Confédération Wabanaki Abénaquis-Malécite-Micmac-Passamaquoddys

 

 

 

 

La confédération Wabanaki (Wabenaki, Wobanaki)

était une confédération historique, du XVIIe et XVIIIe siècles, de cinq nations amérindiennes ayant la langue algonquine comme langue commune. Ils étaient adversaires des Iroquois

Les membres de la confédération Wabanaki étaient localisés dans une région qu'ils appelèrent Wabanaki (Dawnland). Pour les Européens, cette région était connue comme l'Acadie et le Maine, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, plus une petite partie du Québec au sud du fleuve Saint-Laurent. Les Abénaquis de l'ouest étaient localisés au New Hampshire, au Vermont et au Massachusetts.

Abenaki map

 

Les membres de la Confédération des Wabanaki étaient :

Les Abénaquis à l'Ouest et à l'Est
langue Wôbanakiak
Les Wolastoqiyik (Malécites ou Malicite ou Maliseet) langue Waponahkiyik/Waponahkewiyik
Les Mikmaq (Micmacs ou Mi'kmaq) langue Wabanahkiyik
Les Pestomuhkati (Passamaquodys)
Les Penawapskewi (Pentagouets)

Ils étaient aussi alliés aux Innus, aux peuples Algonquins et Wyandots.

La confédération cessa d'exister en 1862, mais cinq nations Wabanakis existent encore aujourd'hui.

En 1993, le conseil de feue la confédération Wabanaki se réunit pour la première fois depuis deux cents ans à Listuguj. Les nations présentes étaient les Passamaquoddy, les Penobscot, les Malécites, les Micmacs et les Abenaquis

Les langues de la confédération Wabanaki
 

  • Micmac : Wabanahkiyik
  • Malécite : Waponahkiyik/Waponahkewiyik
  • Abénaqui : Wôbanakiak

autres langues liées

Les Algonquin
langue Wàbanakìk
Les Anishinaabe langue Waabanakiig/Waabanakiiyag
Les Odawa langue Waabnakiig/Waabnakiiyag
Les Potawatomi langue Wabnekiyeg

Au début de la Première Guerre intercoloniale en 1689, les membres de la confédération des Wabanakis de l'Acadie participèrent à six guerres majeures contre les Britanniques.

cliquez sur l'image pour agrandir

The mi kmaq
 
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territoire des Micmacs territoire des Passamaquoddys territoire Abenaki Pentagouets etc territoire des Abenaki de l'ouest


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Les Abénaquis

Capture 12



Abénakis est prononcé AH-buh-nah-kee. Il signifie «peuple de l'aube» ou «Orientaux». Ce nom est également orthographié "Abnaki", "Abanaki," ou "Abénaquis". Indiens Abénakis se disent également Alnombak, qui signifie «le peuple».

Y at - il une différence entre «Abénaquis» et «Wabanaki»?
Oui. Ces deux mots ont la même racine, qui signifie «Orientaux». Cependant, la Confédération Wabanaki était le nom d'une alliance qui comprenait non seulement les Abénaquis, mais aussi quatre tribus voisines: les Pentagouets , les Malécites , les Passamaquoddys et les Micmacs .

Au Canada, les deux bandes Abénaquis vivent dans les réserves (également connu sous réserves.) Une réserve est une terre qui appartient à la tribu et est sous leur contrôle. Chaque bande Abénakis canadienne a son propre gouvernement, les lois, la police et les services, tout comme un petit pays. Cependant, les Abénaquis sont également citoyens canadiens et doivent obéir à la loi canadienne. Le chef ou le chef de chaque bande des Abénakis est appelé Sagama ou sag8mo dans leur langue.

La tribu des Abénakis est pas reconnu par le gouvernement fédéral aux États-Unis. Cela signifie Abénakis aux États-Unis ne dispose pas de réserves ou de leurs propres gouvernements. Les Abénaquis de la Nouvelle-Angleterre ont aussi des bandes avec les chefs, mais ils ne sont pas officiels.


 

 


Les Abénaquis sont un peuple amérindien de Nouvelle-Angleterre faisant partie des peuples algonquiens. Il y a deux tribus majeures d'Abénaquis : les Abénaquis de l'Ouest et les Abénaquis de l'Est. Au début du XXIe siècle, ils sont présents dans les États du Maine, du Vermont, du New Hampshire et au Québec.

Étymologie

Le nom Abénaqui vient des termes waban (la lumière) et a'Ki (la terre), on peut donc les désigner comme le « peuple du matin », le « peuple du soleil levant » ou encore le « peuple de l'Est ». Le nom originel de leur territoire Wabanaki correspond à ce qui est désormais la Nouvelle-Angleterre, le terme Wabanaki est parfois utilisé pour désigner l'ensemble des peuples de la région parlant des langues algonquiennes : les trois tribus d'Abénaquis, sont: les Micmacs, les Malécites et les Passamaquoddys. Plusieurs variantes du nom Abénaquis existent : Wabanaki, Abenaquiois, Abakivis, Quabenakionek, Wabenakies, etc.

Territoire

Ndakinna, qui signifie notre terre en langue abénaquise, s'étendait sur la plupart du Nord de la Nouvelle-Angleterre et jusqu'au Sud des provinces maritimes de l'actuel Canada. Les Abénaquis de l'Est étaient concentrés dans des parties du Maine à l'est des White Mountains du New Hampshire, pendant que la seconde grande tribu, les Abénaquis de l'Ouest, habitait à l'ouest des montagnes au Vermont et au New Hampshire, jusqu'aux rives orientales du lac Champlain. Les limites sud de Ndakinna se situaient près de l'actuelle frontière nord du Massachusetts mais en excluant le pays Pennacook sur le fleuve Merrimack dans le Sud du New Hampshire. La petite tribu des Abénaquis maritimes vivait autour du fleuve Saint-Jean et de la rivière Sainte-Croix qui délimitent la frontière entre le Maine et le Nouveau-Brunswick

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 Les White Mountains


Réserves

Les Pentagouets ont une réserve comptant 2000 habitants à Indian Island dans la ville de Old Town dans le Maine. Les Passamoquoddy comptent environ 2500 personnes réparties dans trois réserves du Maine, Pleasant Point, Peter Dana Point et Indian Township. La communauté Houlton des Malécites a environ 600 membres, et il y a sept bandes de Malécites au Canada (470 personnes au Québec et 2000 au Nouveau-Brunswick).

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Old Town Pleasant Point Peter Dana Point Indian Township



Deux réserves sont situées dans la région Centre-du-Québec. La réserve Odanak, au Sud-Ouest de Trois-Rivières près de Nicolet, compte 1500 âmes et la réserve Wôlinak, près de Bécancour, en compte 400. Il y a environ 2500 Abénaquis de l'Ouest au Vermont et au New Hampshire, principalement autour du lac Champlain. Le reste du peuple Abénaquis est dispersé au Québec, au Nouveau-Brunswick et dans le Nord de la Nouvelle-Angleterre.

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Odanak carte régionale Wôlinak



À l'arrivée des Européens, les Premières Nations étaient adaptées à leur environnement, par une fine connaissance des éco-sytèmes et grâce à leur ingéniosité. Les connaissances traditionnelles du territoire, adaptées au cours des siècles, se conjuguent désormais en développement durable par le Bureau de la Communauté.

Territoire de la réserve Waban-Aki

Entre Canada et États-Unis, le lac Memphrémagog (les "belles eaux") offre des panoramas remarquables des Cantons-de-l'Est. Au nord du lac, la rivière Magog s'écoule vers le lac Magog et la rivière Saint-François qui se déverse dans le Saint-Laurent. Le lac s'étend sur 44 km de Newport (Vermont) à Magog (Québec). Le lac servait de réseau de transport canotable aux Amérindiens et à la fin des années 1700, lorsque les défricheurs américains arrivèrent vers le nord en traversant la Nouvelle-Angleterre, le lac était encore une voie navigable essentielle. Au milieu des années 1800, le lac Memphrémagog devient un lieu de villégiature et de plaisance. Avec l'arrivée duchemin de fer (Passumpsic Railway et Waterloo & Magog Railway), la région se développe fortement.

