les Iroquois

Les Iroquois

 

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premiers contacts iroquois/européens
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ou Haudenosaunee) connus aussi par l'expression Cinq-Nations comprennent effectivement cinq et puis plus tard six nations amérindiennes de langues iroquoises vivant historiquement dans le nord de l'Étatde New York aux États-Unis au sud du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. La plupart des quelques 125 000 Iroquois vivent aujourd'hui en Ontario au Canada et dansl'État de New York. D'autres vivent au Wisconsin, au Québec et en Oklahoma. Seule une petite minorité des Iroquois parle aujourd'hui une des langues iroquoises dont notamment près de 1 500 locuteurs du mohawk dans le village Kahnawake, au sud de Montréal.

 



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L'origine du mot « iroquois » est obscure, mais cette appellation pourrait provenir d'une phrase souvent employée à la fin de discours iroquois, « hiro kone » (je l'ai dit). D'autres considèrent quele mot proviendrait du nom qui leur aé don parleursennemis, les Algonquins : « Irinakhoi » (serpentsàsonnette). Il est aussi possible que le motprovienne des pêcheurs basques qui surnommait le peuple Hilokoa les tueurs ») qui serait pasen langue algonquine,qui neprononce pas le « r », à hirokoa, les Françaisauraient tout simplement francisé l'ethnonyme1. Toutefois, les Iroquois s'appellent eux-mêmes Haudenosaunee (peuple aux longues maisons)

Histoire
L
eurs terres d'origine se situent entre les Adirondacks et les chutes du Niagara. Des traces de peuplement sont attestées dès le Xe siècle av. J.-C. Au XIVe siècle est introduite la culture du maïs. Selon la tradition iroquoise, à cette époque il n'y avait qu'une seule tribu, habitant sur le fleuve Saint-Laurent, à qui les Algonquins apprennent l'agriculture. La formation des différentes tribus est incertaine. On sait qu'une ligueiroquoise est créée en 1570 sous le nom de Ligue des cinq nations. En 1722, lesTuscaroras entrent dans la ligue, qui devient les Six nations. La population des Iroquois est évaluée à 22 000 individus au but en 1630 et tombe à 6000 au début du XVIIIe siècle.

Les monts Adirondacks sont un massif cristallin dans le nord-est de l'État de New York. Situés dans le prolongement des montagnes Appalaches, ils appartiennent pourtant géologiquement aux monts Laurentides du Canada. Ils sont bordés à l'est par le lac Champlain et le lac George, qui les séparent des montagnes Vertes (Vermont). La limite sud est constituée par la vallée de la Mohawk. Au-delà de la rivière Noire, on trouve à l'ouest le plateau de Tug Hill, et au nord le Fleuve Saint-Laurent. Les Adirondacks représentent un cinquième de la superficie de l'État de New York et comptent 4 000 cours d'eau.

Les Adirondacks culminent à 1 629 m au mont Marcy (parfois appelé Tahawus). On compte 46 sommets au-dessus de 4 000 pieds (1 219 m). Les principaux sommets sont Algonquin Peak (auparavant Mt. McIntyre) (1 559 m), Haystack (1 512 m), Skylight (1 501 m), Whiteface (1 485 m), Dix (1 480 m), et Giant (1 410 m). Le massif traverse les comtés new-yorkais de Clinton, Essex, Franklin, Hamilton, Herkimer, Lewis et Warren.




A
u XVIIe siècle, des guerres avec les Français, alliés aux Algonquins, aux Montagnais (Innus) et aux Abénakis, et les Britanniques, les forcent à retourner dans les limites de leurs terres ancestrales, ou, dans le cas des Iroquois christianisés par les Jésuites et persécutés par leurs compatriotes, au Canada, principalement au Québec. En 1648-1653, les Iroquois attaquent les Hurons, les Algonquins et leurs alliés français. Ils finissent par affaiblir la confédération des Hurons qui se dispersent. Certains prisonniers étaient adoptés (ils devenaient Iroquois) alors que d'autres étaient torturés (on leur arrachait notamment les ongles avant de les brûler vifs, à petit feu) ou frappés à coups de bâton. Les guerriers mangeaient les organes des vaincus. En 1660, quelques centaines d'iroquois gagnent la bataille de Long Sault contre 17 français et 48 alliés indiens. En 1667, les Agniers et les Onneiouts acceptent de conclure la paix.

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La guerre reprit par ordre du ministre de la marine Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain le 13 juin 1687: l'expédition contre les Iroquois quitta Montréal, avec 832 hommes des troupes de la marine, 900 hommes de milice et 400 Indiens alliés. L'avant-garde captura plusieurs Iroquoisle long du fleuve. Au Fort Frontenac, l'intendant de Champigny, qui avait devancé le gros de l'expédition, s'empara de Goyogouins et d'Onneiouts pour les empêcher de porter secours aux villages iroquois au sud du lac, à la nouvelle de l'approche de l'armée française.

