SOULEVEMENTS ET 1ER TRAITES

 

Soulèvements et gouvernement autonome, 
premiers traités de nation à nation (depuis environ 1990)

Du 11 juillet au 26 septembre, il y a eu un soulèvement des Mohawks au Québec, près de la ville d'Oka. Cette crise d'Oka a été déclenchée par des querelles avec les habitants de la ville. Au bout d'un an, une commission publie un rapport, qui confirme l'existence d'un problème des Premières Nations. Ceci comporte principalement la pauvreté, la mauvaise santé, les problèmes d'alcool et de drogues, l'effondrement des structures familiales et un taux d'assassinats élevé. La commission recommande au gouvernement d'organiser une base équitable et durable pour la coexistence avec les Premières Nations, en y comprenant un soutien matériel pour l'amélioration de leurs moyens d'existence, et la création d'un parlement propre, destiné à représenter leurs intérêts. Apparemment, la crise d'Oka est la première dispute violente à jouer un rôle même dans les médias nationaux. Des disputes précédentes, comme sur le Fraser vers 1970 n'avaient rempli que les journaux locaux. En 1995, des troubles surviennent encore, cette fois en Ontario. Dans cette crise d'Ipperwash, Dudley George, un Ojibwé, perd la vie.

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Brian Mulroney

En 1990, le gouvernement canadien de Brian Mulroney a été mis dans l'embarras par les problèmes soulevés avec les territoires francophones, qui se sentaient ignorés dans le processus constitutionnel. C'est pourquoi Mulroney cherche le soutien des Premières Nations et promet l'installation d'un commission, qui sera connue sous le nom de commission Erasmus-Dussault. Elle propose en 1996 le gouvernement autonome des Indiens. Le gouvernement devrait négocier sur une base de nation à nation. En outre, elle propose de forcer une égalisation des niveaux de vie à la moyenne nationale, par une allocation pouvant aller jusqu'à 2 milliards de dollars canadiens.

En 1993 ont lieu en Colombie britannique les premières négociation de traité avec les Premières Nations, parmi lesquelles les Nisga'a au nord de la province sont les premiers à obtenir un traité définitif. Dans le territoire du Yukon, la plupart des tribus ont commencé des négociations avec les gouvernements de Whitehorse et d'Ottawa, et elles ont conduit à des traités complexes. On y trouve des règlements sur les terrains à coloniser, qui devraient revenir aux tribus, elles reçoivent aussi souvent des droits de chasse sur l'ensemble de leur territoires traditionnels, mais elles sont restreintes à des territoire plus petits pour leurs droits à utiliser le sol, et à des domaines encore plus petits pour l'accès aux gisements souterrains. En tous cas, l'exploitation ne doit être faite que par de la main d'œuvre indienne. Au sein du territoire strictement tribal, il y a une législation autonome, dans le territoire une représentation améliorée. À ceci viennent s'articuler les territoires protégés et les monuments historiques dans les règlements, ainsi que la promotion des cultures régionales.

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Amérindien Nisga'a

Au début de 1998, le gouvernement canadien s'excuse formellement auprès des aborigènes pour la manière dont ils ont été traités dans le passé. Les Églises se sont aussi excusées pour les relations dans les residential schools. Cette évolution a été très récemment suivie aussi aux États-Unis En janvier 2007, l'Église anglicane du Canada nomme pour la première fois un évêque pour tous les Indigènes. Début mars 2008 a lieu à Vancouver une « marche sacrée » de l’école de Théologie au Musée d'Anthropologie, pour demander une commission pour « la vérité et la réconciliation », démonstration qui se généralise à l’ensemble du pays. Le 11 juin 2008, le Premier ministre Stephen Harper s'excuse pour les conséquences individuelles et culturelles du système scolaire, quatre mois après le gouvernement de l’Australie.

Vancouver

Musée d'Anthropologie

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marche sacrée

Néanmoins, la lutte pour les droits des Indiens continue. De 1999 à 2001, il y a eu des débordements dans le Nouveau-Brunswick pendant une dispute sur la question de savoir si les Micmacs de la Première nation Burnt Church pouvaient pêcher le homard également hors saison. Cette question de pêcheries est très complexe, et encore non résolue. En novembre 2009, les Ahousaht, Ehatteshaht, Mowachaht/Muchalaht, Hesquiaht et Tla-o-qui-aht de l’île de Vancouver se plaignent de l’autorisation de la pêche commerciale(Ahousaht Indian Band And Nation v. Canada Attorney General, 2009 BCSC 1494).

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Shawn Alteo représentant les Ahousaht Mowachaht / Hesquiaht Tla-o-qui-aht Joe Martin scultant un totem

Une question aussi fondamentale a été celle de l'impasse du lac Gustafsen en Colombie Britannique, violemment soulevée en 1995. Il s'agissait là de revendications territoriales des Secwepemc au bord de ce lac, non loin de 100 Mile House. Pour le siège d'un mois des occupants, il a fallu 400 policiers et 5 hélicoptères, et un homme a perdu la vie. Un des occupants, James Pitawanakwat, a fui vers les États-Unis et y a obtenu l'asile politique, pour la première et seule fois pour un Indien. Dans le jugement, la juge Janice Stewart du tribunal de district, dans l’Oregon, a reproché au gouvernement canadien l'occupation d'un terrain jamais cédé. Il a été montré récemment que la question n'est en rien réglée, dans le conflit territorial de Caledonia, que l'on a connu en 2006 et qui durait toujours début 2008, ou dans le blocus de la Première nation Grassy Narrows, qui a lieu depuis 2002, et qui n'a montré encore que quelques progrès. Aujourd'hui encore, le niveau de vie est très précaire. En 2005, la crise de l'eau potable de la Première nation des Kashechewan a suscité l'intérêt des médias nationaux, quand on a découvert une contamination bactérienne de leur fourniture en eau.

