Les Inuits

 

 

Inuits

 07038 07009 1
 
07008 1
 
représentation de scènes de la vie des Inuits représentation de scènes de la vie des Inuits  représentation de scènes de la vie des Inuits 

 

Les Inuits sont un groupe de peuples autochtones partageant des similarités culturelles et une origine ethnique commune vivant dans les régions arctiques de l'Amérique du Nord. Il y a environ 150 000Inuits vivant au Canada et aux États-Unis.
B
ien que la Conférence circum polaire inuite regroupe également lesYupiks de l'Alaska et de la Sibérie, ceux-ci ne sont pas des Inuits dans le sens d'une descendance thuléenne. Les Inuits ne sont pas considérés commedes Amérindiens puisque leurs ancêtres seraient venus en Amérique plusieurs millénaires après l'arrivée des Paléo asiatiques, les ancêtres des Amérindiens. En fait, les Inuits sont davantage similaires aux peuples habitant les régions arctiques asiatiques qu'aux peuples amérindiens. Il ne faut pas non plus confondre les Inuits avec les Innus qui sont un peuple amérindien vivant dans la forêt boréale canadienne du Nord-Est du Québec et du Labrador.

 

6a00d8341ce44553ef01539182f3ff970b 
homme Inuit


Le terme « inuit » signifie « gens, » « humain, » ou « personne » en inuktitut et en groenlandais. Puisque ce sont les deux langues inuites les plus parlées, c'est le terme qui a été retenu. Il s'agit en fait d'un nom pluriel dont la forme singulière est « inuk » et la forme du elle est « inuuk. » Cependant, en français, tel que recommandé par l'Office québécois de la langue française, on utilise seulement le mot « inuit » et on l'accorde en genre et en nombre comme un mot français, c'est-à-dire un « Inuit, » une «Inuite, » des « Inuits» et des « Inuites. » En français, le mot « inuit » est également utili en tant qu'adjectif qui est accordé de la me façon. Les autres langues inuites ont un terme ayant la même racine étymologique pour ce mot, par exemple « inughuit » en tunumiit (en) et « iivit »en tunumiisut.

L
es peuples des régions arctiques étaient auparavant communément désignés « les Esquimaux » (Eskimos en anglais.) Ce terme ne désigne pas exclusivement l'ethnie inuite puisqu'il inclut les autres peuples autochtones vivant dans l'Arctique. Les Inuits de l'Alaska sont appelés Iñupiat. EnAlaska, les termes « Esquimaux »ou «natifs » sont préférés pour désigner l'ensemble des peuples autochtones de la région incluant les Iñupiat etles Yupiks puisque ces derniers n'appartiennent pas à l'ethnie inuite. En fraais, le terme« Esquimaux »est à éviter en français, surtout au Canada où il peut même parfois être considéré comme péjoratif, le terme « Inuits » étant préféré. Au Groenland, les Inuits se désignent comme Groenlandais ou Kalaallit en groenlandais.

L'et
hnologue danois William C. Thalbitzer a rapproché les Inuits et leur nom des Aïnous, une ethnie du Japon et de la Russie, et de leur nom sur le radical « innu », d'autant que les mythes fondateurs des deux communautés sont très semblables.


H
istoriquement, les Inuits étaient un peuple de chasseurs nomades. De nos jours,la grande majori des Inuits sontdentaires, mais une grande partie vit toujours de la chasse et de la pêche.

Igloo esquimos arctic bay
 
habitation (igloo) et scène de la vie courante


Plusieurs questions politiques se posent au sujet des Inuits, principalement des revendications territoriales. Au Canada, ils sont représentés par l'Inuit TapiriitKanatami. En fait, le plus important processus de revendication territoriale dans l'histoire du Canada a mené, en 1999, à la création du Nunavut, un nouveau territoire conçu comme patrie d'une grande partie des Inuits du Canada et dont le nom signifie « notre terre » en inuktitut, la langue principale des Inuits canadiens. De plus, afin de répondre aux revendication des Inuits de la région du Nunavik dans le Nord du Québec, le gouvernement québécois a créé l'Administration régionale Kativik dans le cadre de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois.