Goyogouins, Cayuga (nation amérindienne iroquoise)

Appartenaient à la famille linguistique iroquoienne. L'une des six tribus de la Confédération des Six-Nations (Ligue des Iroquois). Occupaient le centre-ouest de l'actuel État de New York de part et d'autre du lac Cayuga. Après la Guerre d'indépendance américaine, ils s'établirent en Ontario. Voir Confédération iroquoise des Six-Nations.

 

Onneiouts, Oneida (nation amérindienne iroquoise)

Appartenaient à la famille linguistique iroquoienne. Les Anglais les appellent Oneida, un mot dérivé de Tiioeniote signifiant «peuple de la pierre debout». L'une des six tribus de la Confédération des Six-Nations (Ligue des Iroquois). Leur territoire, situé entre l'actuelle ville d'Utica (New York) et le lac Oneida, comprenait le siège politique de la Confédération (Ligue des Iroquois) des Six Nations. Voir Confédération iroquoise des Six-Nations.



 

Un autre groupe d'Iroquois, soi-disant neutres, qui habitaient un village près du fort, furent aussi captus pour les mêmes raisons. En tout, 50 à 60 hommes et 150 femmes et enfants furent emmenés à Montréal. Le gouverneur Jacques-René de Brisay expédia en France 36 des 58 prisonniers iroquois, mais laissa clairement entendre qu'il aurait mieux aimé n'en rien faire.
Samuel de Champlain battant les Iroquois
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Après
la Glorieuse Révolution de novembre 1688 qui renversa Jacques II, l'allié de Louis XIV, les Iroquois apprennent des Anglais d'Albany que l'Angleterre et la France sont en guerre et abandonnent toute idée de paix. Le massacre de Lachine eut lieu le 5 at 1689 : environ 1 500 guerriers iroquois s'abattirent sur le village de Lachine, aux portes de Montréal, près des rapides du me nom. Vingt-quatre colons furent tués, 70 à 9faits prisonniers, dont 42 ne revinrent jamais. Sur 77 maisons, 56 furent rasées par les Iroquois et leurs alliés de la Confédération des Cinq nations. Le massacre de Lachine et ses suites aurait coûté la vie à un québécois sur dix.

P
endant la guerre de Sept Ans, les Iroquois, alliés aux Anglais, assurèrent leur victoire sur le terrain , en complément de la suprématie britannique dans le domaine maritime.

 

massacre de Lachine est l'événement durant lequel 97 colons furent « massacrés » par des Iroquois, le 5 août 1689 à LachineLe déploiement des Français vers l'Ouest au cours des années 1670 et 1680 empêche la confédération des Iroquois d'avoir accès à de nouvelles sources de castors et menace la traite des fourrures de New York. À cette époque, la France et l'Angleterre sont en paix, c'est pourquoi les autorités de New York choisissent de pousser les Iroquois, dont les relations avec la France sont déjà tendues, sur le sentier de la guerre. Le matin du 5 août 1689, quelque 1500 guerriers attaquent la petite colonie de Lachine à l'ouest de Montréal, tuent 24 colons et en capturent plus de 60 autres. La férocité de l'attaque terrorise les habitants de la région de Montréal. En effet, des tortures sont infligées aux villageois et des rumeurs courent à propos de cannibalisme. Par ailleurs, les captifs ne seront jamais revus. Durant la décennie qui suivra, les oppositions entre Français et Amérindiens deviendront de plus en plus violentes et les villages de la région de Montréal subiront plusieurs autres massacres du genre.

 
Lors de la guerre d'Indépendance américaine, ils décident de s'allier à nouveau aux Britanniques, qui avaient fait des promesses aux nations indiennes concernant le respect des frontières. Cette décision s'avère cependant désastreuse pour eux : en 1779, George Washington envoie une armée envahir leurs terres ancestrales. La plupart de ces Iroquois sont repoussés jusqu'en Ontario. Au XIXe siècle, un petit groupe part faire du commerce de fourrure en Alberta.

L
es Iroquois restés aux États-Unis sont contraints de céder leurs terres. La plupart des tribus parviennent à éviter la déportation des années 1830, sauf les Onneiouts, qui en1828 partent pour uneserve du Wisconsin. Les Goyogouins ont vendu leurs terres new-yorkaises en 1807 pour rejoindre des tribus apparentées en Ohio. Les Onontagués, les Tsonnontouans et les Tuscaroras vivent encore aujourd'hui dans des réserves de l'État de New York.

Économie, vie quotidienne

Les I
roquois sont un peuple agriculteur et semi-sédentaire. Ils cultivent le blé, le tournesol et les trois sœurs : le maïs, le haricot et la courge. Ils complètent leur alimentation par la pêche, au printemps, et la chasse. Les hommes partent à l'automne et reviennent en hiver.

Les
Iroquois sont aussi d'habiles artisans. Ils portent des vêtements en peau d'animal cousue avec les épines du porc-épic et décorée de coquillages et de motifs divers. Ils utilisent des mocassins.


