1636 guerre des Pequots

 

1636 / 37 Guerre des Pequots au Connecticut..

 

Le nom des Péquots résonne en Amérique du Nord depuis bientôt quatre siècles. Redoutable puissance au début
du XVIIe siècle, lesquots contlaient ce qui est devenu ensuite le sud du Connecticcut, où ils pratiquaient
avec leurs voisins indiens un système d'alliances souple et variable.

 
Amérindien Péquots


Ce système fut bouleverpar l'arrivée des Européens, notamment des Hollandais et des Anglais. Les Péquots surent rapidement user de leur position sur le terrain pour devenir des intermédiaires obligés entre leurs alliés amérindiens et les puissances européennes, négociant des fourrures contre des biens.

Marchands et diplomates, guerriers et stratèges, puissance tutélaire et ligue inpendante, rapidement de plain-pied avec une moderniqui les duisait, ils combinaient expansion territoriale, commerce fructueux et souveraine affire. Bientôt cependant, des tensions contradictoires lézardèrent ce nouvel équilibre et les Péquots organisèrent la résistance contre les Anglais.

 


Installés dans la baie du Massachusetts, ceux-ci cherchaient en effet à étendre leur rayon d'action en terre indienne. Leur but était double : mettre d'une part un terme à lasistance des Péquots et des Indiens en
néral, non sans s'allier à certains d'entre eux, comme ici les Narragansetts. D'autre part, développer le commerce (armes et fourrures) et évincer la concurrence hollandaise pour s'assurer le contrôle de la côte atlantique.

Le refus des Péquots de céder de présumés coupables aux autorités anglaises, et donc d'abandonner une  parcelle de leur sauveraineté juridique, fut l'incident qui déclencha la vindicte puritaine. La « guerre des Péquots» allait durer un an, de 1636 à 1637, et se termina par un massacre : des Péquots furent cernés nuitamment et en plein hiver dans leur village de Mystic River, où ils périrent par le feu et par l'épée.
Ce massacre constitue le paradigme de l'extermination qui a ouvertement ou subrepticement tenles colons et à laquelle l'autorité royale puis fédérale s'efforça, de manre ambiguë, de s'opposer.

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les Narragansetts allié des Anglais

 

 

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massacre des Péquots


Le cit de cette équipée a été légué à la postérité par William Bradford. Membre du célèbre voyage du
Ma
yflower, puis gouverneur colonial de 1621 à 1656 de la Plymouth Colony, dont il avait été l'un des fondateurs, Bradford rédigea pendant trente ans une désormais célèbre History of Plymouth Plantation, 1620-1647.
P
ubliée en 1856, cette chronique est devenue une source irremplaçable d'informations sur l'histoire des Pèlerins. Son auteur était loin de se douter qu la fin du XXème siècle les Péquots allaient renaître de leurs cendres, reconstituer leur base foncière et politique et ériger en pleine forêt du Connecticut ce qui est devenu le plus
gran
d casino du
monde.

Foxwoods

Casino du Connecticut des Péquots William Bradford


En 1634, les Péquots - robuste peuple de guerriers - souvent en guerre avec nombre de leurs voisins et tout fiers de leurs victoires, eurent un différend avec les Narragansetts, dont ils étaient voisins. Pendant ce temps-là, précisément durant l'hiver précédent, les Péquots cherchaient à faire la paix avec les Narragansetts et, pour ce faire, recouraient aux arguments les plus pernicieux :
"le
s Anglais étaient des étrangers, ils s'installaient un peu partout sur leurs terres et finiraient par
s'ap
proprier le pays si on les laissait croître et se multiplier. "
Et
si les Narragansetts aidaient effectivement les Anglais à les soumettre, ils ne feraient que prêter la main
à leur propre perte car les Anglais saisiraient la première occasion de les réduire. Et s'ils voulaient bien les écouter, ils n'auraient rien à craindre de la force des Anglais car il ne s'agirait pas de les affronter de face,
sur un champ de bataille, mais de mettre le feu à leurs maisons, d'abattre leur bétail et de leur tendre des embuscades quand ils feraient des sorties; le tout sans aucun ou sans grand danger pour eux mêmes.
S'
ils suivaient ce plan, il était clair que les Anglais ne pourraient pas tenir et qu'il ne leur resterait plus
q
u'à mourir de faim ou à quitter le pays. Et autres arguments de ce genre.
T
ant et si bien que les Narragansetts hésitèrent et se demandèrent s'ils ne devraient pas faire la paix avec eux. Ils ne pouvaient cependant oublier
tou
s les torts que les Péquots leur avaient faits ni s'empêcher de penser qu'ils avaient là une chance unique de les leur faire payer avec l'aide des Anglais; l'idée de se venger leur était si douce qu'elle l'emporta sur tout
le
reste et ils décidèrent de s'allier aux Anglais contre eux.
   Du Connecticut, où l'on était le plus sensible aux souffrances récentes et au danger qui couvait, un groupe d'hommes se mit en route tandis qu'un autre, venu de Bay, faisait jonction avec eux chez les Narragansetts, également de la partie. Ceux-ci étaient impatients
d
e partir alors que les Anglais, surtout le groupe qui était arrivé en retard, en étaient encore à se reposer
et
à se sustenter. Il semble que ce qu'ils voulaient, c'était prendre l'ennemi au dépourvu.
                   

Ils partirent enfin et les Indiens les conduisirent juste avant l'aube à un fort ennemi, où la plupart des chefs se trouvaient. Ils s'en approchèrent en silence et l'encerclèrent d'Anglais et d'Indiens, pour que les autres ne puissent s'enfuir; puis ils lancèrent l'assaut avec grand courage,tirant de partout, et pénétrèrent le fort en grande diligence. Les premiers arrivés rencontrèrent une forte résistance, l'ennemi leur tirant dessus et passant au corps à corps; d'autres s'en prirent aux maisons, aux quelles ils mirent le feu, et comme elles étaient proches les unes des autres, ce ne fut bientôt plus qu'un brasier, et ils périrent plus par le feu que par le fer, tandis que leurs arcs, calcinés, devenaient inutilisables; ceux qui échappaient au feu étaient passés au fil de l'épée et parfois taillés en pièces, d'autres enfin s'empalaient sur nos rapières, où ils mouraient, et bien peu en réchappèrent.

On dit qu'ils en ont détruit quatre cents ce jour-là. C'était un spectacle terrible que de les voir rôtir ainsi dans le feu, bientôt éteint par des flots de sang, et l'odeur puante qui en montait était horrible; mais quel doux sacrifice que cette victoire, et les hommes rendirent grâces à Dieu qui avait œuvré si magnifiquement pour eux en remettant l'ennemi entre leurs mains et en leur accordant une victoire foudroyante sur des ennemis aussi orgueilleux et provocateurs.

 

 

Tatobem grand sachem Pequots

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 08/11/2015