Les Hurons-Wendat

 

 Hurons-Wendat
Les Hurons-Wendat en langue wendate sont une première nation de famille linguistique iroquoienne, originaire du sud de l'Ontario, au Canada.

Le nom
« Huron » leur a été donné par les premiers arrivants français à cause de la coiffure des hommes, semblable à celle des Mohawks et des Ojibwés, qui rappelait la hure du sanglier femelle en France.

L
ors du premier contact franco-wendat au XVIIe siècle (1609), les Hurons étaient, d'après les premiers Européens entrant en contact avec eux, organisés en une confédération decinq tribus ou peuplades distinctes : les Attignawantan, les Attignaenongnehac, les Arendaronon, les Tahontaenrat et les Ataronchronons.

Le
s Hurons se battaient contre les Iroquois avant l'arrivée des Français dans la région. L'alliance franco-wendate et les alliances formées par les Iroquois avec les Hollandais, puis avec les Anglais, ont imbriq cette guerre à celle des puissances colonisatrices. Fusils et couteaux en acier accrurent la mortali au sein des combats, et dès 1649, les Iroquois massacrèrent les Wendats. Les Iroquois prirent un grand nombre de captifs : après une année, suivant les coutumes iroquoiennes, les uns furent adoptés par mariage avec un membre de la tribu et les autres torturés puis tués.

Un group
e d'environ 300 Wendats catholiques se réfugia près de la ville de Québec suivant la dispersion de leur peuple par les Iroquois. Leurs descendants y vivent dans la réserve indienne de Wendake, aussi appelé le « Village Huron », situé à Lorette ville. Un autre groupe, les actuels Wyandots, s'enfuit vers l'ouest, où il trouva refuge dans les États actuels de l'Ohio et du Michigan.

Ver
s la fin du XVIIIesiècle, les Hurons de l'Ouest obtinrent une position d'importancesymbolique en tant qu'« oncles » de la Confération du Wabache qui combattait aux États-Unis dans les années 1790. Les descendants des Wendats de l'ouest sont divisés aujourd'hui en trois groupes : un certain nombre qui est resté dans le Michigan et l'Ontario (la Nation Wyandot d'Anderdon), un autre groupe conduit au Kansaset un troisième, le plus grand, dans l'Oklahoma.

 

 

 

 http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0a/Groupe_Huron-Wendat_Wendake_1880.jpg


 

 Groupe de Hurons Wendat de Wendake (Lorette) 1880

Le
s 3 000 Hurons-Wendats vivant au Québec sont pour la plupart catholiques et francophones, bien qu'il y ait actuellement un mouvement en faveur de l'étude et de l'utilisation de la langue wendate.

Les
Hurons-Wendats de Lorette ville sont connus depuis longtemps pour leur production d'artisanat et d'objets traditionnels, entre autres les mocassins et les raquettes de babiche (lanière de cuir d'orignal ou de boeuf).
 
 
                               
Localisation
Avant
1649, les Wendats disposaient d'un territoire au Canada et aux États-Unis. Ce territoire de 880 km2, la Huronie, était délimité par la rivière Niagara à l'est, la rivière Sainte-Claire à l'ouest, le lac Érié au sud.

Ap
rès leur défaite face aux Iroquois en 1649, un groupe d'environ 300 Hurons catholiques s'installe près de Québec, à Wendake.

L'anci
enne seigneurie de Sillery est revendiquée par ces gens de Wendake comme territoire huron, de même qu'une grande partie du comté de Roquemont et le territoire des « Quarante Arpents ».

Aps 1649, une autre partie des Hurons fuit vers l'Ouest et s'installe dans le Michigan et l'Ohio puis, aps le XVIIIe scle, ils sont divis en trois groupes : un dans le Michigan et l'Ontario (la Nation Wyandot d'Anderdon), l'autre au Kansas et le troisième dans l'Oklahoma,dans l'actuelleserve huronne de Wyandot.
Or
igine du nom
Le nom in
dien de la nation est Wendat, ce qui signifie « insulaire» en rapport avec leur lieu d'habitation sur la presqu'île de la baie Georgienne. Le nom « Huron » leur a été donné par les premiers arrivants français à cause de la coiffure des hommes, semblable à celle des Mohawks et Ojibwés, qui rappelait la hure du sanglier femelle en France.

Le
chant traditionnel des élèves du Prytanée Militaire de la Flèche (Sarthe, France) est appelé "le Huron". Quelques contacts entre les tribus Hurons (sous la férule de Max Gros Louis, alors chef de tribu) et ce lycée eurent lieu vers 1989.
Les Hurons formaient une confédération de cinq tribus distinctes, d'après les premiers Européens entrant en contact avec eux :

  • les Attignawantan peuplade de l'ours,
  • les Attignaenongnehac peuplade de la corde,
  • les Arendaronon peuplade du rocher,
  • les Tahontaenrat peuplade du Daim et
  • les Ataronchronons peuplade des Marais.

