1775/1783 Guerre d'indépendance Américaine


                                              1775 / 1783
                                            Guerre d'indépendance Américaine


Sprit of 76 2 jpegLa guerre d'indépendance des États-Unis opposa les Treize colonies d'Amérique du Nord au Royaume de Grande-Bretagne, de 1775 à 1783.
Les colo
ns américains révoltés étaient nommés par les Britanniques « insurgents » ou encore « Patriots ». La guerre d'indépendance américaine est un des processus de la révolution américaine qui permit aux États-Unis d'accéder à l'autonomie et de construire des institutions républicaines. Évènement fondateur de l'histoire du pays ainsi que, par ricochet, du Canada anglais par l'expulsion de 50 000 loyalistes dans une population de 90 000 francophones du Québec, la guerre entraîna à partir de 1777 d'autres puissances européennes, parmi lesquelles la France, qui joua un rôle important.

La France s'engagea d'abord dans la guerre d'indépendance américaine par la fourniture de matériel et d'aides en faveur des insurgés. Elle s'engagea ensuite officiellement en 1778. L'aide française navale et terrestre et le soutien de ses alliés contribuèrent à la victoire américaine, notamment à la bataille de Yorktown, et se conclut par le traité de Paris de 1783. Ce traité reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique, qui avait été déclarée le 4 juillet 1776 par le Congrès Continental1. Plus de 70 000 loyalistes durent quitter le pays après la guerre : la plupart partit au Canada, en Grande-Bretagne ou dans les colonies britanniques des Caraïbes.

Batailledeyorktown Georges washington et rochambeau Washington tire le premier coup
plan des troupes  sur le champs de bataille Georges Washington accueillant Rochambeau Georges Washington ouvrant le feu
Bataille yorktown prise de la redoute Cornwallis se rendant a washington
Prise de la Redoute les Français à l'assaut de la Redoute Cornawallis se rendant à G. Washington

 

Le traité de Paris de 1783, signé le 3 septembre, met un terme à la guerre d'indépendance des États-Unis. Il est signé entre les représentants des treize colonies américaines et les représentants britanniques. La Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique. Le traité de Versailles fut signé en 1783 entre la France, l'Espagne et la Grande-Bretagne et complète le Traité de Paris. Le Canada est maintenu en possession britannique.

Benjamin Franklin et John Jay pour l'Amérique ainsi
que David Hartley pour la Grande Bretagne
en sont les principaux signataires

 

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traité de Paris de 1783 Signature du traité de Paris par Benjamin West (1783). Le commissaire britannique ayant refusé de poser, le tableau ne fut jamais achevé. signatures et sceaux  du Traité de Paris

Lois controversées

La Guerre de Sept Ans (1756-1763), connue pour ses combats en Amérique du Nord sous le nom de French and Indian War, opposa la Grande-Bretagne à la France et à l'Espagne. Ce conflit vida les caisses de la Couronne britannique. Londres décida alors de faire supporter une partie des frais de guerre aux colons américains. Le Parlement britannique imposa de nouvelles taxes en votant une série de lois qui provoquèrent le mécontentement de ceux-ci (Sugar Act en 1764, Stamp Act en 1765, Townshend Acts en 1767, Tea Act en 1773). Ils refusèrent de payer parce qu'ils n'étaient pas représentés politiquement à la Chambre des communes à Londres, en anglais "no taxation without representation".

A
vec la Proclamation royale de 1763, le gouvernement britannique empêcha également les colons des treize colonies d'étendre leurs territoires à l'ouest des monts Appalaches afin, entre autres, d'éviter les conflits avec les Amérindiens.

Contentieux économique et social

Les colons américains, en particulier les marchands des ports de la Nouvelle-Angleterre, reprochaient à la Grande-Bretagne sa politique commerciale : le trafic de certaines marchandises comme le thé était réservé aux navires britanniques, en vertu du monopole en vigueur. D'autre part, dans le but d'atrophier l'économie américaine, les Britanniques en vinrent à interdire à leurs colonies de vendre leurs produits à un autre pays que la Grande-Bretagne, car l'on estimait que si les colons avaient le droit de vendre leurs produits comme bon leur semblait et à qui bon leur semblait, les treize colonies américaines regorgeraient d'argent, argent qui ne profiterait pas à la couronne.

