1838 La "Piste des Larmes"

 

 

 

1838 Piste des Larmes

 

1 piste des larmes


La Piste des Larmes(en cherokee: Nunnadaul Isunyi « La piste ils ontpleu », en anglais: Trail of Tears)est le déplacement de plusieurs peuples amérindiens parlesÉtats-Unis entre1831 et 1838. Ces populations s'établissent à l'ouest du Mississippi et leurs anciennes terress ont remises à des colons blancs, en application del'Indian Removal Act. Les Cherokees sont actuellement le plus important groupe amérindien du pays.
 

Chronologie

  • 29 décembre 1835 : au traité de New Echota : 300 à 500 des 17 000 Cherokees

    Photographie de John Ross

    vivant à l'est du Mississippi (la « délégation Ridge », menée par les Cherokees John Ridge et Elias Boudinot) signent pour l'ensemble de la nation un traité qui cède aux États-Unis leurs terres pour cinq millions de dollars, en violation des lois Cherokees, et sans un seul élu parmi eux. Le Congrès ratifie ce traité l'année suivante d'une voix, malgré les protestations de John Ross. Les 465 Cherokees signataires partent pour l'ouest en 1837.
  • mars 1838 : le poète Ralph Waldo Emerson proteste par une lettre envoyée au président Martin Van Buren contre ce traité.
  • 18 mai 1838 : l'échéance du traité de New Echota étant arrivée, le ral Winfried Scott commence à faire rassembler les Cherokees dans 31 forts, avec uniquement les vêtements qu'ils portaient.
  • fin juillet 1838 : ils sont ensuite rassemblés dans onze camps prévus à cet effet (dix au Tennessee, un en Alabama).
  • Environ 3000 Cherokees font route par voie fluviale à partir de juin, et arrivent jusqu'en septembre dans le Territoire indien.
  • 16 octobre 1838 :part des Cherokees restant par les chemins. Ils parcourent 1 750 km, atteignent le Mississippi en novembre, mais les 5 000 derniers restent bloqués sur la rive Est tout l'hiver. Les premiers groupes arrivèrent en janvier à Fort Gibson.
  • mars 1839 : arrivée des derniers Cherokees. Environ 4 000 d'entre eux au

    Ce portrait du Major Ridge a été peint par Charles Bird King en 1834.

    moins, 8 000 au plus, sont morts en chemin, de froid, de faim ou d'épuisement, le long de la Piste des Larmes.
  • juin 1839 : John Ridge et Elias Boudinot sont assassinés.

Les quatre autres « Nations civilisées » (les Séminoles, les Creeks, les Choctaws et les Chicachas) furent déportées de la même manière, et connurent aussi leur Piste des larmes. Quelques Cherokees réussirent à se cacher dans les montagnes, et des Séminoles dans les marais des Everglades.

L'État de Géorgie met en place des lois répressives et met en vente les terres indiennes en 1834. Les indigènes n'ont pas le droit de témoigner en justice : ils ne peuvent se défendre contre l'accaparement des terres par les colonsorgiens. Vers 1835 se forment deux groupes au sein des Cherokees. L'un est dirigé par John Ross, le chef de la Nation cherokee, qui refuse de quitter leur terre ancestrale, la plupart des Cherokees étant d'accord avec lui.

 

Quelques Indiens comme le Major Ridge, son fils John Ridge, et son neveu Elias

Winfield Scott.

Boudinot pensent eux que la résistance ne servirait à rien.Ces derniers sont donc d'accord pour déplacer les tribus vers le nouveau territoire indien. Ils signent ensuite le traité de New Echota avec le gouvernement américain, qui stipule que toutes les terres à l'Est du Mississippi appartiennentsormais aux Américains.


Bien qu'aucun élu officiel de la tribu n'ait signé le document, que la majorité de la tribu ntait pas d'accord, et malgtoutes les protestations, le gouvernement américain refusa d'annuler le trai. En 1838, l'armée a pour ordre de rassembler les tribus dans des camps en attendant qu'elles migrent vers l'Ouest. Plus de 1 500 Indiens moururent dans ces camps. En 1838-1839, les Cherokees sont déportés en Arkansas puis en Oklahoma : cet épisode est connu sous le nom de « Piste des larmes », car le traitement réservé aux Cherokees a soulevé une réelle indignation dans une partie de l'opinion américaine. C'est le général Winfield Scott qui procède de force au grand « dérangement » des Cherokees : selon l'historien Grant Foreman, sur 18 000 Cherokees ayant pris le chemin de l'exil, 4 000 sont morts.

En 1838 Ralph Waldo Emerson adressa une lettre au président Martin Van Buren pour exprimer son indignation.
Il y a eu des exceptions à cette déportation.Environ 1 000 Cherokees se sont échappés des griffes des soldats US et ont vécu en Georgie et dans d'autres États sur des terres privées (et non des terres communautaires) sans être

L'entrée du Cherokee Removal Memorial Park près de Blythe's Ferry, un des points de départ de la piste.

 

 

Panneau indicateur du Trail of Tears National Historic Trail, Arkansas.

pors. En Caroline dunord environ 400 Cherokees ont vécu dans les Great Smoky Mountains qui étaient possédés par un blanc William Holland Thomas(qui avait été adoppar lesCherokees dans son enfance) ; ils n'ont pas non plus étéportés. Ils sontdevenus le « clanoriental de la nation Cherokee ».

La piste des larmes est généralement considérée comme un des plus regrettables épisodes de l'histoire des États-Unis. Pour commémorer lvènement le Congrès U.S. a désig en 1987 le Trail of Tears National Historic Trail.L'itinéraire est long de 3 540 km et s'étend sur 6 États.

En
2004,Sam Brownback sénateur républicain du Kansasa présenté le joint resolution no4 (une « joint resolution »est une mesuregislative qui requiert l'approbation du Sénat et de la chambre des représentants et qui est présentée au président qui peut décider de l'approuver). Cette proposition a pour objet de « présenter des excuses à tous les peuples indigènes au nom des États-Unis pour les politiques passées mal conçues à l'encontre des tribus indiennes ». La résolution est acceptée par le sénat le 7 octobre 2009
 

Le Territoire indien et leTerritoire de l'Oklahoma vers 1890.
 
 
 
 

 

 
 

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Date de dernière mise à jour : 20/01/2015