de l'Agriculture d'Équateur.
  • Nina Pacari, ancienne ministre des Affaires étrangères de l'Équateur.
  • Tránsito Amaguaña, 1909-2009, militante indigéniste en Équateur.
  • Magaly Solier, chanteuse et actrice péruvienne.
  • Q'Orianka Kilcher, actrice et militante politique, d'origine quechua par son père péruvien.
  • Casimira Rodríguez Romero, syndicaliste et militante politique bolivienne, ancienne ministre de la justice d'Evo Morales.
  • Delfin Quishpe, chanteur équatorien.
  • Atahualpa Yupanqui né Hector Roberto Chavero,1908-1992, poète, chanteur et guitariste argentin, d'origine quechua par son père.

 

 

Les Kollas

On suppose qu’ils furent chassés par les Incas des rives du lac Titicaca, pour se réfugier dans les replis des Andes, à la frontière avec la Bolivie et l’Argentine.
Ils n’ont pas de langue propre, et parlent aymara ou quechua. Ils vivent au Chili et  en Argentine

 

Archivo general de la nacion argentina 1890 aprox puna poblacion kolla colla


Les Kollas ou Collas sont un peuple amérindien du petit nord Chilien et du Nord-ouest argentin.

Origine

Bien que l'origine des Kollas soit inconnue, on note leur existence au moins depuis la fin du XIIe siècle, à l'époque de l'empire Tiahuanaco, autour du lac Titicaca, en Bolivie. Au XVe siècle, le territoire occupé par les Kollas aurait été envahi par l'Empire Inca, ce qui aurait engendré une révolte qui se serait terminée par l'incorporation des Kollas comme soldats pour l'expansion de l'empire vers le sud, puis comme travailleurs dans les nouveaux territoires conquis, et particulièrement dans l'actuel Nord-ouest argentin. Actuellement, les Kollas se reconnaissent comme descendants directs de cette migration forcée.

Les Kollas proviennent d'un large métissage de différents groupes ethniques indigènes. À la population d'origine Omaguaca, Diaguita et Atacama, les Incas ajoutèrent des groupes de Mitimaes - principalement Chichas -. Ainsi se fit un métissage intense qui continua avec la pratique espagnole de l'encomienda et les déplacements de populations qu'ils effectuèrent.

À la fin du XIXe siècle, à l'époque de la Guerre du Pacifique, se produisit une migration de Kollas depuis le Nord-ouest argentin (Tinogasta et Fiambalá), vers le territoire de certaines vallées andines chiliennes de la Région d'Atacama. Ces Kollas vinrent se superposer à ceux qui habitaient déjà ces régions depuis l'époque précolombienne

Démographie

D'après les recensements effectués en Argentine (2004) et au Chili (2002), la population d'origine Kolla atteignait 67.046 personnes, dont l'énorme majorité habite en territoire argentin. Dans le Nord-ouest argentin, et plus précisément dans les provinces de Jujuy et de Salta, la population kolla était de 53.019 personnes en 2004, tandis que dans le Grand Buenos Aires, leur nombre se montait à 10.829 personnes. Quant au Chili, les Kollas y étaient au nombre de 3.298 personnes en 2002.

La majorité des personnes revendiquant une identité amérindienne, qui habitent le Nord-ouest argentin, se déclarent membres de l'ethnie Kolla. Celle-ci constitue la seconde ethnie amérindienne la plus nombreuse d'Argentine

 

 

 

Les Diaguitas

Diaguita est la dénomination quechua, propagée ultérieurement par les Espagnols, d’un ensemble de peuples indépendants ayant une langue commune, le kakán ou kakan. Eux-mêmes se dénommaient Pazioca ou Paccioca.
Etablis dans les vallées du "petit nord" du Chili, ils ont probablement complètement disparu, même si le gouvernement reconnaît officiellement leur existence.

