les Haïdas-Kaïganis

Les Haïdas-Kaïganis

Au moins cinquante ans avant les premiers contacts entre Haïdas et Européens, certaines familles haïdas, à cause des pressions croissantes exercées sur la population des villages de l'île du nord, avaient commencé à s'installer dans les îles de ce qui est maintenant l'archipel Prince of Wales, dans le sud-est de l'Alaska. Elles ont peut-être aussi effectué ce déplacement pour se rapprocher des postes de traite russes de Wrangell et de Sitka qui fournissaient d'importantes matières ainsi que de nouveaux objets de richesse.

D'après les comptes rendus des marchands de la fin du XVIIIe siècle, les familles du village de Dadens, dans Haida Gwaii, allaient se réinstaller dans le sud-est de l'Alaska à un rythme tel que ce village cessa pratiquement d'être occupé de façon permanente au début du XIXe siècle. Les Haïdas remplacèrent lentement les gens de langue tlingit qui vivaient dans la région depuis des milliers d'années; cependant, les noms de lieu tlingits originels survivent, au moins en partie, dans de nombreux noms de villages haïdas-kaïganis. Kaïgani en vint à faire partie des villages et campements haïdas, mais ce campement déclina lorsque les premiers immigrants se fixèrent dans d'autres localités, dont les villages plus permanents et plus importants de Klinkwan, Sukkwan, Howkan et Kasaan.

 

 

 

 Klinkwan

 

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village de Klinquwan en 1897

 

 

Klinkwan est la forme haïda d'un nom tlingit signifiant Village-des-coquillages. Le village, qui s'étendait le long de plusieurs baies, comporta jusqu'à vingt maisons, mais les informateurs de John R. Swanton ne se rappelaient les noms que de treize d'entre elles. John Work, qui a dressé une évaluation de la population entre 1836 et 1841, le nomme Clickass, d'après la rivière qui coule à proximité, et fait état de 417 habitants. Toutes les familles appartenaient à la moitié du Corbeau.

 

 

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village de Klinquwan en 1909

 

Le fils de Charles Edenshaw, Henry, dont la maison témoignait d'une véritable opulence d'après les critères haïdas, était un habitant bien en vue de Klinkwan. L'intérieur de sa maison était le seul de toute la côte nord-ouest pouvant rivaliser avec le magnifique intérieur de la Maison-de-la-baleine des Tlingits à Klinkwan, mais malheureusement, aucun élément intérieur de la maison d'Edenshaw ne nous est parvenu : seule une photo témoigne de sa splendeur.

 

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détail de la maison


Les poteaux intérieurs montrent le même insecte que les poteaux extérieurs, entre les bras d'un Ours aux mains humaines. Ces figures sont assises entre les oreilles de l'Oiseau-Tonnerre, dont le bec jadis proéminent est disparu, ne laissant qu'une mortaise. La petite porte en forme d'arche à travers la poitrine de l'Oiseau-Tonnerre n'est que symbolique et mène à un compartiment à l'arrière de la maison. Les planches qui formaient la cloison de ce compartiment sont disparues, mais elles devaient être très ornées.

 

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totem mortuaire de 1918



Les parois de la fosse étaient aussi sculptées et peintes avec soin. En fait, il y avait deux ensembles de parois, chacun supportant deux marches descendant vers la fosse du foyer. Les parois des terrasses étaient faites d'énormes planches taillées d'environ dix centimètres d'épaisseur et un mètre de largeur. Le rang du haut était constitué de coffres sculptés et peints alternant avec des boucliers de cuivre décorés avec recherche. Il y avait six cuivres et cinq boîtes de rangement de chaque côté, soit en tout vingt-quatre cuivres et vingt boîtes sculptées et peintes. La terrasse inférieure était bornée par deux cuivres (en position diagonale) et trois coffres, soit en tout huit cuivres et douze coffres. Soixante-quatre symboles de grande richesse entouraient donc la fosse de la maison.

 

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La maison de Henry Edenshaw à Klinkwan

 

Le dernier potlatch tenu à Klinkwan en 1901, avant que les Haïdas ne quittent le village pour aller s'installer à Hydaburg, a fait l'objet d'une photo célèbre. Tous les participants sont revêtus de leurs trésors -- couvertures chilkats, capes en cuir peintes, robes de cérémonie en peau d'ours et couvertures de troc ornées d'emblèmes aux contours faits de coquilles de dentale. Ils portent des ornements frontaux et des chapeaux de chaman pointus ainsi que des casques à emblème en bois sculpté. Des masques, des colliers de société secrète en écorce de cèdre, des hochets en forme de Corbeau et des tambours complètent le tableau immortalisé dans le nitrate d'argent. Ce potlatch a marqué une mutation du paradigme culturel, les fiers chefs de lignage, chacun ayant ses propres liens avec le surnaturel, devenant des salariés colonisés et vendant leurs trésors. Ronald Weber, un anthropologue du Field Museum de Chicago (qui possède maintenant beaucoup de ces objets cérémoniels), a identifié la plupart des personnes et des objets de la photo.