Ils c
ommercent et ont de bonnes relations avec les Pétuns et les Neutres, ainsi qu'avec certaines tribus de la Confédération des Cinq-Nations iroquoises et avec les Algonquiens de la vallée de l'Outaouais : les Outaouais, les Nipissings et les Algonquins.

A
vant l'arrivée des Français, ils sont en guerre avec les Iroquois, mais cette guerre régularise le poids démographique de chaque peuple, et les captifs sont souvent adoptés.

Le contact avec les Français

Le
premier contact avec les Français remonte à 1609, lorsqu'ils décidèrent de former une alliance militaire et commerciale avec Samuel de Champlain. Celle-ci fut effective en 1616. Les Français sont libres de circuler en territoire huron, et se doivent d'intervenir en cas de conflit. Cela entraîne d'ailleurs lesFrançais dans une guerre avec les Iroquois.

E
n 1615, des missionnaires collets sont envoyés chez les Hurons, suivis par les Jésuites en 1625. En 1633,dans le renouvellement de l'alliance, les Fraais ajoutent une clause : les Hurons sont tenus d'héberger des missionnaires chrétiens. Un nombre important de missionnaires jésuites se sont installés dans les années 1640 parmi les Wendats dont ils ont appris la langue et l'organisation sociale. Cependant, certains Huron sont un ressentiment pour les jésuites, allant jusqules considérer comme des sorciers, qui baptisent les gens à l'article de la mort et qui ne sont pas eux-mêmes touchés par les épidémies.

Le
s premières conversions datent de cette époque : en effet, le Huron chrétien a des avantages, car il peut acquérir des marchandises à prix bas, et surtout il peut posséder une arme à feu. Cependant, il se désolidarise du reste du village car il refuse d'aller au combat et de participer à des rituels non chrétiens.
 
Les Hurons sont en guerre contre les Iroquois avant même l'arrivée des Français. Les Attignawantan et les Attignaenongnehac se livrent à des combats contre les cinq tribus iroquoises de New York, et sont bientôt rejoints par les trois autres peuplades huronnes qui quittent la rive sud et la rive est de l'Ontario pour se joindre à eux.

L'origin
e de cette guerre est peu connue, cependant une tradition orale huronne raconte qu'à un endroit, sur la rive nord-est du lac Ontario, une cérémonie hivernale réunissait les Hurons et les Mohawks, une des principales tribus iroquoises. Un Indien Mohawk voulut faire interpréter un de ses rêves par un chaman huron, comme c'était la coutume chez eux. C'était un rêve très violent, dans lequel il était tué. Demandant au chaman huron d'interpréter son rêve, l'Iroquois fut tué par le chaman, qui prenait ce rêve pour la réalité (les Hurons pensant que les rêves sont des messages destinés à se réaliser dans la vie réelle). Le Mohawktué étant un personnage important, les Mohawks repartent et déclarent la guerre aux Hurons. Au XVIIe siècle cependant, les réalités géographiques, économiques et démographiques permettent une interprétation moins allusive du conflit. En effet, il peut s'avérer que le simple apport du métal puisse être à l'origine de la nouvelle situation.

L
es Amérindiens, par le commerce avec les Européens, découvrent l'apport technologique considérable que constituent les lames métalliques. La demande amérindienne est donc importante et croissante (jusqu'à devenir une dépendance). La contrepartie européenne, quant à elle, est simple : la fourrure, car en Europe, la mode est au feutre et le besoin en cuir est constant. Dès lors, l'accès aux marchandises européennes devient le moteur d'une chasse effrénée à la pelleterie. Mais, à ce titre, tous les Amérindiens ne sont pas égaux. En effet, l'axe de pénétration française du Saint-Laurent ainsi que l'alliance franco-huronne ont tôt fait d'imposer une division nord/sud de la région. Ainsi, par leur situation géographique (autour du lac Simcoe), les Hurons en tant que résidents sur les grandes voies de pénétration nord et ouest, sont rapidement incontournables dans la région (le nord et l'ouest des grands lacs s'avérant bien plus riche en peaux que le sud). De plus, les Iroquois, déjà bloqués dans leurs propre pays par leurs (autres) nombreux ennemis (Mohicans à l'est, Nation du feu au sud et à l'ouest), ne peuvent accéder à des zones de chasse plus étendues.

Le facteur
démographique est également à prendre en compte. L'impact des guerres et des épidémies sur la population iroquoise est énorme. La pratique iroquoise veut que l'on pallie les variations de populations en adoptant des membres d'autres tribus. Ainsi, les raids et l'assimilation de larges pans de la société huronne se feront de façon de plus en plus systématique.

En 1
647, une tentative de paix échoue, refusée des Mohawks et des Sénécas, et les conflits reprennent en 1648.

En rais
on de leur infériorité numérique (liée aussi aux maladies apportées par les missionnaires) et de l'alliance des Iroquois avec les Hollandais puis avec les Britanniques et d'autres nations indiennes, les Hurons perdent peu à peu la guerre, qui devient de plus en plus destructrice avec l'utilisation d'armes européennes (fusils, couteaux).