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rivière Magog


 

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le lac Memphrémagog lac Magog



Le lac est l'objet de nombreuses légendes dont celle d'un serpent marin qui habite les profondeurs au pied du
mont Owl's Head et empêche les autochtones de se baigner ou de nager. Au cours des deux derniers siècles, quelque 225 apparitions de la créature ont été rapportées (Cf. le StansteadJournal en 1847 :
« un animal étrange, ressemblant à un serpent de mer, (...) existe dans le lac Memphrémagog.»
Le sobriquet de "Memphré" nomme le monstre.


Archéologie

Trois périodes sont traditionnellement reconnues pour décrire l'histoire ancienne des populations
autochtones de la région.

Le Paléoindien
(entre 10 000 et 8000 ans) :
les Amérindiens parcourent les territoires libérés par les glaces wisconsiniennes alors que la flore et la faune les reconquièrent. Les chasseurs, armés de lances pourvues de longues pointes à cannelures, suivent les caribous.

L'Archaïque
(entre 8000 à 1000 ans avant l'ère chrétienne) :
les groupes amérindiens exploitent les territoires du Sud Québec. Des traces de sépultures garnies d'offrandes funéraires et d'ocre rouge ont été retrouvées. Outre les pierres taillées et polies, le cuivre des Grands Lacs est martelé en feuilles et assemblé en pointes, couteaux, haches ou pour des ornements.

Le Sylvicole
(de 1000 ans avant notre ère à 1534) :
les populations nomades se sédentarisent progressivement. La céramique permet la cuisson des viandes, des plantes sauvages ainsi que du maïs et de la courge cultivés lors des derniers siècles de cette période. Les groupes de la vallée du Saint-Laurent construisent des maisons longues, le territoire se partage entre les nations autochtones lors du premier millénaire et c'est ce découpage qui sera décrit par les premiers Européens.

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 les maisons longues maïs courges et haricots rouges pointes de flèche et lames



Contact avec les Européens

Les Abénaquis sont décrits dans les Journaux des jésuites comme étant des sauvages "non cannibales" et dociles, ingénieux, pas profanes et modérés lorsqu'il s'agit de la consommation d'alcool. Ils urinaient dans le fleuve. Le traité d'Utrecht (1713) Selon l'Abbé Maurrault (1866), les Abénakis fuient les Anglais vers les territoires canadiens vers 1680. En cédant l'Acadie à l'Angleterre « selon ses anciennes limites », le traité d'Utrecht (1713) crée une situation difficile pour les Abénaquis de la côte atlantique en territoire revendiqué par les deux Couronnes (Cf. Nouvelle-France et Nouvelle-Angleterre). Le père Aubery, influent sur la population locale et spécialiste de la langue abénaquise, envoie un mémoire et des propositions cartographiques de délimitation à Paris : l'Acadie y serait limitée à la péninsule actuelle de la Nouvelle-Écosse avec un poste limite, l'ancien fort de Pemaquid, aujourd'hui Bristol (Maine), à partir duquel une ligne suivrait la hauteur des terres pour obtenir « une limite juste et certaine ». L'Acadie continentale reste cependant un territoire contesté.

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fort Permaquid


En 1715, le père Aubery propose à nouveau de réunir l'ensemble des Abénaquis en un seul village (les missions de Bécancour et de Saint-François) et tente de dissuader Atecouando, chef abénaquis, et ses guerriers réfugiés à Saint-François de retourner près de la Nouvelle-Angleterre. Ainsi le missionnaire participe activement à la politique française qui souhaite conserver l'alliance avec les Abénaquis.

Ils sont en effet les alliés traditionnels des Français contre les Britanniques. L'un d'entre eux, Assacumbuit, est anobli sous Louis XIV. De 1670 à 1760, ils sont considérés par les Jésuites comme les "anges gardiens" des Français. Trois cents guerriers Abenakis participent à la bataille de Fort Carillon le 8 juillet 1758, avec les troupes franco-canadienne de Montcalm, qui fut une grande victoire française.

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fort Carillon


Face à l'annihilation par les Anglais et les épidémies, ils commencent à émigrer au Québec vers 1669, où deux seigneuries leur avaient été données. La première sur la rivière Saint-François s'appelle de nos jours la Réserve Indienne Odanak ; la seconde fondée près de Bécancour constitue la Réserve Indienne Wôlinak. Ces derniers reprennent les armes en 1812 pour protéger la colonie des Américains et ils combattent aux côtés des Patriotes dans la Rébellion des Patriotes de 1837.

 

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 Drapeau de la première Nation d'Onadak (Abénaquis)



Quand leur ville principale, Narrantsouac, fut prise par les Anglais et leur missionnaire Rasle tué en 1724, d'autres encore émigrèrent à Odanak, où d'autres réfugiés des tribus de Nouvelle-Angleterre s'étaient aussi installés.
Au début des années 1900, ils étaient représentés par les Malécites sur le fleuve Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick et au Québec (820) ; les Passamoquoddy dans la baie du même nom au Maine (400) ; les Pentagouets (Penobscots en anglais) à Old Town, aussi au Maine (400), et les Abénaquis à Odanak et à Bécancour (430).


Après l'essai raté de La Saussaye d'implanter une colonie au Mont Désert en 1613 - où les pères jésuites Biard, Masse et Quentin proposaient de convertir les Amérindiens - les Capucins, les Récollets, les Augustins, et quelques frères séculaires du séminaire québécois firent l'essai, avec un résultat négligeable. Le jésuite Druillettes y fut envoyé en 1646, mais n'y resta pas longtemps. Plus tard, d'autres missionnaires comme Bigot, Thury et De La Chasse y travaillèrent, mais en 1727, trois ans après le meurtre du Père Rasle, il n'y eut plus de prêtre au Maine après le départ des deux derniers, Syvesme et Lauverjat. Toutefois, les amérindiens furent occasionnellement visités par des frères. Au début des années 1900, il y eut des missions pour ce qu'il restait des tribus à Calais, à Eastport et à Old Town.



Un conseil tribal fut organisé en 1976 à Swanton au Vermont. L'état reconnut la tribu la même année mais lui retira cette reconnaissance plus tard pour des raisons inconnues. Les deux bandes abénaquises Elnu et Nulhegan reçoivent une reconnaissance officielle (statut) de l'État du Vermont, le 22 avril 2011. De plus, la Nation abénaquise Missiquoi I et la bande abénaquise Koasek du Koas reçoivent également un statut officiel par l'État du Vermont, le 7 mai 2012.


Population et épidémies

De quarante mille au XVIIe siècle la population est passée à moins de 2 000 au début du XXIe siècle ; à partir de cette époque, elle recommence à augmenter, favorisée par la politique québécoise en faveur des peuples autochtones. Ce sont les guerres coloniales ou inter-ethniques mais surtout la variole et la rougeole importées de l'Ancien Monde qui sont responsables de cette hécatombe.

Des 40 000 Abénaquis avant l'arrivée des Européens, environ 20 000 appartiennent à la tribu de l'Est, 10 000 de l'Ouest et le reste des provinces maritimes. Les premiers contacts avec des pêcheurs européens propagent deux grandes épidémies au XVIe siècle. La première a eu pour origine une maladie inconnue entre 1564 et 1570 et la seconde, le typhus en 1586. De multiples épidémies surviennent une décennie avant la colonisation anglaise du Massachusetts en 1620 ; trois différentes maladies ravagent la Nouvelle-Angleterre et la côte canadienne. Le Maine est fortement touché en 1617 avec un taux de mortalité de 75 %, réduisant la population des Abénaquis de l'Est à quelque 5 000 personnes. Les Abénaquis de l'Ouest, plus isolés, souffrent un peu moins, perdant cependant la moitié de leur population de 10 000personnes.

