GUERRES EPIDEMIES (1604-1763)

 

 

À l'est : premières colonies, guerres, épidémies, fourrures (1604–1763)

Vingt-cinq ans avant la première colonie durable, en 1578, le Breton Troilus de Mesgouez, Marquis de la Roche (1540-1606) reçoit une mission correspondant à ce but. Malheureusement son bateau coule en 1584 dans la tempête. De 1598 à 1603, des forçats montent une colonie de courte durée sur l'île de Sable, où ils trouvent les restes d'une colonie précédente.

 

 Troilus de Mesgouez Marquis de la Roche / carte de l'ile des Sables
Troilus de mesgouez  Index 14 

 

En 1604 une flotte fait une expédition, à laquelle prend part Samuel de Champlain pour établir une colonie sur l'île Sainte-Croix à l’embouchure du fleuve Sainte-Croix, qui fait la frontière entre le Maine et le Nouveau-Brunswick. Cependant, un an plus tard, elle est déplacée vers le fort de Port Royal, face à la ville actuelle d'Annapolis Royal.

 

 Samuel Champlain  /  Ile Sainte Croix

 Samuel champlain

 Ile ste croix

 

Bientôt suivent d'autres installations fortifiées, comme le Fort La Tour sur le fleuve Saint-Jean, où les Malécites viennent troquer des marchandises européennes. Mais le transfert de la colonie vers Port Royal dans le territoire des Micmacs a des suites.

 

 Fort Royal / Fort Saint Louis / Fort la Tour

 Fort port royal

Fort st louis 
Fort de la tour

 

Dès 1607 une guerre éclate entre les Pentagouets, sous la direction de leur chef Bashabes, qui ont acquis une grande puissance avec des armes françaises, et les Micmacs Tarrantiner. Cette guerre des Tarrantiner, qui exprime la rivalité dans le commerce des fourrures, dure huit ans. Les Micmacs vainqueurs se retirent vers le Massachusetts, mais y sont atteints par une terrible épidémie, qui tue entre 1616 et 1619 environ 4000 sur les 10 000 Micmacs. D'autres tribus sont encore plus touchées. Comme l'a montré la Guerre des Pequots de 1637, les colonies du sud sont un sérieux danger pour la simple survie, car pour la première fois, une tribu entière est éliminée à dessein

 

 Chef Pentagouets  / Champlain  /  tessouat_chef Kichesipirinis

170px petaki penobscot 


Champlain 
Tessouat chef kichesipirinis

 

En 1608, Champlain fonde la ville de Québec. En 1613, les marchands de Port Royal doivent se retirer plus au nord vers Tadoussac, parce que les Anglais ont incendié leur colonie. La même année, il y a une sanglante querelle avec les Béothuks qui ont été battus par les Micmacs alliés des Français et armés par eux avec des fusils.

Bientôt, on envoie des coureurs des bois, qui vivent parmi les Indiens, tandis que les commerçants convertissent leurs forts en centres de troc. Les quelques fleuves navigables, comme la rivière des Outaouais jouent un grand rôle. Sur eux, des tribus comme les Kichesipirinis prétendent dès 1630 avoir un monopole de passage. D'ailleurs, dès 1660, de grandes quantités de fourrures proviennent des territoires du Lac Supérieur et des Lakotas. En 1669, une station de Baie-James livre les premières fourrures à Londres, sous l'influence de la compagnie de la Baie d'Hudson. La rivalité entre Français et Anglais ne fait qu'augmenter.

 

2 2 champlain route 1953 Fortstjeanpeachey1790 Lakota

 

En 1686, des Français essaient de brûler cette station.
Quelques années plus tard, les Français poussent jusqu'au golfe du Mexique et fondent la Louisiane.
Certes, ils échouent dans leur tentative d'aller à la côte ouest, mais ils prennent des contacts avec les Indiens jusqu'au Mississippi supérieur, et même pour une courte période jusqu'à Santa Fé, en territoire espagnol. Les compagnies de commerce dominent les événements.
Cependant la guerre de Sept Ans (1754–1763) amène la fin de l'époque française. Les Français demeurés au Canada demandent avec succès de conserver leur confession, ce pourquoi de nombreux Indiens convertis par des missionnaires catholiques restent aussi catholiques. À part cela, une concurrence sans limite s'installe sur le plan des missions, ce qui fait que le monde de nombreuses Premières Nations est resté jusqu'à présent un patchwork confessionnel. Les unions entre hommes français et femmes indiennes sont tellement nombreuses que leurs descendants forment leur propre nation : les Métis.

 

 

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Date de dernière mise à jour : 31/12/2014