Les Diaguitas arrivèrent dans le petit nord chilien depuis l'actuel nord-ouest argentin, vers les Ve et VIe siècles, remplaçant ainsi la culture dite d'El Molle (agriculture et poteries), se distribuant dans une aire située entre les parallèles 27º S (limite septentrionale approximative) et le 32º S (limite méridionale approximative), peuplant les vallées des ríos Copiapó, Huasco, Elqui, Limarí, Casapa et Choapa. Dans cette zone, ils voisinaient au nord les Alpatamas ou Atacamas et au sud les Picunches. Les relations entre les "Diaguitas orientaux" ou argentins et les "Diaguitas occidentaux" ou chiliens étaient continues, fluides et étroites, comme le démontrent les découvertes de restes de mollusques et de fruits de mer venus des côtes chiliennes dans les gisements archéologiques argentins, et la décoration des céramiques avec des représentations de la faune argentine typique (jaguar, nandou, tatou (quirquincho) etc.) dans les gisements archéologiques chiliens.

Dans le nord-ouest argentin et dans le petit nord chilien, et spécialement dans les Vallées Calchaquies, à partir de 850, les Diaguitas développèrent une culture d'une grande richesse, qui, archéologiquement correspond à la culture de Santa María. Ils vivaient dans des localités bien tracées et bien organisées. Ils utilisaient des métaux et étaient d'excellents potiers.Au début ils opposèrent une résistance tenace à l'invasion quechua - ou kechua - (1471 à 1533). Plus tard, pendant plus de cent ans, ils réussirent à résister à l'avancée espagnole. Il y eut les Guerres Calchaquíes, au cours desquelles se distinguèrent les chefs Kipildor ou Quipildor, Viltipoco (1561), Chelemín, Juan Kalchakí ou Calchaquí, Koronhuila (appelé par les Espagnols "Coronilla") et aussi la curieuse aventure de l'Andalous "Bohórquez" - ou Pedro Chamijo.

Lorsque la conquête espagnole débuta, en 1561, les Diaguitas formèrent une grande armée sous le commandement de Juan Calchaquí, et réussirent à repousser les envahisseurs jusqu'à la province de Santiago del Estero. Mais en 1665 les conquistadors, qui avaient fondé plusieurs villes fortes pour les encercler parvinrent à les vaincre (la fondation de la ville de San Salvador de Jujuy fut construite pour cadenasser la région par le nord).

Vainqueurs, afin d'éviter les rébellions, les Espagnols divisèrent et déracinèrent les Diaguitas. Par exemple la plus grande partie des membres de la partialité (tribu) des Quilmes, furent déportés à pied depuis Tucumán jusqu'à Buenos Aires, plus précisément dans la localité de Quilmes qui porte aujourd'hui leur nom.

Certains Diaguitas fuyant les Vallées Calchaquies, parvinrent à trouver refuge dans le Chaco Austral, faisant alliance avec des ethnies pampido-chaquéennes comme les Abipones et les emokovits ou mocovís.

Ce fait explique en partie deux questions : les grands soulèvements des Indiens du Chaco immédiatement après la fin des Guerres Calchaquies, l'un d'entre eux se soldant par la destruction de la ville espagnole de Concepción de Nuestra Señora del Bermejo située sur les rives de l'ancien lit du río Bermejo, en territoire de la province argentine actuelle du Chaco. L'autre question est celle de l'existence dans le centre-nord de la province de Santa Fe de plusieurs toponymes qui rappellent ceux des Diaguitas ou Calchaquis; Par exemple celui de la ville de Calchaquíes ou encore le nom du Río Calchaquí non loin de Santa Fe, presque sur les rives du Paraná moyen. Il faut avoir à l'esprit que le groupe de Paziocas ou Diaguitas qui s'auto-baptisèrent "Calchaquís" le fit en hommage a son principal leader, le chef Juán Calchaquí (Kalchakí).

Si pratiquement tous les Diaguitas qui résistèrent à l'invasion espagnole furent déracinés ou déportés à la fin de la Guerre Diaguita (ou Guerre Calchaquíe), certaines partialités furent traitées avec plus d'indulgence, n'ayant pas participé à ce conflit. Ce fut le cas des Amaichas, lesquels purent rester ainsi sur leurs territoires ancestraux (dans le secteur des Vallées Calchaquies correspondant à la province de Tucumán).