Rapport de force avant 1778 Loyalistes et patriotes

Dès que les États-Unis d'Amérique se furent proclamés indépendants (), les résidents eurent à décider ce qu'ils voulaient soutenir. Ceux qui étaient favorables à l'indépendance furent appelés « Americans » ou « patriotes » ou encore « Congressistes ». (Le terme d'avant guerre était « Whig » occasionnellement utilisé). Les personnes qui s'opposaient à l'indépendance furent appelées « Loyalistes » ou les « hommes du roi ». Le terme a été utilisé des deux côtés, sans ambiguïté. Le Congrès disposait de 40 ou 45 % d'opinions favorables dans la population. Près de 15 ou 20 % de la population, les loyalistes, étaient partisans du roi George III durant la guerre. Quelques-uns (particulièrement dans les Carolines) changèrent de camp, et d'autres restèrent neutres. Les loyalistes eurent jusqu'à 50 000 soldats durant les années de guerre pour soutenir l'Empire britannique. Certains historiens affirment que la révolution américaine fut une guerre civile entre loyalistes et patriotes.

Forces américaines

Au départ, les insurgés n'avaient qu'une petite armée de cinq mille hommes et l'essentiel des forces reposait sur des milices : en 1775, le général Gage disposait d'une armée d'environ trois mille cinq cents hommes dans le Massachusetts, alors que l'armée britannique pouvait aligner au plus quarante-neuf mille hommes, en dehors des milices.

Tout le monde n'étant pas favorable à la guerre, créer une armée était difficile. Dans un premier temps, cette armée ne consista qu'en des milices des États américains ; mais ces dernières, composées de vétérans de la French and Indian War aussi bien que de fermiers et autres volontaires, s'entraînaient une à deux fois par semaine sous le commandement d'ex-officiers de l'armée britannique. Le refus du Congrès de l'aider frustrait Washington. Ses hommes avaient désespérément besoin de tentes, de chaussures, de nourriture, de fusils et
de munitions.

Fo
rmer une véritable armée était le premier objectif de George Washington. Les Britanniques pensaient que les forces américaines n'étaient que des rebelles désorganisés. Une victoire décisive et les Américains se rendraient. Au contraire, le seul but de Washington était de survivre, de remporter quelques petites victoires et d'éviter une lourde défaite.

Le co
ngrès continental nomma George Washington commandant en chef de l'armée continentale (qui deviendra après guerre l'United States Army). Washington avait été, de longues années durant, officier de la milice de Virginie, opérant notamment lors de la Guerre de Sept Ans, contre les Français du Canada. Il avait été impliqué dans « l'incident » (selon les Anglais et Américains) de Fort Duquesne, que la Cour de France a considéré comme une traîtrise majeure. Ce qui expliquera, vingt ans plus tard, le peu d'empressement initial de Versailles pour aider les Insurgents. Bien que plus de deux cent cinquante mille hommes servissent du côté américain, l'armée ne dépassa jamais quatre-vingt-dix mille hommes, et Washington n'en commanda directement pas plus de dix-sept mille. De plus, cette armée américaine était moins bien organisée que l'armée britannique : moins disciplinée, elle subit de nombreuses désertions et la solde restait aléatoire.
 

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Thomas Gage Georges Washington Fort Duquesne


Noirs et Amérindiens

Les Afro-améri
cains, qu'ils fussent esclaves ou libres, participèrent à la guerre dans les deux camps, loyaliste et insurgé. Des Noirs http://carlpepin.files.wordpress.com/2010/11/afros3.jpgs'engagèrent dans les milices américaines alors que cette pratique inquiétait les planteurs du sud qui refusaient que les esclaves fussent armés. On estime que cinq mille Noirs combattirent aux côtés des insurgés. En novembre 1775, le gouverneur de Virginie Lord Dunmore promit l'affranchissement à tous les esclaves qui seraient soldats dans l'armée britannique. En 1779, Sir Henry Clinton édicta une loi similaire pour la région de New York. La plupart des esclaves servirent comme plantons, mécaniciens, ouvriers ou éclaireurs. Plus de la moitié moururent dans les épidémies de variole qui frappèrent les armées britanniques. En dépit des promesses de certains gouverneurs britanniques, la majorité des esclaves ne furent pas affranchis. Du côté des troupes insurgées, on recense de nombreux cas d'affranchissement.

L
a plupart des Amérindiens (Native Americans) venant de l'est du Mississippi ont été touchés par la guerre, et plusieurs communautés ont été divisées sur le rôle qu'elles avaient à jouer dans ce conflit. Bien que quelques tribus aient été en bons termes avec les Américains, la plupart des Amérindiens s'opposaient aux États-Unis, depuis que leurs propres terres étaient menacées par les accords d'expansion américaine. On estime que 13 000 guerriers ont combattu au côté des Britanniques; le groupe le plus important, la Confédération Iroquoise, en représentait 1 500.