Culture de l'Indépendance

Dans l
'extrême Nord de la calotte glaciaire du Groenland, sur les rives du fjord Indépendance (Terre de Peary), Eigel Knuth, en 1948, découvre les restes de la population la plus septentrionale du globe qui vivait dans la région la plus isolée et désolée de tout l'Arctique. Ces vestiges de campements, situés sur les paliers de plage les plus hauts, donc les plus anciens, remonteraient selon la datation au radiocarbone entre 2000 et 1700 ans av. J.-C. On a retrouvé plus tarddes sites d'occupations semblables dans d'autres endroits du Nord du Groenland ainsi que sur les îles d'Ellesmere, Devon et Cornwallis dans le Haut-Arctique canadien. Dans le Nord du Groenland et sur l'île d'Ellesmere, les gens de l'Indépendance I semblent avoir chassé le bœuf musqué principalement. En revanche, sur l'île Devon, on a trouvé de bonnes quantités d'os de phoque, de morse et d'ours polaire. Comme les Esquimaux polaires du XIXe siècle, les gens d'Indépendance ne chassaient que très peu le caribou. À cause de cette particularité, on pense que leurs vêtements étaient plutôt confectionnés de peaux de bœuf musqué, d'ours polaire, de renard, de lièvre ou d'oiseaux. À titre d'exemple, le caribou étant totalement absent des îles Belcher à l'arrivée des premiers étrangers, les habitants de Sanikiluaq s'habillaient d'anoraks confectionnés entièrement de peaux d'oiseaux.
Anorak a capuchon inuit
 
anorak en peau d'oiseau

Les
campements sont formés de une à quatre tentes familiales, munies d'un foyer ouvert au centre avec des espaces de couchage de chaque côté. Chaque tente pouvant abriter quatre à six personnes, un village regroupait donc vingt à trente résidents. Les petites quantités de charbon de bois (saule arctique et bois flotté) et d'os carbonisés laissent croire que le feu était un luxe très occasionnel. Ils ne construisaient pas d'igloo et ne possédaient pas de lampe à huile. Leurs tentes étaient probablement couvertes de lourdes peaux de bœuf musqué soutenues par des poteaux de bois flotté. Les outils fabriqués d'éclats de pierre, les micro-lames, les burins pour travailler l'andouiller et l'ivoire, les grattoirs pour préparer les peaux et les pointes de projectiles sont vraiment de facture néolithique. Il n'y a aucune ressemblance avec l'outillage inuit plus récent. Ils ne connaissaient pas le traîneau à chiens et ne fabriquaient pas d'embarcations pour se déplacer. En conclusion, bien que l'on sache peu de chose sur la vie des petits groupes de l'Indépendance il est supposé qu'ils ont sûrement eu une vie très difficile où la famine revenait régulièrement durant les longues nuits polaires et le froid intense de l'extrême Nord du Canada et du Groenland. La majorité des matières premières retrouvées dans les sites d'occupation est de provenance locale. Il ya peut-être une exception avec des os de morse échangés avec des gens vivant sur les rives entourant la polynie du Nord.
Images 28
 
tente inuit

C
ulture prédorsétienne

L'occ
upation des premres populations de la Tradition microlithique de l'Arctique se concentre principalement dans la région au nord de la baie d'Hudson, sur la rive nord du détroit d'Hudson et autour du bassin de Foxe. Les régions méridionales de l'archipel arctique canadien étaient beaucoup plus riches en ressources alimentaires que le Haut-Arctique. Dans la région d'Igloolik, un site daté au radiocarbone indique qu'il est vieux de 3 900 ans. C'est en 1000 avant J.C., que les Prédorsétiens traversent dans l'arctique québécois (Nunavik) par les îles Nottingham et Salisbury pendant que les Dorsétiens occupent les îles du Haut-Arctique et la côte nord-ouest du Groenland.
Kayak inuit
 