Les nouvelles maladies continuent de décimer les populations à commencer par la variole en 1631, 1633 et 1639. Sept ans plus tard, une maladie non identifiée frappe les Amérindiens puis la grippe l'année suivante.
La variole réapparaît en 1649 et la diphtérie 10 ans après. La variole frappe à nouveau en 1670 et la grippe en 1675. La variole meurtrière touche de nouveau tous les Amérindiens de la région en 1677, 1679, 1687 accompagnée de la rougeole. D'autres épidémies se propagent en 1691, 1729, 1733, 1755 et finalement en 1758.

La population des Abénaquis continue à diminuer mais en 1676, ayant recueilli parmi eux des réfugiés de beaucoup d'autres tribus du Sud de la Nouvelle-Angleterre fuyant la guerre avec les colons anglais, leur population se stabilise petit à petit, se mélangeant aux tribus des réfugiés. Pourtant, il ne reste qu'environ mille Abénaquis un siècle plus tard, après la Guerre d'indépendance des États-Unis. Ensuite, leur population remonte lentement
à 12 000 aux États-Unis et au Canada.

 Les Malécites 

Malecites

 

 

La tribu Malécite appartenait à la confédération des Indiens d' Amérique de l' Est connu sous le nom de l' Alliance Wabanaki , conjointement avec le Passamaquoddy , Penobscot , Micmac et Indiens Abénakis . Les Malécites vivent principalement au Canada, en particulier au Nouveau-Brunswick, avec une bande à travers la frontière dans le Maine (États-Unis a accordé une reconnaissance officielle à la tribu du Maine en 1980.) de la littérature ancien désigne parfois comme des «Indiens de St. John," bien qu'ils ne utiliser le terme eux-mêmes. Nom du malécite pour eux - mêmes est Wolastoqiyik (malécite est un mot micmac pour quelqu'un qui ne peut pas parler très bien) , mais aujourd'hui , ils sont généralement connu sous le nom Malécites ou Malécites.

 

 

 Les Malécites, également appelés Etchemins, sont une tribu amérindienne d'Amérique du Nord. Elle se nomme elle-même Wolastoqiyik. En 1820, la population atteint à nouveau le niveau du premier recensement 1612 et, à part certaines périodes de déclin, elle augmente continuellement par la suite. La population double entre 1910 et 1970, passant de 848 à 1812 personnes.

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Ville de Cacouna réserve Malécites

 

Ils habitent les vallées de la rivière Saint-Jean et de ses affluents, à cheval sur la frontière séparant
le Nouveau-Brunswick et le Québec au Canada, et le Maine aux États-Unis. Leurs coutumes et leur langue appartenant à la famille algonquienne sont proches de celles de leurs voisins Micmacs, Passamaquoddy et Pentagouets.

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Scène de vie des Malécites  



Aujourd'hui, environ 3000 Malécites vivent au Nouveau-Brunswick, au sein des tribus Madawaska, Tobique,Woodstock, Kingsclear, St. Maryet Oromocto. Ils sont 600 à Houlton (Maine) et 800 au sein de la Première Nation Malécite de Viger (au Québec)

L'exonyme « Malécite » provient d'un mot micmac signifiant probablement « locuteurs paresseux ». Certains Micmacs les appellent quant à eux les « Amérindiens des rats musqués » ou « mangeurs de rats musqués . Les Malécites se nomment eux-mêmes les Wolastoqiyiks, ce qui signifie le « peuple du fleuve Saint-Jean » ou les « amérindiens du fleuve Saint-Jean ». L'étymologie populaire donne la définition de « belle rivière » à la racine Wolastoq.

Les Malécites sont parfois appelés les Etchemins. Ce nom, utilisé pour la première fois à Tadoussac, est d'origine inconnue mais ne provient probablement pas de la langue malécite-passamaquoddy. En 1692, Antoine de Lamothe-Cadillac fait probablement allusion à ce peuple en parlant des « Marisiz ». Le terme « Amalécites » est utilisé pour la première fois par Chauvignerie en 1736 et utilisé jusqu'au XXe siècle pour désigner les membres de ce peuple vivant au Québec. Au Nouveau-Brunswick, les formes « Milicite » et « Melicite » sont préférées en anglais au cours du XIXe siècle, avant que le terme Malecite soit préféré par les ethnologues au début du XXe siècle ; le terme « Maliseet » est toutefois préféré par les Amérindiens, en plus d'être le plus populaire.

Tadoussac
ville de Tadoussac


Préhistoire

Les origines des Passamaquoddys et des Malécites sont floues, mais ils semblent originaires du même peuple, qui se serait séparé en deux au milieu du XVIIIe siècle ou plus tôt. Depuis cette époque, les Malécites sont en effet résident de la vallée du fleuve Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick et au Québec, tandis que les Passamaquoddys résident dans la vallée de la rivière Sainte-Croix et au bord de la baie de Passamaquoddy.

Période traditionnelle (1603-1785)

Il est probable que des pêcheurs basques, français,portugais, espagnols et anglais rencontrent des Malécites dès le XVIe siècle ou même plus tôt. La première rencontre est documentée par Samuel de Champlain, à Tadoussac en 1603. Au XVIIe siècle, les Malécites ont surtout des contacts avec les Européens, et ces contacts sont généralement amicaux. Il y a toutefois au plus 1 000 « Etchemins » en 1612, et leur nombre diminue dramatiquement au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, à cause des maladies emportées par les Européens, la dépendance envers les provisions françaises, l'alcoolisme et probablement des empoisonnements planifiés. Lors des guerres entre les français et les britanniques, les Malécites s'allièrent aux Français dont ils furent un élément défensif majeur.

Coiffe de chef malecite Drapo2nations Maine state museum maliseet chief s costume
coiffe de chef Malécites affiche du festival de Cacouna costume Malécites

 

De Mons note que le village de Ouiguoudi, aujourd'hui Saint-Jean, compte de nombreuses habitations, dont l'une, servant au conseil, pouvant loger une centaine de personnes. En 1728, ils ratifièrent le traité de paix avec les Britanniques conclu à Boston et de ce fait reconnurent la souveraineté britannique sur la Nouvelle-Écosse comme les autres Indiens de Nouvelle-Angleterre. Mais leur ressentiment envers les Britanniques perdura jusqu'à la capitulation de Québec, en 1763.
Certains villages estivaux sont fortifiés durant le XVIIe siècle. À l'époque, le principal est Médoctec, situé à l'extrémité du réseau de navigation menant aux territoires Passamaquoddys et Pentagouets. Eqpahak, situé l'actuel Fredericton, est mentionné pour la première fois en 1733, et, à la fin du XVIIe siècle, un village s'élève à l'embouchure de la rivière Nérépis. Les îles Harts et Eqpahak, face à Eqpahak, servent à la fois pour la chasse hivernale et comme lieu neutre pour régler les conflits. Médoctec est abandonné en 1767 et sa population se déplace à Eqpahak. Les Malécites doivent céder Eqpahak aux Loyalistes en 1794

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Hart Island
Eqpahak island
Eqpahak Island

 

Période contemporaine (1900- )

Au cours du XXe siècle, les réserves les plus isolées sont peu à peu abandonnées au profit des plus centrales. Un autre mouvement pousse une autre partie de la population à quitter les réserves vers des localités plus dynamiques, où une partie sont toutefois assimilés. Plus aucune famille n'a de mode de vie traditionnel au début du siècle. Les Malécites de la rivière Sainte-Croix s'en vont dans celles de la vallée du fleuve Saint-Jean. Les communautés d'Apohaqui, Saint-Jean, The Brothers et Pokiok sont aussi abandonnés. De nombreux Malécites de la haute vallée du fleuve se déplacent vers le comté d'Aroostook, au Maine, attirés par l'industrie de la pomme de terre. D'autres Malécites et Passamaquoddys se déplacent dans la réserve Penobscott d'Old Town, au Maine. De nombreux Malécites et Passamaquoddys se déplacent vers les villes industrielles du Connecticut et du Massachusetts. Les Malécites du Québec se sont mariés avec des Canadiens français et la plupart sont assimilés de nos jours. Les Malécites faisaient partie de la confédération Wabanaki ou Waban'aki (peuple du soleil levant), regroupant les Penobscot, les Passamaquoddy, les Abénaquis du Maine et les Micmacs. Cette coalition avait été formée entre ces peuples pour contrer l'agression des Iroquois. Ils partageaient une partie de leur territoire avec ces tribus.