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John Murray 4ème comte de Dunmore Sir Henry Clinton


Opérations dans les colonies du Nord (1775-1777)
Débuts h
eureux des indépendantistes

Les débuts
du conflit furent heureux pour les indépendantistes. Leurs milices battirent à Lexington (19 avril 1775) un détachement britannique. Le général Thomas Gage fut assiégé dans Boston. Le Congrès confia à Washington la tâche difficile d'organiser les bandes de miliciens et de les mettre en état de vaincre les troupes aguerries de la Grande-Bretagne.

Les indépendantistes américains firent une expédition dans les colonies du nord, la Province du Québec de l'époque, espérant convaincre les Canadiens de se joindre à eux. Les Américains occupèrent Montréal; mais leur chef Montgomery ayant été tué devant Québec, Carleton mit fin aux opérations terrestres de la campagne américaine au Canada en décembre 1775. Carleton après la bataille navale de Valcourt ne poursuivit pas Arnold et fut remplacé par Burgoyne l'année suivante.

 

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Richard Montgomery Guy Carlton Bénédict Arnold


 Des Canadiens avec les Américains 

Cette incursion donna aux Américains le soutien de deux régiments de Canadiens, le Congress Own Regiment de Moses Hazen et de Clément Gosselin et le régiment de James Livingston, un Écossais vivant au Canada depuis 1744. Selon Baby, Tachereau et Jenkins, des pro-britanniques, sept cent quarante-sept Canadiens prirent les armes pour soutenir les Américains au tout début du conflit, soit deux ans avant l'arrivée de Lafayette en 1777. Les partisans pro-indépendantistes étaient disséminés dans toutes les paroisses du territoire de la province. Les régiments canadiens étaient avec Livingston à la Porte Saint-Jean pour aider Arnold et Montgomery. À l'Ouest, des habitants de Vincennes aidèrent à la prise de la ville par Clark. Le régiment de James Livingston participa à la bataille de Saratoga et protégea West Point de la traîtrise de Benedict Arnold en 1780 en tirant sur le vaisseau Vulture.

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Moses Hazen Clément Gosselin François Baby Gabriel Tachereau

Les Américains reprirent Boston le 17 mars 1776, à la suite de la fortification de Dorchester Heights.

Puis Washington
dirigea son armée sur New York, où il avait prévu que se ferait la retraite britannique après la chute de Boston. Un des objectifs des Britanniques était de repousser les attaques des villes côtières pour que les renforts venus par la mer puissent arriver.



Le ministère britannique n'avait pas cru d'abord à une résistance si énergique. Les colonies, mises au ban des nations par la métropole, prirent alors une mesure à laquelle presque personne n'avait songé au commencement de la lutte.


Congrès à Philadelphie, 1776

Washington traversant le fleuve Delaware par Emanuel Leutze, 1851.

Après que la Virginie se fut dotée d'une déclaration des droits, en juin 1776, Thomas Jefferson fut chargé de préparer l'ébauche d'une déclaration d'indépendance.
Le d
ocument, qui représente l'un des textes fondamentaux du pays, fut approuvé le 4 juillet 1776 par le Congrès après remaniement. La proclamation d'indépendance des treize colonies conduisit à une confédération où chaque État conserva sa liberté et sa souveraineté, et qui rompit irrévocablement avec la Grande-Bretagne.
Les volon
taires américains, sans munitions, sans ressources, ne purent d'abord tenir tête aux régiments expérimentés qu'on envoyait contre eux. En juin 1776, le général Howe prit New York et Rhode Island avec 20 000 tuniques rouges. Pendant plusieurs mois, Howe et Washington se battirent pour l'État de New York et finalement, Washington, obligé de battre en retraite par le New Jersey jusqu'au-delà du Delaware, eut la douleur de voir un grand nombre de ses soldats l'abandonner.
De là, il f
it une tentative imprévue et d'une audace remarquable. À Noël 1776, l'armée continentale avait besoin d'une victoire. Il franchit le fleuve malgré la glace pendant la nuit du 25 décembre 1776, surprit à Trenton un corps de mille Allemands commandés par Johann Rall, tua celui-ci et fit prisonniers ses soldats.
Ce succès
, qui dégageait Philadelphie, releva le moral de la population. De nouveaux miliciens accoururent de la Pennsylvanie, et Washington, reprenant l'offensive, força Charles Cornwallis à se replier jusqu'à Brunswick.

L'armée de
Washington eut une autre victoire lors de la bataille de Princeton le 3 janvier 1777. Ces succès redonnèrent confiance aux insurgés et entraîrent l'enrôlement de nouveaux volontaires dans l'armée continentale.

