LUTTE POUR LES DROITS

 

Lutte pour l'égalité des droits 
(depuis la première Guerre mondiale)

Mise en valeur des conseils de tribus 
séparation des Métis et des Inuits

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 Déjà pendant la première Guerre mondiale, des essais sont faits pour organiser de manière cohérente la résistance contre les empiètements sur les réserves, sans que cela ne devienne, comme aux États-Unis, des essais d'organisation pan-indiennes (Brotherhood of North American Indians, Fraternité des Indiens nord-américains).

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Brotherhood of North American Indians

 C'est ainsi que naît en 1916 l’Allied Tribes of British Columbia (en) (Tribus alliées de Colombie-Britannique, ATBC), une organisation d'alliance de 16 groupes de tribus de l’Indian Rights Association (Association pour les droits des Indiens), avec le groupe des Interior Tribes of British Columbia (Tribus de l’intérieur de la Colombie-Britannique), pour se défendre contre les conclusions de la commission McKenna-McBride.

The siberian brotherhood
Buffalo Bill et des représentants de l'ATBC

 

Cependant, avec l'interdiction en 1927 de réunir des moyens pour financer des procès, l'organisation se dissout. En 1919, le chef Mohawk, et vétéran de la guerre Fred Loft (1861-1934) fonde en Ontario la Société des Indiens du Canada, analogue à la Société des Nations. Elle arrive parfois à intégrer des Indiens de l'ouest, bien que le ministère compétent essaie de retirer à Loft son statut d'Indien.

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chef Fred Loft 1861-1934 peuple Iroquois

 

En décembre 1926, en réaction aux difficultés croissantes du passage entre Canada et États-Unis, naît la Six Nations Defense League (Ligue de Défense des Six Nations), qui deviendra Indian Defence League of America (Ligue de défense des Indiens). L'organisation initiée par le chef Tuscarora Clinton Rickard défend jusqu'à maintenant les tribus dont le territoire traditionnel a été coupé par la frontière.

Chef tuscarora clinton rickard 6indians
chef Tuscarora Clinton Rickard  ligue des 6 Nations

Même après 1945, les essais comme la North American Indian Brotherhood, créée en 1946, en raison d'un manque de soutien et d'une répression (surtout en Saskatchewan), auxquels s'adjoignent des problèmes d'organisation, et la fraternité s'effrite en 1950 en fractions régionales. Par contre, les premiers conseils tribaux — conseil tribal des Dakotas Ojibwés (1974) et des Nisga'a — voient le jour, et c'est une forme d'organisation que tout le pays va adopter.

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carte des différents traités

 

Pression d'assimilation renforcée

 

 Bien que les recherches aient montré l'effet destructeur de la politique d'assimilation, des anthropologues distingués comme Diamond Jenness demandent des efforts renforcés pour amener des individus considérés comme mineurs au style de vie euro-canadien. À la fin des années 1940, la Saskatchewan fait un début. L'adaptation au travail salarié et l'exil vers les métropoles paraissent des buts de progrès, même contre la résistance des peuples premiers.

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Il s'y ajoute la concession de droits, notamment du droit de vote provincial pour les Indiens qui ne vivent pas en réserve (Colombie Britannique 1947, Manitoba 1952, Ontario 1954), droit généralisé à tout le pays en 1950. En 1951, l'interdiction du potlatch et de la danse du Soleil est levée. En 1960, tous les Indiens peuvent participer aux élections à la chambre basse, droit que possédaient les Indiens des États-Unis depuis déjà 40 ans. En 1969, le ministre des Affaires Indiennes Jean Chrétien exige la suppression de la loi des Indiens, et la récupération de toutes les réserves. La décolonisation mondiale retire au gouvernement le terrain argumentaire pour le maintien du modèle colonial, mais les Indiens se défendent contre la suppression sans compensation de leurs droits.

Colombie britanique Manitoba generalmap Ontario
  220px jean chretien 2010  

En 1961 naît le National Indian Council (Conseil national indien), qui représente trois des quatre principaux groupes d'Indiens : les Indiens (par statut ou par traité), les Indiens hors statut (on en compte 126 000 en 2007 tandis qu'ils n'étaient que 104 000 six ans auparavant) et les Métis (300 000 contre 291 000). La première priorité est donnée à l'unité des peuples indiqués. Mais en 1968, leurs intérêts divergents font exploser l'organisation, et les représentants des Indiens statutaires ou par traité forment la National Indian Brotherhood (Fraternité indienne nationale), tandis que les deux autres groupes se liguent en un Native Council of Canada (Conseil des aborigènes du Canada). Il en sort le Congress of Aboriginal Peoples, (CAP) (Congrès des peuples aborigènes), qui se voit le porte-parole des Indiens hors-statut, mais aussi des Indiens hors-réserve, et des divers Indiens disséminés, ainsi que des Métis. À cette époque les exigences d'assimilation totale continuent à s'exprimer.

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National Indian Council 

En 1962, pour la première fois, un groupe d'anthropologues critiquent le concept d'assimilation (Dunning). L'étude entreprise pour le compte du gouvernement par Harry Hawthorne en 1966/67 demande son retrait, que Hawthorne avait déjà demandé en 1958. Cependant, il demande une intégration, sous la forme de tous les droits et devoirs d'un canadien non-indigène, avec en plus certains droits réservés aux indigènes (nommés Citoyens plus). Une double stratégie doit soutenir les Indiens des réserves, et intégrer les urbains. Les chefs de l'Alberta soutiennent cette position à partir de 1970. Après l’échec de Trudeau en politique indigène, un changement de direction a lieu. Plus de droits sont accordés aux tribus, et en premier, les écoles leur sont confiées (à partir de 1971).

 

 

  

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Date de dernière mise à jour : 30/12/2014