On a longtemps cru que les Malécites étaient disparus du Québec. En 1989, le Gouvernement du Canada a reconnu la persistance de cette nation en redonnant le statut indien à plus de 500 Malécites. Actuellement, il y a deux réserves malécites au Québec, celle de Viger à Cacouna et celle de Withworth. Il y a aujourd'hui uniquement 537 membres de la nation malecites.

 

Période loyaliste (1785-1900)

Le Traité de Jay ou Traité de Londres signé en novembre 1794 accorda aux Malécites le droit de voyager librement entre les États-Unis et le Canada. Après la perte d'Eqpahaq, les Malécites se déplacent à Kingsclear (Pilick), qui devient ensuite la réserve Kingsclear . La réserve Tobique 20 est mise sur pied afin d'inciter les Malécites à devenir agriculteurs et sédentaires; ils décident toutefois de continuer leur mode de vie semi-nomade et utilisent plusieurs campements le long du fleuve. Ces campements sont situés près de Saint-Jean, à Apohaqui, à Gagetown, à Pokiok, à Upper Woodstock, à Saint-Basile et dans le comté d'Aroostook, au Maine. Le village de Saint-Basile devient une réserveE 2. Au début du XIXe siècle, de nombreuses personnes migrent de Tobique vers Cacouna et l'L'Isle-Verte, au Québec ; la réserve de Viger est créée pour cette raison en 1827.
En 1827, le Gouvernement du Bas-Canada octroi à des britanniques des concessions de terre pour l'installation de colons britanniques sur l'ensemble du territoire malécite du Bas Saint-Laurent, au Québec. Ces terres furent revendues aux Québécois à la suite du départ des colons britanniques . Vers 1874, le gouvernement du Canada a créé pour les Malécites une réserve de quelques hectares sur le territoire de l'actuelle municipalité de Saint-Épiphane, dans la MRC de Rivière-du-Loup. En 1869, il abolit cette réserve pour en céder les terres à des québécois.
En 1876, le Gouvernement créa une nouvelle réserve, à Withworth, dans un environnement non propice à l'habitation, et les Malécites ne s'y installèrent pas. En 1891, la réserve de Viger fut créée: avec un quart d'hectare, elle est la plus petite réserve indienne au Canada. Les Malécites n'y ont jamais vécu en permanence.
La réserve The Brothers 18, consistant en deux îles près de Saint-Jean, est donnée en 1938. Pour compenser la perte de Médoctec, le gouvernement du Nouveau-Brunswick achète la réserve de Woodstock 23 en 1851. Les Malécites souffrent de plus en plus de l'acculturation, tandis qu'ils vivent en plus grand nombrent dans les villes, où ils vendent de l'artisanat ou travaillent dans les chantiers. La réserve de Devon 30 est donc créée en 1867 près de Fredericton. Celle de Saint-Mary's 24 est mise sur pied en 1928 afin d'accueillir la population grandissante. Une réserve est établie près du lac Chiputneticook en 1881. La réserve de Canoose est créée plus en aval de la rivière Sainte-Croix. Oromocto 26 est créée en 1895, sur le site d'un campement.

Mythologie et religion

Koluscap est le héros mythique des Passamaquoddys et des Malécites, responsable de plusieurs phénomènes naturels et de la forme actuelle des animaux. Les personnages mythologiques représentent les qualités humaines: Malsum, le frère jumeau de Koluscap, représente le mal; Tortue est à la fois bouffonne et l'objet de risée; Lièvre est à la fois farceur et dupe; tous sont des chamans. D'autres légendes on rapport à la traitrise de certains Malécites lors de raids Mohawks ainsi qu'aux géants cannibales en provenance du grand nord.

Il existe de nombreux autres personnages surnaturels, classés en trois catégories: les agents de contrôle social, les prédécesseurs et le sources de pouvoirs spéciaux. L'apotamkin est représentatif du premier groupe; un équivalent du Bonhomme sept-heures ou du Croque-mitaine, il garde des enfants prisonniers de la glace à l'automne ou laissés sur des plages sans surveillance. Kehtaqs est un fantôme, annonçant une catastrophe; selon la légende, un Malécite de Woodstock est devenu un khetaqs et sa clameur est audible à chaque fois qu'une tempête approche alors que son rire morne peut être entendu à la veille d'un décès. Le wesqotewit est une boule de feu plus fréquente que kehtaqs ; elle peut être une partie d'une personne pouvant se déplacer sur de grandes distance durant le rêve de cette dernière. Les Malécites croient au petit peuple; Kiwolatomuhsis est un nain construisant des amas d'argile et de sable au bord des ruisseaux; une personne peu voir l'avenir avec les objets qu'ils laissent derrière eux, un petit objet en forme de cercueil annonce la mort par exemple. Des morceaux de corne de wiwilomeq, un escargot de mer géant, qui correspondrait en fait à l'alligator, conférerait une plus grande puissance à l'acquéreur et lui était bénéfique s'il avait le courage de se présenter devant wiwilomeq.

Le sorcier, ou motewolon, est une personne possédant un esprit gardien, le puwhikon; la corne de wiwilomeq peut notamment servir de puwhikon. Si le puwhikon est blessé, le motewolon l'est aussi; seule la personne blessant le puwhikon peut guérir le motewolon. Certaines comportements sont tabous, le motewolon ne peux pas tuer le puwhikon, par exemple. Le corps d'un motewolon tué ne pourrit pas; il peut manger les personnes passant à proximité et après en avoir mangé trois, se transforme en un kiwahq, un géant cannibale avec un cœur de glace. La puissance d'un kiwahq est déterminée par la grosseur de son cœur et les femmes kiwahq sont plus fortes.

La danse est associée à la religion mais certaine avaient lieu lors d'exécutions ou avant une bataille. Les Malécites le faisaient au son d'une planche, d'un tambour, d'un flageolet, d'une corne faite d'un bois de chevreuil évidé et d'une flute. Il existe toujours quelques troupes de danse traditionnelle.

Certains objets contiennent du keskamsit, ou mana; ces objets sont trouvés par hasard et sont de forme étrange. Une personne en possède rarement plus d'un et peut aussi attraper malchance de la même façon qu'il trouve un objet contenant du keskamsit, mais sans qu'elle soit présente dans un objet; le meurtre inutile d'un animal peut aussi apporter la malchance.

Les sources ne s'entendent pas si un herboriste, ou nutsihpiluwet, est aussi un motewolon. Le nutsihpiluwet peut être un homme ou une femme, et chaque communauté en compte deux ou trois. Ces connaissances sont en fait peu répandues, la croyance voulant que les remèdes perdent de leur efficacité à chaque fois qu'une nouvelle personne les apprend. Un inventaire complet à toutefois été fait et certaines nutsihpiluwet sont toujours en activité

Apotamkin by leelian d2n9zx5 Kehtaqs Wesqotewit
Apotamkin Kehtaqs Wesqotewit
Nainguerrier Wiwilomeq Motewolon
Kiwolatomuhsis Wiwillomecq Sorcier ou Motewolon

 

autres sources http://cacouna.net/originemalecites.htm

http://www.autochtones.ca/documents/jay_traite_fr.pdf

 Les Micmacs

Couples micmac

 



Mi'kmaq est écrit par ordre alphabétique aujourd'hui, mais dans le passé , il a été écrit en pictographes . Bien que ces pictogrammes ont été modifiés par les missionnaires jésuites, qui les ont utilisés pour enseigner les prières chrétiennes à Micmacs, ils antidaté probablement contact avec les Européens. Hiéroglyphes Micmacs ne ressemblent pas à des hiéroglyphes égyptiens ou mayas, voir ici pour une explication de ces différents systèmes d'écriture. Mi'kmaq est pas linguistiquement lié à l' Egypte ancienne ou d'autres langues sémitiques. La langue Mi'kmaq est entièrement originaire du Nouveau Monde et est liée à d' autres grandes langues indiennes d' Amérique du Nord comme Lenape , Ojibwe et crie . Bien que Mi'kmaq est l'une des langues amérindiennes plus sains, le nombre d'enfants qui apprennent la langue est en déclin depuis les années 1970. Les Micmacs travaillent pour inverser cette tendance avant leur langue, comme tant d'autres, est menacé d'extinction. Mi'kmaq est une langue polysynthétique avec la morphologie du verbe complexe et l'ordre des mots assez libre.