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Fin 2005, pour la première fois depuis les conversations constitutionnelles des années 1980, le Premier ministre Paul Martin a invité les représentants des Premières Nations à une Conférence du Premier ministre. Peu avant la fin de son mandat de Premier ministre, Martin a promis, dans l'accord de Kelowna de débloquer dans les cinq années à venir cinq milliards de dollars pour l’amélioration des conditions de vie des Premières Nations, des métis et des Inuits. Mais cet accord a été dénoncé par le gouvernement conservateur de Stephen Harper, et dans les budgets 2006 et 2007, ce ne sont que respectivement 150 et 300 millions de dollars qui sont prévus.

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Paul Martin 1er ministre accord de Kelowna dénoncé Stephen Harper

Malgré tout, les négociations entre le Canada et les provinces d'une part, et les Premières Nations d'autre part ont progressé sur certains points. En Colombie Britannique, on suit un processus de négociation de traité en six étapes, qu'un petit nombre de tribus ont déjà parcouru. C'est ainsi que de la part des Lheidli T'enneh, dans la région de Prince George et des Tsawwassen, dans le Lower Mainland vers Vancouver, les traités acceptés n’attendent plus que la ratification par le parlement. Également, chez les tribus Nootkas, cinq des Premières Nations Maa-nulth se sont réunies, et décidées en 2007 pour un traité avec une large majorité.

Par contre, les voisins Ditidaht, comme les Songhees et les Semiahmoo se défendent contre les accords des Tsawwassen. D'autres tribus, comme les Kwakwaka'wakw, ou certaines tribus Stó:lō, sont sorties du processus de traité, les premiers parce qu'ils y voient une rupture du traité fait avec James Douglas, ou d'autres parce qu'ils y voient une expropriation rampante. Certes, les territoires des tribus doivent être substantiellement agrandis, mais leur possession devient individualisée. Chez les tribus les plus pauvres, le danger est alors que leur territoire traditionnel soit vendu par morceaux. Depuis que David Vickers, juge à la Cour suprême a accordé aux Xeni Gwet'in fin 2007 dans la vallée Nemiah, à l'ouest du lac Williams à peu près la moitié de leur territoire traditionnel de 4 000 km², tout le processus de négociation va à sa fin. Les Micmacs de Terre-Neuve ont à l'opposé, été reconnus en 2011, si bien que c'est là, avec la Première nation Micmac Qalipu, qu'est née la plus nombreuse tribu du Canada.

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Finalement, le gouvernement n'a pas abandonné l'idée d'individualiser les Indiens et de les assimiler. C'est pourquoi, même si tous les crimes contre les aborigènes ont été reconnus, l'essai d'effacer l'ensemble de la culture n'a jamais été condamné. Et même, des parties de la population canadienne semblent accepter les aborigènes comme une partie de leur propre culture complexe ; beaucoup croient que c'est justement le propre de la culture canadienne.

Les traités et leurs conséquences : les Cris au nord du Québec (depuis 1975)

Les Cris, avec leurs 135 tribus, représentent le plus grand groupe des Premières Nations, et comprennent environ 200 000 personnes. Le gigantesque projet de la Baie-James de centrales hydroélectriques et de lacs de barrage de plus de 15 000 km² a été considéré par les environ 7000 Cris et 4500 Inuits, qui vivent le long de la baie, et dans la région Nord-du-Québec comme une menace pour leur territoire d'environ un million de km² où ils vivent essentiellement de chasse et de piégeage. Un procès qui a attiré l'attention a abouti en 1975 à la convention de la Baie-James et du Nord québécois. En 1984, les Cris ont été formellement libérés de la tutelle du ministère des Indiens, et possèdent depuis tous les droits des unités administratives canadiennes.

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3 terre des sechelt 4 premiere nation du yukon
5 territoire de gwinch 6 territoires pour 26 collectivites


En 1991, les Cris et les Inuits on signé un traité, qui accordait au Canada l'utilisation de l'énergie hydraulique – en échange de paiement compensatoires et de droits d'administration autonome dans une partie du territoire de la convention. Au sein d'un territoire central (environ 1,3 % de la surface, soit environ 14 000 km², le territoire de neuf agglomérations, les Cris ont obtenu un droit d'utilisation exclusif. Dans d'autres territoires, ils n'ont que le droit exclusif de chasse et de pêche. Mais sur environ 85 % du territoire du traité, ils ne bénéficient que de quelques privilèges de chasse. De plus, certaines possibilités d'emploi dans l'administration, dans l'économie, dans le service de santé, la protection de l'environnement, jusqu'au fonctionnement d'une compagnie aérienne Air Creebec, leur ont été offertes. Le système scolaire transmet la langue et la culture des Cris.

7 territoire denes et metis  8 territoire des nisga a 
 9 dogrib 10 innuits 
 11 westbank 12 innuits du nunavuk 


Malgré tous ces progrès, il reste quand même un problème : l'émiettement et l'individualisation progressent, une nouvelle classe dirigeante a émergé, et elle domine l'administration. En outre, ils vont de moins en moins à la chasse traditionnelle, tandis que les jeunes ne sont représentés ni dans un groupe ni dans un autre. De plus, le projet hydro-électrique de la Baie James est considéré de manière plus critique. Le Grand chef des Cris du Québec élu en 2005, Matthew Mukash, demande le développement d'éoliennes.

 13 1ere nations tsawwassen 14 1ere nation maa nulthes 
 15 cris  16 inuvialuit
 17 gwich in  

 

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Date de dernière mise à jour : 30/12/2014