L'origine des Diaguitas diffère de celle des peuples andins. Ils avaient des affinités ethniques avec les Huarpes, les pampides et aussi les peuples andins. Au moins à partir de ce qu'on appelle l'horizon de Tiwanaku, ils reçurent une importante influence culturelle depuis les Andes Centrales - c’est-à-dire, depuis la région andine située entre les 20º sud et la ligne de l'équateur -. Cette influence fut religieuse, artistique dans le style de céramique, etc...

Bien que de cultures très proches, par certains aspects, spécialement linguistiques, bien des ethnographes font une séparation entre les Pazioca ou Diaguitas proprement dits, et les autres populations apparentées : les Atacamas ou Alpatamas de langue cunza, elle-même apparentée à la langue lickan-antay, habitants de la Puna, les Humahuacas ou Omaguacas, les Lípes et les Tomatas -de langue lickan-antay- (habitants des sierras de Tarija et du nord du Jujuy), les Capayáns habitants du sud-est de la province de La Rioja et du nord de celle de San Juan, et les Olongastas habitants du sud-est de la province de La Rioja, de l'ouest de la province de Santiago del Estero et de l'extrême nord-ouest de la province de Córdoba.

L'art de la poterie

Les Diaguitas firent des merveilles dans l'art de la céramique. Chaque famille fabriquait ses marmites, ses cruches et ses vases. Il y avait de plus des artisans spécialisés qui réalisaient de véritables œuvres d'art, comme les urnes funéraires, où les Diaguitas enterraient leurs morts. Certaines de ces urnes décorées, se sont conservées et sont exposées dans des musées. Dans la zone actuellement chilienne, leur céramique a reçu des influences des cultures qui s'étaient développées le long du littoral péruvien, et c'est pour cette raison que leur céramique a l'habitude d'avoir des formes anthropomorphes et zoomorphes (comme des "amphores-canard" etc.).

450px museo lp 060 valles calchaquies


Société

Las communautés diaguitas étaient gouvernées par un chef politique et militaire. Mais pour hériter de la charge, il ne suffisait pas d'être le fils du chef. L'héritier devait démontrer qu'il répondait aux conditions requises pour commander. C'est ainsi qu'à l'arrivée des espagnols, le territoire diaguita ou pazioca était divisé en chefferies et seigneuries. Le chef était polygame, mais le reste de la population était soumis à la monogamie. Il n'y avait pas de classe sacerdotale, comme c'était le cas parmi les Quechuas ou les Aztèques. Mais chaque village avait un prêtre ou chaman qui se chargeait des rites, des cérémonies religieuses et de la santé de la population.

Au XVIe siècle les Diaguitas étaient divisés en partialités -lesquelles portaient souvent le nom de leur lignage principal, lignage qui exerçait l'autorité seigneuriale- comme celle des kilme (quilmes), des amaichas, des abaucanes, des tucumanaos, des capayanes, des hualfines, des olongastas, des ambargastas, des pulars, des aimogastas, des guandacols, des wamatinaj (famatinas), des tinogastas, des calchaquís, des tolombons, des yocavils, des chilis etc. Presque tous ces noms se retrouvent dans la toponymie des villes et parfois des vallées ou d'autres lieux du nord-ouest argentin et du nord chilien (exemples río Abaucán, province de Tucumán, volcan Pular, ville de Tinogasta etc.).

Religion

Ils adoraient le Soleil et la Pachamama ou terre mère (déités acquises de la culture de l'empire Inca). Ils croyaient que la Pachamama leur avait enseigné à cultiver, à élever des animaux et à fabriquer la nourriture. Ils taillaient des menhirs (monuments monolithiques posés verticalement) pour rendre hommage à leurs ancêtres. Les menhirs du nord-ouest argentin, comme d'autres constructions similaires sont des symboles itiphalliques (c'est-à-dire « qui a le pénis en érection ») et s'associaient avec des rites saisonniers de la fertilité. Ces monuments étaient déjà érigés par une culture qui les avait précédés, la culture Tafí, ce dont témoignent les menhirs de Tafí del Valle en province de Tucumán.