The death of general mercer at the battle of princeton january 3 1777 jpeg
Bataille de Princeton le 3 janvier 1777
Thomas jefferson General william howe Valleyforgecornwallis Wp johann gottlieb rall
Thomas Jefferson Général William Howe Valley-Forge Cornwallis Johann Gottlieb Rall


Un nouveau plan

Le Congrès, rassuré sur le sort de Philadelphie, était rentré dans cette ville le 27 février 1777. L'arrivée de volontaires européens apportait plutôt aux Américains un secours moral qu'une aide effective. Ils étaient de beaucoup inférieurs en nombre à leurs adversaires mais l'habileté des chefs et l'opiniâtreté des soldats suppléèrent à cette infériorité numérique.

La tactique de la Grande-Bretagne était d'isoler la Nouvelle-Angleterre des autres régions en s'emparant de la vallée de l'Hudson. Le général Burgoyne était censé envoyer des troupes vers le sud depuis leCanada, en passant par le Lac Champlain et en reprenant le Fort Ticonderoga. Le colonel St Leger devait se détacher de l'armée de Burgoyne avec ses troupes en suivant la rivière Mohawk afin de diviser les défenses américaines. Le Général Howe était censé rejoindre Burgoyne et St Leger à Albany en remontantla rivière Hudson vers le nord14. Ce plan ne fut jamais concrétisé car le général Howe préféra envahir la Pennsylvanie et capturer Philadelphie, et la diversion de St Leger échoua.

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Fort Ticonderoga
General burgoyne 420px hudsonmap 420px blick auf den lake champlain vermont
Général Burgoyne Vallée de l' Hudson lac Champlain

 

Howe débarque dans le Maryland, 1777

Dès le mois de juin 1777, on apprit que sir William Howe, parti de New York, se dirigeait avec seize mille hommes surles côtesdelaPennsylvanie.Il débarquasestroupes dansle Maryland, etWashingtons'avança au-devant de lui avec onze mille hommes.

Les Américains perdent la bataille de Brandywine

Les deux a
rmées ne tardèrent pas à se rencontrer sur les bords de la Brandywine, et le 11 septembre elles se livrèrent un combat que les généraux américains perdirent. Howe battit Washington mais ne put le capturer lors de la bataille de Brandywine.

 

Les Britanniques sont battus le 19 septembre et le 7 octobre à Saratoga

Le général Burgoyne, qui avait
remplacé Carleton, avait besoin de renforts. Il se rendit dans le Vermont pour voir ce 600px-Battle_of_Bennington_1777
qu'il y trouverait. Il attendit l
es Américains sur les hauteurs de Bemis Heights. Une bataille opiniâtre s'y livra le 19 septembre. Les Britanniques furent battus, sans perdre toutefois leur position. L'armée y subit une défaite par les troupes de la Nouvelle-Angleterre à la bataille de Bennington le 16 aout. Puis ses hommes, coupés de leur retraite, durent marcher vers Albany. En chemin ils rencontrèrent une force continentale le 7 octobre menée par Horatio Gates. Cette armée attendait sur la rive près de Saratoga.

Bu
rgoyne est obligé de capituler

Une succession
de batailles conduisit à la reddition finale de Burgoyne. La victoire de Saratoga marqua un tournant dans la guerre d'Indépendance. Ce fut le plus beau succès des Américains depuis le commencement de la lutte: une artillerie nombreuse, des armes et dix mille prisonniers tombèrent en leur pouvoir.
Les ennemis euro
péens de la Grande-Bretagne prirent conscience que la guerre pourrait finir à la faveur des continentaux[réf. nécessaire]. La France de Louis XVI, suivie de l'Espagne et des Provinces-Unies s'engagèrent alors du côté des Américains.

Washi
ngton reprend l'offensive
Germantown.jpg
Cepen
dant Washington reprenait l'offensive. Au moment où les Britanniques le croyaient en pleine retraite à la suite de sa défaite de Brandywine, il les rejoignit par une route détournée et les attaqua avec vigueur dans leurs lignes. Un brouillard mit le désordre dans ses corps d'armée et lui ravit une victoire qu'on eût pu penser certaine. Il fut forcé à la retraite après avoir infligé à l'ennemi des pertes bien supérieures aux siennes à la bataille de Germantown (4 octobre 1777).

Défense du fort Redbank par le capitaine de Mauduit du Plessis

Battle of Fort Red Bank

C'est à cette époque que le capitaine de Mauduit du Plessis, volontaire, défendit le fort RedBank. Il était à la tête de quatre cents hommes et se battait contre le colonel Donop (en), à la tête d'un régiment hessois qui ne comptait pas moins de seize cents soldats. Ce dernier perdit à l'occasion la vie et son régiment fut en partie détruit. Les Américains durent pourtant abandonner la place, ainsi que le fort Mifflin.



Continuation et résumé des opérations

Fin 1777, le général Howe força Washington à quitter Philadelphie. Au cours de l'hiver 1777-1778, qui s'avéra le plus