 

 

 

Parfois appelés Mi'kmaq, (Mi'kmaq / Mi'gmaq en micmac) sont un peuple amérindien de la côte nord-est d'Amérique, faisant partie des peuples algonquiens. Il y a aujourd'hui vingt-huit groupes distincts de cette ethnie au Canada, et un seul groupe ethnique, la « tribu d'Aroostock », aux États-Unis d'Amérique. Le territoire d'origine des Micmacs comprenait les provinces maritimes du Canada, à savoir : la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard, une partie du Nouveau-Brunswick et la péninsule de la Gaspésie au Québec.

Territoire micmac
territoire des Micmac



Arrivés il y a plus de dix mille ans en Gaspésie, les Micmacs ont conquisTerre-Neuve et plusieurs provinces maritimes du Canada. Ces «premiers hommes »,comme ils se nommaient, venus de l'Ouest via le détroit de Béring, étaient déjà présents dans cette partie du monde bien avant la colonisation des Vikings

 Langue

La langue micmaque, en marge du français et de l'anglais, est encore parlée par les quelques groupes micmacs toujours existants qui se répartissent aujourd'hui entre quinze grandes réserves et encore en une douzaine d'autres réserves plus petites. On distingue plusieurs dialectes, si bien que les Micmacs du Québec éprouvent des difficultés à comprendre la langue de leurs congénères de Nouvelle-Écosse. Pourtant, le recul des traditions indiennes fait de la langue le principal ciment identitaire de la nation micmaque. Ce peuple pratiquait une forme primitive d'écriture hiéroglyphique gravée sur de l'écorce de bouleau ou du cuir.

Hieroglyphes

300px micmac confirmation

Hiéroglyphes


Il y a environ 200 ans, les Micmacs mirent au point une écriture alphabétique en s'inspirant de l'alphabet latin. Cette écriture devint très populaire : le père Pacifique de Valigny la perfectionna pour traduire les Saintes Écritures, rédiger des manuels scolaires et publier un journal destiné aux Amérindiens, The Micmac Messenger, qui parut tout au long du XVIIe siècle

Ethnonyme

Selon certaines sources, « Mi'kmaq » signifierait « les Ligués » ou « mes amis », mais les débats sur ce sujet se poursuivent. Parmi les variantes du nom, on trouve « Migmagi », « Mickmaki » et « Mikmakique ». Il y a plusieurs sous-groupes parmi les Micmacs, comme les Gaspésiens de Le Clercq (au Québec oriental), les Souriquois de la tradition jésuite (au centre et au sud de la Nouvelle-Écosse). Le qualificatif de « Tarrantine » fut introduit par les Britanniques au XVIIe siècle. Le nom le plus répandu aujourd'hui est « Micmac », bien que la graphie «Mi'kmaq»soit plus exacte. L'Office québécois de la langue française recommande le féminin « Micmaque»
mais on retrouve aussi« Micmacque » et parfois « Micmac ».
L'OQLF recommande également l'ajout d'un« s » pour le pluriel

Territoire

Au XVIe siècle, les Micmacs occupaient l'ensemble du pays au sud et à l'est de l'embouchure du fleuve Saint-Laurent, qui comprend les provinces maritimes du Canada et la Gaspésie. Ces terres de plaine étaient alors densément boisées, parsemées de nombreux lacs et de rivières qui se déversaient dans de profonds golfes tout le long de la côte. Les hivers y sont rigoureux et les étés courts se prêtent peu aux cultures de légumes et de céréales. Mais le réseau des rivières permettait de traverser rapidement le pays en canoë. En rapprochant les habitants, il contribua à la formation d'une identité ethnique forte, regroupant à peu près dix mille individus.

Le peuple s'appelait lui-même « Elnou », ce qui signifie « Hommes », et devait défendre son territoire contre d'autres tribus. Ainsi les Micmacs disputèrent-ils la possession de la presqu'île de Gaspé aux Mohawks, tandis qu'ils devaient surveiller les marches méridionales de leur territoire, en particulier la vallée du fleuve Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, des incursions des Malécites et des Pentagouets. Les chasseurs micmacs occupèrent occasionnellement l'île d'Anticosti et touchèrent même les côtes du Labrador, où ils affrontèrent les Inuits. La colonisation de Terre-Neuve marqua le début de l'extinction des tribus Béothuks, dans laquelle les Micmacs jouèrent un rôle décisif.
 

Ile anticosti
ile d'Anticosti

 

Aujourd'hui, les Micmacs peuplent le territoire québécois, néo-brunswickois, néo-écossais, prince-édouardien et terre-neuvien. Au Québec, leur territoire est surtout situé dans la Gaspésie à la hauteur de la baie des Chaleurs. Il vivent dans trois communautés, comme Listuguj (1 600 résidents), Gesgapegiag (1 100 résidents) et celle de Gespeg (800 résidents). Destrois communautés, seule celle de Gespeg n'a pas de territoire de réserve.

280px listuguj 1 Gesgapegiag Gespeg
Listuguj (1 600 résidents) Gesgapegiag (1 100 résidents) Gespeg (800 résidents)

 

Les tribus micmaques

Le pays des Micmacs était divisé en sept territoires, qui correspondaient à des zones de chasse exclusives où chaque tribu campait et chassait le printemps et l'été. Certaines tribus possédaient un insigne caractéristique : ainsi le saumon était l'emblème des Micmacs Listuguj dans la vallée de la Ristigouche et à l'entour de la baie des Chaleurs, tandis qu'une silhouette de guerrier armé d'une lance et d'un arc était l'emblème des Micmacs Miramichi

Mode de vie        

L'année s'ouvrait traditionnellement sur le gel des fleuves. Les hivers, très froids, s'accompagnaient de gel et de neige, provoquant l'hivernation des ours. Les Micmacs se regroupaient alors en petits groupes de chasseurs répartis à travers le territoire, réduisant les échanges à l'intérieur de la nation au minimum. Au cœur de l'hiver, les chasseurs finissaient par se regrouper en petits villages. Au printemps on confectionnait le sirop d'érable et l'été donnait l'occasion d'entreprendre d'éphémères cultures, mais l'essentiel de la subsistance en cette saison était assuré par la pêche et la récolte des fruits de mer. La chasse de l'orignal et du caribou ne reprenait qu'à l'automne, et avec l'apparition des premières neiges, ces ruminants étaient plus faciles à traquer. Les Micmacs se servaient de leur peau pour confectionner bottes de neige, traîneaux et luges. Les Micmacs suivaient les saisons pour chasser.  Selon le missionnaire Pierre Biard, chaque mois correspondait à la chasse d'une espèce particulière . 
 

 janvier : la chasse aux phoques  et aux lions de mer
févirer mars le castor, la loutre, l'orignal, l'ours, le caribou et les alevins
avril le hareng les oies bernaches, l'esturgeon et le saumon
de mai à septembre les poissons et les coquillages
au mois de septembre c'est la ponte des anguilles
reprise de la chasse aux castors en octobre et novembre
en décembre le poulamon atlantique qui vivait sous la glace