 

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dernier Potlach en 1901

 


En 1901, un potlatch a été organisé pour marquer le déménagement des habitants du village de Klinkwan à Hydaburg, en Alaska, ainsi que l'abandon de tous les objets cérémoniels. Parmi les participants figuraient (de gauche à droite) Robert Edenshaw (avec un tambour), Matthew Collison (à genoux, personnifiant le Grizzli-de-la-mer), un homme anonyme portant une couverture chilkat, Eddie Scott, Eddie Cojo, Donald Mikatla, Antkleg (Mike George), Ben Duncan et Nasank (le fils d'Adam Spoon).
La maison qui formait la toile de fond de ce potlatch portait le nom de Maison-debout. Le bâtiment appartenait au chef du village, dont le nom signifiait «on ne peut l'acheter», car il avait autrefois été propriétaire d'un cuivre qu'un chef rival avait été incapable d'acheter. C'était un cadre approprié pour cette dernière cérémonie.

 

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mât commémoratif


Ce mât commémoratif du village de Klinkwan, en Alaska, illustre le mythe de Qingi et de l'inondation. Lorsque survint la Grande Inondation, les habitants du village durent grimper sur le chapeau du chef pour ne pas être noyés. Ce mât a été exposé à la Century of Progress World's Fair de Londres, en 1951. Il est ici photographié dans la rotonde de l'ancien Musée canadien des civilisations, à Ottawa.

Acquis avant 1901 par George T. Emmons pour la collection de lord Bossom.

 

 

 

 Sukkwan

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maison de village de Sukkwan

Sukkwan est la forme haïda d'un nom tlingit signifiant Village-sur-la-belle-herbe-sous-marine, allusion aux algues comestibles qui y poussent. John Work affirmait que le village comptait 229 habitants dans la période entre 1836 et 1841, membres des moitiés du Corbeau et de l'Aigle. Sukkwan était situé sur une pointe, cinq maisons se trouvant du côté sud et sept du côté nord. John R. Swanton a consigné les noms de sept maisons, dont la Maison-du-Grizzli, la Maison-à- la-peau-d'écorce-de-cèdre, et la Maison-d'argile (parce qu'elle était peinte avec de l'argile). Une autre portait le nom de Maison-humide, d'après le nom d'une maison de Kiusta, le village d'où étaient venus les gens de Sukkwan.

Le mât de la maison centrale du côté nord comporte une figure des plus inusitées, celle du gendre paresseux tenant une petite Baleine dans chaque main. Il porte un haut chapeau de chef avec trois anneaux de potlatch, autour duquel s'enroule une étrange créature. À en juger d'après les côtes saillantes sur le dos et les cornes pointues, il s'agit peut-être d'un Chabot, fermement agrippé par le guetteur, tout en haut. Le gendre se tient sur un Wasgo (ou Loup-de-la-mer), entre les oreilles duquel la petite figure d'un chef est accroupie; à l'intérieur des oreilles, on voit des sortes de cornes recourbées. Le Wasgo a aussi un insecte dans la bouche, et un petit humain entre les genoux. Sukkwan fut abandonné à la fin des années 1890, et ce mât fut emporté au parc totémique de Hydaburg à l'occasion de travaux dans les années 1930.

 

 

Howkan

 

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village de Howkan photo colorisée

 

Howkan fut mentionné pour la première fois par John Work, qui dit qu'il s'agit d'un village assez important comptant 458 habitants. Le nom est tlingit. L'enseigne de vaisseau Alfred P. Niblack, qui a exploré la côte de l'Alaska pour la marine des États-Unis, prétend que les premiers habitants du campement appelé Kaigani ont transféré leurs quartiers d'hiver à Howkan. Certains demeuraient dans le petit village de Koianglas, juste en aval de Howkan, mais étaient en train de se fusionner avec Howkan à l'époque où il les a observés. Niblack affirme qu'en 1886 Howkan était prospère et comptait une population d'environ trois cents personnes en hiver.

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le vilage en 1904


Au cours des vingt dernières années du siècle dernier, des photos ont illustré la transformation rapide des maisons et des mâts dans tout le village. C'est peut-être la maison du chef Skowl qui a subi les changements les plus radicaux, qui lui ont cependant été apportés graduellement. Skowl était le chef de deux villages, Howkan et Kasaan. Sa maison de Howkan se trouvait près du centre. Après sa mort, à l'hiver 1882-1883, son successeur n'a pas tardé à ajouter un étage à la maison en perçant le toit de solives et en construisant une maisonnette de style européen par- dessus, avec balcon et décor tarabiscoté. Il a également ajouté des poutres sciées et cinq fenêtres sur la façade de la vieille maison.