Agriculture et élevage

Le chef répartissait les terres et organisait la construction et l'entretien des terrasses de culture, qu'ils aménageaient sur les flancs des montagnes. Ils travaillaient la terre en commun, et l'on gardait une partie de la récolte dans des dépôts communaux. Ils cultivaient l'oignon, la quinoa, le kiwicha ou quihuicha, les pois, les piments, la pomme de terre ou papa et le maïs, et cueillaient les fruits de la forêt (abondante à l'époque), comme ceux de l'algarrobo ou caroubier. Ils pratiquaient aussi l'élevage des lamas et des alpacas, surtout dans les zones élevées et froides de la Puna. La pomme de terre et la quinoa (une plante indigène) étaient semés sur des terrasses bien aménagées, dans les zones cultivables les plus élevées, comme c'est toujours le cas en Bolivie par exemple.

Avec le caroubier créole (ou "taco"), les diaguitas ou paziocas couvraient plusieurs nécessités de base. Ils utilisaient le bois en tant que bois de chauffage (leña) ou pour la fabrication de matériels et d'outils ; de l'écorce et des racines ils obtenaient une teinture pour teindre les laines et les tissus, et de leurs fruits ils faisaient de la farine avec laquelle ils cuisinaient un pain appelé patay. Ils préparaient aussi une boisson appelée aloja, semblable à la bière.

Actuellement la région où les Diaguitas habitaient est un quasi-désert. Les études d'Ana María Lorandi, entre autres, révèlent que les territoires actuellement très arides, si ce n'est totalement désertiques, que les Diaguitas ont jadis peuplés, étaient des régions fertiles, couvertes en grande partie de bois et de forêts de prosopis nigra ou caroubier créole, et ce, jusqu'aux environs de 1600. La désertification fut la terrible conséquence immédiate de l'invasion espagnole. Ceux-ci abattirent et incendièrent les forêts de ces terres afin d'affamer les Paziocas et de les battre de cette façon. Puis, une fois gagnée la guerre contre les peuples autochtones, les conquistadors introduisirent massivement des caprins et des ovins. Tout le monde connait la nocivité des caprins en terrain montagneux, et la pratique de la surpâture fit le reste, si bien qu'en deux siècles ils transformèrent les "vergers en déserts".

Diaguitas 1 big

 

 

 

Les Rapanuis ou Pascuenses île de Pâques

Il s’agit de l’ethnie vivant sur l’île de Pâques (possession chilienne depuis 1888), dont la langue est le rapanui, et l’écriture le rongorongo. Ils sont les successeurs des premiers Pascuans, qui ont érigé les moaï, monumentales statues de pierre qui ont fait la célébrité de l’île et lui doivent (notamment) d’avoir été inscrite au patrimoine de l’humanité par l’Unesco.
Après la quasi extinction des premiers pascuans (effet combiné de possibles luttes tribales, des déportations opérées par les marchands d’esclaves, et des maladies introduites par les Européens), les colons (notamment français) firent venir des Polynésiens de l’île de Rapa pour subvenir à leurs besoins de main d’oeuvre.

On recense aujourd’hui près de 4.000 habitants, dont la majorité font partie de l’un des douze clans qui subsistent, et qui s’efforcent de maintenir vivantes les traditions pascuanes (notamment à l’occasion du Tapati Rapa Nui, festival ressuscité en 1968, et depuis organisé chaque année entre janvier et février).

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Les peuples de Patagonie voir l'article complet Ici

 

Quatre grands groupes indigènes occupaient l’extrême sud du continent. Aucun n’a résisté à la colonisation, et ils sont désormais tous éteints malgré des efforts (trop récents et insuffisants) pour les protéger et préserver leur mode de vie.

* Les Aónikenks (ou Tehuelches) : chasseurs-cueilleurs établis le long de la frontière entre l’Argentine et le Chili.

* Les Kawésqars (ou Alakalufs) : pêcheurs nomades, ils vivaient à bord de canoës entre le littoral et les innombrables îles qui le bordent.

* Les Yagans (ou Yámanas) : pêcheurs nomades eux aussi, ils résidaient plus au sud du territoire des Kawésqars, dans et autour de la Terre de Feu.

* Les Selk’nams (ou Onas) : chasseurs-cueilleurs, ils occupaient la grande île de la Terre de Feu.

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 21/10/2016