 
 

Phoques Loup de mer Castor
phoques lion de mer castor
Loutre Orignal Ours
loutre orignal ours blanc
Caribou Alevins Hareng
caribou alevins harengs
Noms coquillages vendeen Anguilles Esturgeon
coquillage anguilles esturgeon
Saumon mle Oie bernache  
saumon oie bernache  

 

Chaque foyer s'étendait fréquemment au-delà de la cellule familiale : la pratique de la polygynie et le régime des fiançailles, par lequel le fiancé se mettait pour deux ou trois années au service de son futur beau-père, contribuaient à cette situation. Les récits qui nous ont été transmis évoquent des groupes de chasseurs de deux à trois hommes, car certaines techniques de chasse et de pêche requéraient un travail d'équipe. On demandait parfois aux femmes de transporter le gibier au camp après qu'il eut été chargé sur un gros traîneau. Elles pouvaient également aider au pagayage des canoës pour la pêche. Un ou deux auxiliaires munis de bottes de fourrures et de lances ou javelots à pointes de silex étaient parfois nécessaires pour débusquer un gros animal. Cela valait aussi bien pour le harponnage des caribous que pour débusquer des castors de leur propre terrier.

Les Micmacs étaient de grands constructeurs de canoës. Leurs embarcations, longues de 2,50 à 3 mètres, étaient composées d'écorce de bouleau, et étaient suffisamment larges pour pouvoir embarquer tout un foyer de cinq à six individus, avec les chiens, lessacs, les fourrures, un chaudron et d'autresustensiles parfois encombrants. Les Micmacs s'aventuraient parfois même en mer avec un canoë qu'ils munissaient d'une voile.
 

300px construction canot 1870
camp micmac et construction de canoë



Comme la plupart des autres nations amérindiennes des forêts du nord-est, la culture des Micmacs s'est plus ou moins adaptée après l'arrivée des Européens, tant par l'influence des missionnaires, que par le développement du commerce des peaux ou les tensions nées du conflit franco-britannique.

Outre le poisson et la viande, les Micmacs se nourrissaient de toutes sortes de fruits secs, de légumes et de baies sauvages qu'ils pilaient puis faisaient sécher pour en faire des galettes rondes. Il reste que l'essentiel de leur alimentation reposait sur la chair animale, consommée crue ou fumée. Le gras était soigneusement récupéré en le faisant fondre ou en le séparant à l'aide d'une pierre suffisamment chauffée, puis on le transvasait dans une enveloppe faite d'écorce de bouleau ou on le mélangeait de bile animale pour sa conservation. Le poisson et les anguilles étaient rôties à la broche. Le poisson était servi en plat ou en tourte dans de grands bacs de bois qu'on découpait dans le tronc d'arbres morts.

Le pain était inconnu des Micmacs. Lorsque les colons français leur en montrèrent la préparation, ils adoptèrent la pratique de le cuire dans le sable sous le foyer. Ils échangeaient volontiers leurs fourrures contre des ustensiles métalliques, des pois secs, des fèves et des prunes.

Armes, outils et techniques de chasse
 
Pour la chasse, les Micmacs se servaient de javelots, de lances et d'arcs, mais aussi de pièges et de frondes. Ils se servaient de chiens pour pister le gibier. Le camouflage permettait de s'approcher des orignaux, qu'on attirait en période de rut en imitant le brâme des femelles.
 
Armes et outils
armes et outils

Les Micmacs chassaient le saumon à l'aide de harpons munis de pointes recourbées. Les autres espèces, comme la morue, la truite et l'éperlan étaient harponnées ou attrapées au filet. Une autre technique consistait à retenir les poissons par des barrages, qui piégeaient les prises à la base des digues.

Avant le contact avec les Européens, les matières premières pour la fabrication des outils étaient le bois, la pierre, les os, coques et ligaments d'animaux ou de coquillages, matériaux qui disparurent bientôt au profit des métaux, tout comme les javelots et les arcs furent remplacés par des mousquets. Les pots et vases que les femmes micmaques fabriquaient avec de l'écorce de bouleau et du bois étaient décorés avec beaucoup de soin et ornés d'épines de porc-épic. Les femmes de la tribu étaient tout aussi habiles pour tresser des corbeilles avec des branches d'épinette.

 

Habitat

Le wigwam conique des Micmacs était constitué d'un treillis de bois couvert d'écorces de bouleau, de peaux, de draps cousus et de branches de sapins. Il pouvait abriter dix à douze personnes et était utilisé surtout l'hiver. L'été, on montait un wigwam plus vaste, fait pour recevoir de vingt à vingt-quatre individus. Le centre était toujours destiné au foyer, surplombé d'une ouverture pour l'évacuation des fumées et le tirage, et à l'extérieur on suspendait outils et ustensiles. Le sol était couvert de feuillages, sur lesquels on étalait des peaux d'animaux pour coucher. Les campements d'hiver comprenaient un ou plusieurs wigwams implantés sur le domaine de chasse de la tribu, le plus souvent près d'un point d'eau utilisable. En cas d'extrême nécessité, un simple canoë retourné procurait un abri suffisant aux chasseurs pour allumer un feu. Les missionnaires français engagèrent les Micmacs à édifier des chapelles, des églises et des maisons où ils pourraient vivre en permanence ; cependant, beaucoup d'entre eux devaient conserver leur mode de vie nomade jusqu'au XIX

300px micmac camp 1857 Wigwam
campement Micmac en 1857 Wigwam


Habillement et parure

Hommes et femmes se couvraient d'habits à franges en peau de caribou. Les hommes portaient un pagne de cuir sous leurs braies, tandis que les femmes maintenaient leur tunique par une double ceinture. Braies et mocassins étaient confectionnés à partir de peau d'orignal ou de caribou et comportaient des lacets de cuir ou de fil. Les cheveux se portaient longs chez les deux sexes. On trouvait deux types de raquettes pour marcher dans la neige : les plus grandes étaient utilisées pour la neige poudreuse, les plus petites pour la neige compacte et durcie. Lors des premiers contacts avec les Européens, les individus des deux sexes allaient nu-tête, mais bientôt ils adoptèrent le bonnet, fait de fourrure ou d'écorce, qui permettait d'établir une distinction selon le sexe et le rang social. Le chapeau bleu foncé haut et pointu des femmes, couvert de perles et orné de tissus, n'apparut que plus tard encore.

Habillement traditionnel
habillement


Mode de vie ... La naissance

Pour accoucher, les femmes micmaques quittaient le wigwam et se tenaient en position agenouillée, assistées seulement de quelques vieilles femmes servant de sages-femmes. On lavait le nouveau-né dans un écoulement d'eau froide, on lui faisait manger de la graisse d'ours ou de phoque, et on l'enveloppait de langes pour pouvoir le transporter. La mère allaitait l'enfant jusqu'à l'âge de trois ans, et les premiers aliments solides étaient mâchés par les parents. Jusqu'au sevrage, la mère évitait toute nouvelle grossesse, voire l'interrompait.

L'enfance et l'adolescence

On inculquait de bonne heure aux enfants le respect des parents et des personnes âgées. L'éducation se faisait par l'exemple. Lorsqu'un enfant commettait une faute, il était réprimandé mais jamais battu. Les enfants faisaient l'objet de nombreuses attentions : ainsi on organisait de petites fêtes lors de la venue des premières dents, ou lorsque l'enfant commençait à marcher, ou qu'il abattait son premier gibier. Le passage à l'âge adulte intervenait lorsque l'adolescent tuait son premier orignal. Les filles aidaient leur mère dans les affaires domestiques, comme à la construction du wigwam, le ramassage du bois, la cuisine et la confection des vêtements.