en haut kayak de mer /en bas canoe inuit

Bien qu'il y ait
plusieurs similitudes entre l'outillage des Prédorsétiens et ceux de l'Indépendance, la ressemblance est encore plus prononcée avec les groupes microlithiques de l'Alaska. Ces derniers auraient quitté leurs territoires alaskains pour se répandre dans une grande partie du Bas-Arctique oriental, quelques siècles après les groupes d'Indépendance. À l'inverse de ces derniers, les campements des Prédorsétiens semblent avoir été utilisés sur plusieurs générations. On y a même trouvé lors de fouilles, de petites lampes à huile qui devaient servir à brûler de la graisse pour donner de la lumière et un peu de chaleur. On a aussi trouvé des cercles de détritus qui permettent de penser qu'ils se construisaient des igloos bien qu'aucun couteau à neige n'ait encore été trouvé. Ils avaient également des chiens sans le traîneau et que l'arc et la flèche faisaient partie des armes de chasse.
Arc et fleche inuit
 
Casque de bois
arc et flèche inuit
casque en bois

Culture
Saqqaq du Groenland

Le Sa
qqaquien est la culture que l'on retrouve principalement dans la région de Saqqaq et Sermermiut sur late ouest et sud-est du Groenland. Le territoire s'étend du district de Thulé au nord jusqu'au district de Nanortalik au sud. Du côté est, de la pointe sud de l'île jusqu'à la baie Scoresby (en) vers le nord. Il semblerait qu'un nombre assez important d'individus ont occupé cette riche région côtière du Groenland. Leur mode de subsistance reposait principalement sur le caribou et les petits mammifères marins. Les fouilles démontrent qu'ils exploitaient toutes les niches écologiques disponibles. Des ossements d'au moins 45 espèces de vertébrés ont été retrouvés ainsi que les restes de mollusques. Par l'examen des outils, ils chassaient la baleine, le phoque, les mammifères terrestres, les oiseaux en grand nombre et le poisson en y incluant la morue et l'omble chevalier.
Saqqaq1
 
saqqaq de nos jours

Les
sites archéologiques saqqaquiens démontrent qu'il existait un large éventail d'habitations allant de la double maison semi-souterraine avec passage commun jusqu'à la simple tente. Pour la fabrication de l'outillage, ilsutilisaient plusieurs sortes de pierres locales, du bois, des os, des andouillers, de l'ivoire et des peaux. Les pierres de taille étaient sûrement la matière première d'échange entre les Saqqaquiens. Le bois de dérive, les andouillers et l'ivoire ont aussi été objets de commerce entre les diverses régions habitées de ce groupe culturel. Lorsque les Saqqaquiens disparaissent du Groenland, ils sont remplacés par les gens d'Indépendance.

Cul
ture de Denbigh en Alaska

Les gens de Denbigh vécurent dans le Nord de l'Alaska, il ya 5 000 ans (A.A.). Ils vivaient dans la toundra à la poursuite d'animaux pour la nourriture, les vêtements et les abris. En 1948, l'archéologue américain Louis Giddings excave au Cap Denbigh (Alaska),sur lacôte de la mer de Béring, des microlames de chaille et d'obsidienne qui ressemblaient à celles trouvées précédemment dans le sert de Gobi (Paléo etmésolithique asiatique).Giddings remarque également que les pointes de projectiles ont des similitudes avec celles des Paléoindiens et des cultures archaïques du Nouveau Monde. Le nom de cette culture, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, vient donc de la situation géographique de cette première découverte.Ils passaient l'été sur les côtes de la mer de Béring et durant les autres saisons, à l'intérieur des terres à la recherche de caribou et de poissons anadromes.
08101
 
Denbigh Alaska

Ce groupe culturel
est connu pour ses outils de pierre taillée comme les grattoirs, les pointes de projectile, les outils pour le travail de l'os, les lames et les gouges. Le Denbighien est très proche culturellement des trois autres entités nommées les Paléoesquimaux anciens précédemment décrits. Les origines exactes de cette culture ne sont pas très bien connues. La technologie microlithique a sûrement pris racine dans la tradition paléolithique de l'Alaska et plus sûrement dans la culture paléosibérienne. Toutefois, les Denbighiens sont les ancêtres de toute une série de cultures alaskaines : Baleinières anciennes, Choris et Norton.

 

 

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Date de dernière mise à jour : 24/02/2015