Les Hur
ons n'étaient, bien entendu, pas démunis de ces armes, mais il existe à ce titre une différence notable entre Hurons et Iroquois. Ainsi, en Nouvelle-France, le commerce d'armes à feu était soumis à la règlementation du gouverneur, et sous contrôle des suites.Ces armes n'étaient donc distribuées qu'avec beaucoup de parcimonie, aux seuls convertis amérindiens (et encore), alors que le commerce des armes à feu avecles autochtones est libéralisé par les hollandais (on estime à 300 ou 400 le nombre des arquebuses ainsi vendues entre 1639 et 1645).

Les
Iroquois prennent le principal village des Teanaostanaies, représentant 10 % de la population huronne, ce qui suscite la peur à l'intérieur du pays, les femmes refusant d'aller cultiver les champs, ce qui provoque une famine. Puis, les Iroquois lancent des assauts sur les principaux villages hurons, faisant de nombreux morts et blessés, notamment à Saint-Louis, mais ils sont repoussés à Sainte-Marie par les Hurons, qui tirent avantage des fortifications françaises. Se voyant tout de même vaincus, les Hurons vident leurs villages et décident de se disperser. Les Iroquois ont pris durant la guerre un grand nombre de captifs ; les uns sont adoptés, les autres tués. Les Hurons étaient affaiblis par les maladies européennes, telle la petite vérole.
 

Après 1649, certains Hurons fuient vers l'ouest et ils trouvent un sanctuaire dans les États actuels de l'Ohio et du Michigan : c'est ce peuple-ci qui a reçu l'appellation de « wyandot(te) » par les Anglo-Américains (notamment dans le roman de James Fenimore Cooper, Wyandotte, publié en 1843). Aujourd'hui dans l'actuel Oklahoma se trouve la réserve Wyandot.

Le
groupe le plus important fuit les Iroquois jusqu'à la baie Georgienne, les Wendats hivernent à l'île Chrétienne, une grande partie de leur population meurt de faim, à cause du manque de nourriture et de places. Les Jésuites, qui avaient temporairement déménagé leur mission à cet endroit, sont tués en même temps et seront connus sous le nom de martyrs canadiens. Au printemps 1650, les principaux Wendats se réunissentet décident d'aller s'établir à Québec. Peu après, les Wendats sont dispersés : une petite partie s'installe chez les Tionontates mais ils sont la cible d'attaques iroquoises, puis ils iront se réfugier dans le Michigan.

De
toutes les tribus huronnes, seuls les Tahontaenrat demeurent unis et vont s'installer dans le pays des Neutres puis, en 1650-1651, ils vont s'établir dans le pays Sénéca et sont naturalisés Iroquois.

Un
petit groupe de Wendats catholiques s'est réfugié près de la ville de Québec ; leurs descendants y subsistent dans une réserve appelée Wendake ou Village-des-Hurons.

L'installation à Québec (1650-1700)

Env
iron 300 Hurons décidèrent donc de s'installer dans la région de Québec. Mais les Iroquois continuent à venir les harceler. Assez rapidement, ils établissent leur village près de Québec mais le déplacent souvent, afin de trouver un terrain approprié : ils habitent successivement l'île d'Orléans, Québec, Sillery, Beauport, Notre-Dame de Foye et L'Ancienne-Lorette, avant de se fixer à la Nouvelle-Lorette, où ils habitent encore aujourd'hui.

Lorsque
les Français signent une paix exclusive avec les Iroquois, en 1653, les Hurons doivent se défendre seuls.
E
n 1697, les Hurons s'installent définitivement à la Jeune-Lorette.

Alors
connu sous le nom de «Village-Huron », en 1985 l'emplacement aussi appelé « Roreke » en langue Huronne  en  lien  avec  le terme « Lorette » change pour « Wendake » en l'honneur de l'ancien pays.
L
e XVIIIe et le XIXe siècle.

Au
x États-Unis
V
ers la fin du XVIIIe siècle, les Wendats de l'Ouest obtiennent une position d'importance symbolique, comme « oncles » de la Confédération du Wabache, qui combat aux États-Unis dans les années 1790. Les descendants des Wendats de l'Ouest sont divisés aujourd'hui en trois groupes : un certain nombre qui est resté dans le Michigan et l'Ontario (la Nation Wyandot d'Anderdon), un autre groupe conduit au Kansas par le gouvernement des États-Unis en 1842 et un troisième (le plus grand) dans l'Oklahoma. Le gouvernement américain, considérant les Hurons comme assez civilisés, les émancipera en 1855. Ceux qui refuseront la citoyenneté américaine seront transférés dans la réserve de Wyandot en Oklahoma.
Au Québec

La comm
unauté huronne du Québec ne compte au début du XVIIIe siècle qu'une centaine d'habitants. Elle établit aux "Quarante Arpents", territoire cédé par les Jésuites au Hurons, une communauté satellite en 1742.
 
 
 
 

 

 

 

 
 
 

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Date de dernière mise à jour : 23/02/2015