 

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mât totémique



Le mât de la façade de la maison du chef Skowl comporte au sommet un aigle américain naturaliste flanqué de deux guetteurs traditionnels. En dessous, on voit une figure représentant le tsar de Russie avec chevelure flottante et barbe. Il porte un manteau à épaulettes et est debout entre les oreilles de l'Oiseau-Tonnerre, dont la tête, les ailes, la poitrine, la queue et même les pieds sont revêtus d'un incroyable plumage. À la base, un Ours debout a un insecte dans la bouche.

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totems


Un autre mât remarquable fut érigé vers 1885 devant la maison voisine de celle du chef Skowl. Une photo de ce mât, prise beaucoup plus tard, montre ses figures imbriquées aux détails complexes.

Le cimetière de Howkan est peut-être le plus élaboré des cimetières haïdas. Son élément le plus photographié est une grande figure de Grizzli-de-la-mer à deux nageoires dorsales, que sa dimension et la régularité des lignes ont protégé des intempéries pendant de nombreuses années. Une seconde particularité notable de ce cimetière est une façade peinte semblable à un écran d'intérieur recueilli par George T. Emmons à Howkan et qui se trouve maintenant au Musée canadien des civilisations. Ce dernier a acquis en même temps, pour la collection de lord Bossom, à Londres, un mât commémoratif qui est revenu sur notre continent dans les années 1960, après le décès de lord Bossom, et se trouve maintenant aussi au Musée canadien des civilisations.

 

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sculpture

 

 

 

Kasaan

 

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village de Kasaan et ses magnifiques totems

 

Kasaan est à l'origine un mot tlingit qui signifie Beau-Village. Le chef du village, du nom de Skowl, possédait une grande maison sise vers l'extrémité nord de la localité. Lorsque George T. Emmons s'est rendu pour la première fois dans le village en 1885, il a photographié la maison du vieux chef Skowl, qui venait de recevoir un tout nouveau revêtement extérieur de planches sciées. Le chef Skowl était aussi propriétaire dans le village d'une seconde maison dotée d'un mât de façade inusité.


Alfred P. Niblack a assisté aux cérémonies funèbres du vieux chef Skowl, mort au cours de l'hiver 1882-1883 :
    Conformément aux coutumes de la région, son corps a d'abord été exposé revêtu des vêtements de cérémonie des chefs. Il a ensuite été mis dans un cercueil et déposé, comme on le voit, sur une pile de boîtes contenant ses vêtements et tout ce qui lui servait lors des danses cérémonielles.
Ce mât, dressé devant une autre des maisons de Kasaan appartenant au chef Skowl, représente des missionnaires, des anges et des Aigles. Loin de célébrer l'arrivée de l'Église orthodoxe en Alaska, il ridiculise les jeunes hommes des villages qui voulaient devenir prêtres et abandonner les anciennes coutumes.

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maison du chef Skowl

Photo : A. Bergstresser, vers 1900.
MCC 71-4707



La maison de la danse qui appartenait au chef Shakes était aussi un bâtiment impressionnant; elle se trouvait juste derrière sa maison, la dernière à l'extrémité nord de la deuxième rangée. Sur le mât de façade, on observe davantage de motifs et de styles non haïdas que sur toute autre pièce; de fait, le seul élément traditionnel est l'Aigle, au sommet. Un autre Aigle, la tête d'un côté, est manifestement un aigle américain s'inspirant d'une pièce de monnaie ou de la figure de proue d'un navire. Parmi les figures du mât, on trouve trois Russes et un ange. Les Russes sont des prêtres revêtus de grandes robes flottantes, les mains croisées sur la poitrine -- ou levées vers le ciel, comme dans le cas de la figure du haut. L'ange, dont le visage est entouré sur trois côtés de motifs à plumes, est particulièrement délicieux. D'autres espaces, d'ordinaire remplis, sur les mâts haïdas traditionnels, de minuscules figures animales émergeant des orifices de figures plus grandes, sont ornés ici de motifs de vrilles et de feuilles s'inspirant des sculptures stylisées courantes à l'époque sur les navires. Ce mât a été transporté à Ketchikan, où on l'a placé au milieu de la circulation, à côté d'un tunnel. Il est difficile d'imaginer pire emplacement pour un trésor culturel tel que celui-ci.