     


La
maison iroquoienne, ou la « maison longue », était construite de troncs d'arbres entrelacés et recouverte d'écorce. Les Indiens cultivaient aussi le chanvre qu'ils utilisaient pour lier les charpentes des maisonsentre elles, ce qui les rendait très solides. À l'intérieur, ily avait deux rangées qui comprenaient des pièces séparées les unes des autres. Une allée au milieu servait à circuler et à faire des feux. De cinq à dix familles habitaient dans ces maisons. Les maisons longues étaient regroupées en villages de mille à deux mille habitants. Le village, qui était souvent entouré d'une palissade,se trouvait souvent près d'un cours d'eau. La maison longue mesurait 5 à 7 mètres de large par 50 à 100 mètres de long sur 7 mètres de haut. Les portes étaient très basses. Durant l'hiver, les portes étaient fermées avec des peaux d'animaux.

            
Les I
roquois se servaient aussi du chanvre pour leurs rituels, ils mélangeaient de petites quantités avec du tabac et des plantes aromatiques. Très vite les Indiens se sont rendu compte que les Blancs aimaient beaucoup ce produit et ils s'en servirent comme monnaie d'échange.

Organisation sociale

L'o
rganisation sociale est matriarcale, matrilinéaire et matrilocale: c'est la mère qui détermine le lignage, et les femmes possèdent la terre. Après son mariage, l'homme emménage chez son épouse, et ses enfants deviennent membres du clan de la mère. Les femmes choisissent également les chefs de clan.

matrilinéaire
Se dit d'un mode de filiation et
d'organisation sociale dans lequel
seule l'ascendance maternelle est prise
en ligne de compte
pour la transmission du nom,
des privilèges,
de l'appartenance à un
clan ou à une classe.

matrilocal
Se dit du mode de résidence
imposé à un couple de jeunes mariés,
suivant lequel le fiancé ou l'époux
vient habiter dans la famille de sa femme.
matriarcale
Type de société dans lequel
les femmes détiennent
légalement l'autorité et le pouvoir
dans la famille et transmettent
leurs noms aux enfants


Image décrite ci-après
Un père
jésuite français qui rencontre les Iroquois en 1650 décrit la société iroquoise comme égalitaire. La Confédération Iroquoise s'étend des monts Adirondacks aux Grands Lacs, sur le territoire actuel de la Pennsylvanie et du nord de l'État de New York. La terre est détenue et travaillée encommun. La chasse se fait en groupe et les prises sont partagées entre les membres du village. La notion de propriété privée des terres et des habitations est parfaitement étrangère aux Iroquois. Les femmes jouent un rôle important : le lignage s'organise autour de ses membres féminins dont les maris viennent rejoindre la famille. Les familles élargies forment des clans et une douzaine ou plus de clans peuvent former un village. Les femmes les plus âgées du village signent les hommes habilités à représenter le clan au conseil de village et de tribu. Elles désignent également les 49 chefs qui composent le grand conseil de la Confédération des cinq nations iroquoises. Les femmes surveillent les récoltes et administrent le village quand les hommes sont à la chasse ou à la pêche. Elles fournissent mocassins et nourriture pour les expéditions guerrières, et ont un certain contle sur les affaires militaires.

En 1
744, le gouverneur de Virginie invitait les Iroquois à envoyer au « Collège of William and Mary » de Williamsburg six jeunes gens pour faire leur éducation. Le chef de la Nation iroquoise, Conassatego, répondit en termes élégants qu'il comprenait la générosité de cette offre, mais que, à leur tour, les blancs devaient comprendre que les Iroquois étaient différents et avaient une autre conception des choses.

De farouches guerriers


      


Le
s Iroquois de la région de New York étaient réputés pour être de terribles guerriers; les prisonniers de guerre pouvaient être mangés, comme dans toutes les armées occidentales à court de ravitaillement6.Toutefois,le cannibalisme en dernier recours est à distinguer ducannibalisme rituel (païen). Les Iroquois utilisaient les mes armesque pourla chasse : le tomahawk, l'arc et les flèches, les massues. Àpartirdes guerres coloniales entre la France et l'Angleterre, certains guerriers iroquois portaient un ou plusieurs scalps autourdu cou, preuveexigée par les colons de leur valeur au combat, les colliers d'oreilles servant de monnaie imposée par les occupants se battant le plus souvent par tribus interposées dans une logique d'extermination des peuples autochtones.

Maître de la peur
Le
s Iroquois, peuple autochtone, étaient de grands guerriers, mais pas les plus meurtriers. En effet, s'il est vrai que les Iroquois ont tué relativement peu de Français, il semble également incontestableque les premiers colons et les difrents peuples autochtones ont ressenti une peur aiguë et que, pour eux, les Iroquois étaient devéritables monstres, des nérateurs de peur auprès de tous.Ils utilisaient leurs techniques de guerre pour effrayer les autres peuples, mais avant tout, leurs techniques de torture. La pirechose qui pouvait arriver à un colon ou un Autochtone était de se faire capturer par les Iroquois, ils savaient alors que s'engageait pour eux un long moment de douleur et d'atrocité, à vivre jusqu'à ce que mort s'ensuive

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Date de dernière mise à jour : 16/07/2014