Fiançailles, noce et mariage

Pour épouser une femme, un jeune homme devait d'abord se mettre au service de son futur beau-père pendant environ deux ans : au cours de cette période de fiançailles, il travaillait et chassait selon les ordres du beau-père, et devait faire la preuve de ses capacités. Les rapports avec sa future femme étaient strictement interdits. À la fin de cette période probatoire, il lui fallait encore se procurer suffisamment de victuailles pour fêter les noces. Au cours de la cérémonie de mariage, les chamans et les anciens de la famille prononçaient longuement l'éloge des époux, et la fête se concluait par des danses.

Les mariages arrangés, c'est-à-dire négociés par les parents des deux fiancés, étaient encore de règle au XIXe siècle. Les missionnaires catholiques insistent sur la pudeur passée des femmes micmaques pour l'opposer à la corruption des mœurs liée à la consommation d'eau-de-vie, et déplorent l'indifférence des Amérindiens vis-à-vis du divorce. Les naissances hors-mariages, loin d'être dénoncées comme une faute, étaient considérées comme un signe de fertilité. Le plus souvent, la collectivité prenait en charge les orphelins. Le chef en confiait d'ordinaire la garde à la famille d'un bon chasseur. Le second mariage d'un homme ou d'une femme donnait rarement lieu à des festivités collectives.

Vieillesse et funérailles

Les vieillards bénéficiaient d'une profonde considération, et lors des conseils collectifs, leurs avis étaient très écoutés. Si certaines sources font état de soins particuliers donnés aux personnes âgées, on doit déduire d'autres récits que les vieillards étaient abandonnés à leur sort dès qu'ils n'étaient plus en état d'accompagner leur famille dans ses pérégrinations nomades. On sait également qu'on ne s'embarrassait guère de précautions lorsqu'une personne était mourante. Certains anciens se consacraient même volontiers à la préparation de leurs propres obsèques. Lorsqu'un chaman diagnostiquait une maladie mortelle, le malade n'était plus alimenté, et l'on versait de l'eau froide sur son nombril pour accélérer son trépas.

Lorsqu'une famille était endeuillée, les proches se noircissaient le visage et les obsèques duraient trois jours. On dépêchait des messagers pour prévenir les parents et les amis des autres villages. Au troisième jour de deuil se tenait un banquet de funérailles, puis venait l'inhumation et chaque convive participait aux offrandes mortuaires. Les Micmacs enterraient leurs morts sur des îles désertes ; le cadavre était déposé en position assise dans une enveloppe en écorce de bouleau, et inhumé avec toutes ses armes, ses chiens et ses biens personnels. Les proches portaient le deuil une année en coupant leurs cheveux courts, et il était interdit à la veuve de se remarier tout ce temps. À l'expiration de la période de deuil, les familiers pouvaient oublier complètement leur chagrin..

Organisation socio–politique

Au plan politique, les Micmacs formaient une confédération lâche de tribus isolées, ligue de clans à filiation patrilinéaire et de chefferies locales. Le plus souvent, les membres d'une tribu se partageaient le territoire et ne se retrouvaient que lors des rassemblements estivaux ou pour partir sur le sentier de la guerre.

Jusqu'à ce qu'il soit marié, aucun homme ne pouvait avoir de chien et il devait abandonner entièrement le produit de sa chasse au sachem ou au chef de famille. Lorsqu'ils quittaient leur tribu pour une durée un tant soit peu importante, ils ne pouvaient la rejoindre qu'avec des présents. Un individu, voire une famille, pouvait fort bien (parfois avec une certaine mauvaise conscience) rejoindre une autre tribu.

Les sachems devaient éprouver leur autorité par des performances particulières. À la fin du XVIIe siècle, les colons français ont observé que les chefs assignaient aux familles leur territoire de chasse respectif, et déterminaient leur part dans le revenu tiré des peaux et fourrures. Plusieurs sachems surent tirer parti de leur connaissance du français pour intercéder auprès des colons et en tirer certains avantages.


Religion et mythologie ... Les tabous

La religion ainsi que le système de valeurs morales des Micmacs n'étaient pas différents de celui des autres Amérindiens d'Amérique du Nord. Le dieu suprême s'appelait chez eux « Glouscap » (le grand Aigle), et menait un panthéon nombreux de divinités mineures, dont certaines avaient figure humaine.Si les Micmacs n'observaient aucun tabou strictement, ils évitaient toutefois de consommer la viande de certains animaux, comme celle des serpents, des amphibiens et des putois. Les tabous menstruels interdisaient par exemple qu'une femme enjambe un guerrier ou ses armes. Les trophées de chasse faisaient l'objet d'un profond respect : ainsi, les os de castors n'étaient jamais abandonnés aux chiens ni rejetés à la rivière. Les ours abattus faisaient également l'objet d'une certaine vénération. Les Micmacs attribuaient à certains animaux la capacité de changer d'espèce. On disait des orignaux adultes qu'ils pouvaient se changer en baleine en rejoignant la mer.

Glouscap, le dieu suprême

Au cours de ses voyages, Glouscap a façonné le paysage. Il a donné aux animaux leur aspect actuel, par exemple une longue queue au castor et son coassement au crapaud. Glouscap était un puissant guerrier, qui a enseigné aux Micmacs plusieurs stratagèmes et qui prédisait l'avenir. Il s'est éloigné des Micmacs mais reviendra vers eux un jour pour les assister à l'heure du cataclysme. Bien que dans la mythologie son rôle principal soit celui d'un magicien vagabond, il est associé dans plusieurs récits à des éléments narratifs d'origine européenne ou chrétienne.

Glouscap le dieu supreme



Le dieu Kinap

Kinap disposait de dons surnaturels et a accompli des miracles merveilleux pour la plus grande confusion des tribus qui l'ont renié. Mais Kinap n'utilise jamais ses pouvoirs qu'en vue du Bien, ou au pire pour jouer des tours.

Le sorcier Pouwowin

Pouwowin, un sorcier confectionnant sorts et breuvages magiques, est autrement plus inquiétant. Rejeton légendaire d'un chaman du XVIIe siècle du nom de Bohinne, il est toujours craint de certains amérindiens. Comme le sorcier du mythe, le Pouwowin moderne est capable de prédire l'avenir, de marcher sur les eaux et de préserver les individus et les communautés des maléfices. Il y a d'ailleurs une foule de croyances sur les pouvoirs de Pouwowin : ainsi dit-on qu'il estcapable de lancer un sort à une personne même très éloignée, comme de déchaîner sur elle la maladie, un accident ou le malheur. On peut discerner des apports européens dans beaucoup de contes sur Pouwowin, mais toujours arrangés de façon traditionnelle.

Sketekemouc et les autres dieux

Les Micmacs redoutaient le Sketekemouc, un fantôme dont l'apparition annonçait une mort prochaine. À la même catégorie d'êtres surnaturels se rattachent les Mikemouwesou et les Poukeletemouc, des nains qui s'habillent et vivent à la manière des Indiens des temps anciens, ne mangent que de la viande de bêtes sauvages, profitent des hommes ou leur nuisent. Récemment, on leur a attribué quelques forfaits propres aux lutins du Québec traditionnel, comme de faire du bruit autour des wigwam et des granges, ou de voler des chevaux qu'ils abandonnent après leur avoir fait des nœuds à la crinière et à la queue. On conjure ces esprits en aspergeant de l'eau bénite ou en coupant des rameaux au dimanche des Rameaux.

Le Grand esprit et le syncrétisme chrétien

Les Micmacs croyaient en un Grand Esprit démiurgique que l'on retrouve dans les traditions de la plupart des peuples algonquiens. Lesmissionnaires Jésuites français n'hésitèrent pas à se servir du nom du Mentou, le Grand Esprit micmac, pour désigner le diable, préférant qualifier le dieu chrétien de « Niskam », qu'on peut rendre par « Seigneur tout-puissant ». Les Micmacs se démarquaient toutefois des autres groupes de langues algonquiennes par leur culte solaire. Plusieurs sources confirment qu'il se pratiquait deux fois par jour une adoration du soleil, où par exemple on brûlait des offrandes de fourrures et d'animaux. Il est aujourd'hui pratiquement impossible de reconstituer la cosmogonie générale des Micmacs, mais il subsiste quelques indications générales qui préservent le patrimoine culturel de ce peuple.