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exposition de mât totémique et pirogue décorée


Soni-hat, dont le nom figure souvent dans les livres de comptes de la Compagnie de la Baie d'Hudson à Fort Simpson pendant une trentaine d'années à partir des années 1870, fut un autre chef important de Kasaan. On le voit sur un portrait de famille guindé à l'intérieur de la Maison-de-la-Baleine à Kasaan, juste avant le tournant du siècle. Entouré de trois générations de parents, il exhibe toutes ses possessions de chef : des ornements frontaux, une couverture chilkat et des jambières, une cape de cuir peinte, deux boucliers de cuivre, un bâton d'orateur et des piles de coffres remplis d'autres symboles de pouvoir. Un poteau d'intérieur de maison superbement sculpté apparaît derrière cet étalage d'opulence.

Le chef Soni-hat possédait également une maison dans la seconde rangée à l'extrémité sud de Kasaan, la Maison-de-l'Aigle. Sur chacun des poteaux d'intérieur, on voit une figure humaine aux grandes oreilles d'ours. Les positions asymétriques des mains et les oreilles d'ours indiquent qu'il s'agit d'un chaman, mais on ignore pourquoi il a choisi de représenter ce type de personnage sur ces poteaux. Soni-hat a fait don des sculptures de cette maison, étant ainsi le premier chef à répondre à une demande du gouverneur Brady, de l'Alaska (1897-1906), qui souhaitait que des mâts soient conservés dans un parc à Sitka.

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détail d'un mât totémique mortuaire


Le premier mât de Soni-hat comporte un gros Ours debout, sur lequel se tient un autre Ours aux mains dans une position asymétrique tenant une loutre par la queue (autre allusion aux pouvoirs des chamans). Au-dessus, encore, on voit un troisième Ours tenant une petite figure humaine (tirée du mythe de la Mère Ourse), debout sur deux têtes d'animal. À côté, on voit le Corbeau avec un bec retourné (tiré du mythe du Corbeau et du pêcheur de flétan), qui est surmonté d'une Baleine tenant une figure humaine et une Grenouille, puis d'un Ours à la langue tirée. Au sommet, deux guetteurs regardent dans des directions opposées.

Une maison postérieure mais tout aussi remarquable de Kasaan était aussi nommée Maison-de-l'Aigle. Son mât de façade se dresse depuis de nombreuses années devant les bureaux et le musée de la Heye Foundation, à l'angle de la 155e Rue et de Broadway, à New York. C'est le seul grand monument extérieur de la côte nord- ouest dans cette métropole. Sur ce mât, un Corbeau surmonte quatre anneaux de potlatch, émergeant de la tête d'un autre Corbeau, allusion au mythe du pêcheur de flétan. Les plumes des ailes du Corbeau pendent sous ses bras. La figure qui se trouve en dessous est tirée du mythe de la Mère Ourse; l'Ours est en train de dévorer le frère de la Mère Ourse, qui avait tenté de la sauver. À côté, on voit un Ours avec des grenouilles sur le front et dans les oreilles qui tient un Corbeau. La figure du bas est un Castor tenant un petit Castor derrière sa queue.

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intérieur de maison


Les poteaux d'intérieur de cette maison étaient tout aussi intéressants. Une paire montrait le Corbeau, avec la lune dans son bec. À l'intérieur du disque lunaire se trouvait le bébé Corbeau, allusion au récit racontant comment le Corbeau déroba le soleil, la lune et les étoiles sous les traits du petit enfant de la fille du Chef du Ciel. Sur l'autre paire de poteaux, on voyait une grande Mère Ourse debout avec un ourson entre les pattes, une Grenouille émergeant entre ses oreilles. Un labret gravé pendait à ses lèvres, et en dessous d'elle on voyait le Corbeau au bec cassé (du mythe du pêcheur de flétan).

Devant la Maison-de-l'Aigle, deux très vieux mâts se dressent, sculptés dans les années 1850 par l'artiste tlingit de renom Kadjis-du-axtc, dont les principales oeuvres (y compris les poteaux de derrière de la Maison-de-la-Baleine) se trouvent beaucoup plus au nord, aux environs de Sitka et de Klinkwan. On peut voir sur une vieille photo un magnifique casque à emblème orné d'un Chabot. Elle a été prise par Charles F. Newcombe en 1902, devant la Maison-de-l'Aigle, juste avant que l'objet ne soit recueilli par George T. Emmons pour lord Bossom. Le casque surmonte un énorme masque de 1,2 m de hauteur dont les yeux sont pourvus de volets mécaniques. Il est tentant de penser que ce grand masque est celui décrit par le révérend Jonathan Green lorsqu'il est allé à Kasaan en 1829. À cette époque, le masque recouvrait une figure funéraire contenant les restes du chef Cunnyha, celui-là même qui avait rencontré le capitaine George Dixon à Kiusta en 1787. Il a atteint un âge vénérable et est décédé à Kasaan vers 1820.

 

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mâts mortuaire

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 22/02/2015