Valeurs morales

1. La vie (visible et invisible) est partout présente, sous terre comme sous les océans (animisme). Les différentes formes de vie peuvent se transmuer les unes en les autres. Certains animaux, certains individus ne sont pas ce qu'ils paraissent être.
2. Les Anciens étaient de grands chasseurs : forts, dignes et robustes. Ils étaient justes, généreux et courageux. Leur comportement doit servir de modèle pour leurs descendants.
3. Les Amérindiens ont des pouvoirs qui les distinguent des étrangers. Ils peuvent invoquer des êtres surnaturels qui leur dispensent présages et bienfaits. Certains possèdent même le don de keskamizit, ou providence des Amérindiens, qui permet d'accomplir, de découvrir ou de fabriquer des objets très vite et avec pleine assurance de réussite.
4. Les êtres humains sont tous égaux, ou du moins devraient l'être. Personne ne devrait s'élever au-dessus d'autrui, même si des chefs sedistinguent par leurs capacités singulières, leur grandeur d'âme, leur courage, leurnaturel ou leurs accomplissements.
5. Le sens de la mesure est préférable à la perfection. L'excès d'une chose peut s'avérer nuisible ; mais chacun devrait s'affranchir des limites lorsquel'occasion s'en présente et chercher à se dépasser.Si ces préceptes ne sont certainement pas l'apanage de la culture des Micmacs, ils jouent chez ce peuple un rôle important dans l'attitude vis-à-vis des événements.

Histoire ... Vikings, Scandinaves et Irlandais

Au tout début du XIe siècle les navigateurs Vikings atteignent les côtes de l'Amérique du Nord. Les sagas nordiques, notamment la Saga d'Erik le Rouge, indiquent que les Vikings explorent des territoires qu'ils nomment Helluland (Terre de Baffin), Markland (Labrador et Québec) et Vinland (Terre-Neuve, Nouvelle-Écosse et Nouvelle-Angleterre). Les Vikings installent des camps de base notamment celui de Terre-Neuve situé à L'Anse aux Meadows, mais également le long du fleuve Saint-Laurent et le long des côtes de la Nouvelle-Écosse et de la Nouvelle-Angleterre. Les contacts avec les Amérindiens qu'ils appellent Skraelings sont tout d'abord cordiaux avant de devenir hostiles. Les historiens avancent l'hypothèse que ces Skraelings étaient peut-être les Béothuks.
 

Erik le rouge
Erik le Rouge


Au cours du Moyen Âge apparaît sur les cartesmarines, bien avant le voyage de Christophe Colomb, les noms de deux lieux situés en Amériquedu Nord, Estotiland localisé selon les cartes sur l'actuel Labrador et Québec, et Drogeo situé plus au Sud, sur l'actuelle Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick et Nouvelle-Angleterre. Drogeo attire l'attention en raison de son étymologie qui s'apparente à celle de la terminologie micmac [-geo-] dans (Drogeo), ainsi qu'aux autres terminaisons des lieux Micmacs.Dans la mythologie irlandaise, des navigateurs et des moines irlandaisauraient abordés le continent américain au cours du XIIIe siècle suivant en cela le voyage de Saint Brendan effectué au VIe siècle.

Ces voyages deviennent un mythe dans l'exploration de l'Amérique. Jean Cabot et Jacques Cartier chercheront en vain le territoirede Norembergue, lieu supposé des Hommes du Nord européens venus coloniser l'Amérique au cours de la période médiévale.


Population

Aujourd'hui, environ 2500 Micmacs habitent dans trois réserves : Gaspé, Gesgapegiag et Listuguj. Le reste de la population, soit quelque 2500 individus,vit à l'extérieur des réserves, dans différentes villes.
À Gesgapegiag, les Micmacs ont créé un centre de désintoxication; à Listuguj, un centre d'accueil pour les jeunes en difficulté et un centred'hébergement pour les femmes victimes de violence.
Certains Micmacs possèdent des entreprises dans l'industrie forestière, la construction, le tourisme, l'artisanat, la pêche et la chasse sportives.
Environ 40 pour cent de la population micmaque (2000 personnes) parle sa langue ancestrale. Leur langue seconde est le français ou l'anglais

 

Les Passamaquoddys

Indien passamaquoddys

 

 

 

 

Passamaquoddy se prononce Pass-uh-muh-Kwah-dee. Il vient du nom indigène de la tribu, Peskotomuhkati, qui se réfère à une façon traditionnelle d'attraper goberge (une sorte de poisson) en utilisant une lance. La pêche est toujours important de la culture Passamaquoddy aujourd'hui.


 

 

 

 

 

 

Les Passamaquoddys furent chassés des terres cultivables par les colons européens dès l'arrivée de ces derniers. Aujourd'hui, ils habitent Indian Township Reservation dans le comté de Washington dans l'est du Maine et dans le comté de Charlotte au Nouveau-Brunswick. Au Canada, les Passamaquoddys n'ont pas le statut légal de première nation. Des Passamaquoddys revendiquent toujours le retour sur leur territoire, dans la ville de Saint-Andrews au Nouveau-Brunswick, qu'ils appellent Qonasqamkuk ; là se trouverait leur « capitale » et le cimetière de leurs ancêtres.

Indian townchip reservation


Au Maine, la population est près de 2 500 mais seulement 500, dont tous sont plus âgés que 50 ans, parlent leur langue.

Aux États-Unis, les Passamaquoddys sont connus pour une action en justice, Passamaquoddy c. Morton, entamée en 1975,qui par ailleurs a ouvert la voie à plusieurs demandes au Gouvernement américain de la part d'autres tribus de la côte est des États-Unis. Les Passamaquoddys ont en effet reçu 40 millions de dollars quand l'action fut résolue en 1980. Ils ont bien investi et bientôt ils avaient 100 millions de dollars: leur stratégie d'investissement a été étudiée à Harvard Business School. Bien que la majorité des Passamaquoddys soient sur le territoire d'Amérique du Nord une petite partie longe la frontière cotéCanadien
Les Passamaquoddys, également appelés Étchemins (peut-être confondus avec les Malécites) par les Français, sont une tribu amérindienne d'Amérique du Nord. Elle se nomme elle-même Peskotomuhkati ou Pestomuhkati.

Territoire

Les Passamaquoddys vivent surtout dans l'état américain du Maine

Histoire Préhistoire

Les origines des Passamaquoddys et des Malécites sont floues mais ils semblent originaires du même peuple, qui se serait séparé en deux au milieu du XVIIIe siècle ou plus tôt. Depuis cette époque, les Malécites sont en effet résident de la vallée du fleuve Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick et au Québec, tandis que les Passamaquoddys résident dans la vallée de la rivière Sainte-Croix et au bord de la baie de Passamaquoddy

Période traditionnelle (1603-1785)

Il est probable que des pêcheurs européens rencontrent des Passamaquoddys dès le XIVe siècle ou même plus tôt. La première rencontre est documentée par Samuel de Champlain, à Tadoussac en 1603. En 1604, Pierre Dugua de Mons fonde la colonie de l'île Sainte-Croix au centre de leur territoire; elle est abandonnée l'année suivante. Durant cette période, les Passamaquoddys ont surtout des contacts avec les Européens, et ces contacts sont généralement amicaux. Au XVIIIe siècle,le principal village Passamaquoddy est situé à Saint-Andrews


Après 1784, à la suite de l'arrivée des Loyalistes, laplupart des habitants se rendent à l'île Passamaquoddy. Lorsque cette île est cédée aux Britanniques, ils se déplacent à Pleasant Point, (Sebayik), dansle Maine actuel. En 1794, approximativement 23 000 acres sont concédés aux Passamaquoddys à Pleasant Point; jusqu'à cejour, près de8 000 acres ont été utilisés par les Blancs.

 

     

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 13/10/2016