La guerre d'indépendance des États-Unis opposa les Treize colonies d'Amérique du Nord au Royaume de Grande-Bretagne, de 1775 à 1783.
Les colons américains révoltés étaient nommés par les Britanniques « insurgents » ou encore « Patriots ». La guerre d'indépendance américaine est un des processus de la révolution américaine qui permit aux États-Unis d'accéder à l'autonomie et de construire des institutions républicaines. Évènement fondateur de l'histoire du pays ainsi que, par ricochet, du Canada anglais par l'expulsion de 50 000 loyalistes dans une population de 90 000 francophones du Québec, la guerre entraîna à partir de 1777 d'autres puissances européennes, parmi lesquelles la France, qui joua un rôle important.
La France s'engagea d'abord dans la guerre d'indépendance américaine par la fourniture de matériel et d'aides en faveur des insurgés. Elle s'engagea ensuite officiellement en 1778. L'aide française navale et terrestre et le soutien de ses alliés contribuèrent à la victoire américaine, notamment à la bataille de Yorktown, et se conclut par le traité de Paris de 1783. Ce traité reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique, qui avait été déclarée le 4 juillet 1776 par le Congrès Continental1. Plus de 70 000 loyalistes durent quitter le pays après la guerre : la plupart partit au Canada, en Grande-Bretagne ou dans les colonies britanniques des Caraïbes.
plan des troupes sur le champs de bataille
Georges Washington accueillant Rochambeau
Georges Washington ouvrant le feu
Prise de la Redoute
les Français à l'assaut de la Redoute
Cornawallis se rendant à G. Washington
Le traité de Paris de 1783, signé le 3 septembre, met un terme à la guerre d'indépendance des États-Unis. Il est signé entre les représentants des treize colonies américaines et les représentants britanniques. La Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique. Le traité de Versailles fut signé en 1783 entre la France, l'Espagne et la Grande-Bretagne et complète le Traité de Paris. Le Canada est maintenu en possession britannique.
Benjamin Franklin et John Jay pour l'Amérique ainsi
que David Hartley pour la Grande Bretagne
en sont les principaux signataires
traité de Paris de 1783
Signature du traité de Paris par Benjamin West (1783). Le commissaire britannique ayant refusé de poser, le tableau ne fut jamais achevé.
signatures et sceaux du Traité de Paris
Lois controversées
La Guerre de Sept Ans (1756-1763), connue pour ses combats en Amérique du Nord sous le nom de French and Indian War, opposa la Grande-Bretagne à la France et à l'Espagne. Ce conflit vida les caisses de la Couronne britannique. Londres décida alors de faire supporter une partie des frais de guerre aux colons américains. Le Parlement britannique imposa de nouvelles taxes en votant une série de lois qui provoquèrent le mécontentement de ceux-ci (Sugar Act en 1764, Stamp Act en 1765, Townshend Acts en 1767, Tea Act en 1773). Ils refusèrent de payer parce qu'ils n'étaient pas représentés politiquement à la Chambre des communes à Londres, en anglais "no taxation without representation".
Avec la Proclamation royale de 1763, le gouvernement britannique empêcha également les colons des treize colonies d'étendre leurs territoires à l'ouest des monts Appalaches afin, entre autres, d'éviter les conflits avec les Amérindiens.
Contentieux économique et social
Les colons américains, en particulier les marchands des ports de la Nouvelle-Angleterre, reprochaient à la Grande-Bretagne sa politique commerciale : le trafic de certaines marchandises comme le thé était réservé aux navires britanniques, en vertu du monopole en vigueur. D'autre part, dans le but d'atrophier l'économie américaine, les Britanniques en vinrent à interdire à leurs colonies de vendre leurs produits à un autre pays que la Grande-Bretagne, car l'on estimait que si les colons avaient le droit de vendre leurs produits comme bon leur semblait et à qui bon leur semblait, les treize colonies américaines regorgeraient d'argent, argent qui ne profiterait pas à la couronne.
Rapport de force avant 1778Loyalistes et patriotes
Dès que les États-Unis d'Amérique se furent proclamés indépendants (), les résidents eurent à décider ce qu'ils voulaient soutenir. Ceux qui étaient favorables à l'indépendance furent appelés « Americans » ou « patriotes » ou encore « Congressistes ». (Le terme d'avant guerre était « Whig » occasionnellement utilisé). Les personnes qui s'opposaient à l'indépendance furent appelées « Loyalistes » ou les « hommes du roi ». Le terme a été utilisé des deux côtés, sans ambiguïté. Le Congrès disposait de 40 ou 45 % d'opinions favorables dans la population. Près de 15 ou 20 % de la population, les loyalistes, étaient partisans du roi George III durant la guerre. Quelques-uns (particulièrement dans les Carolines) changèrent de camp, et d'autres restèrent neutres. Les loyalistes eurent jusqu'à 50 000 soldats durant les années de guerre pour soutenir l'Empire britannique. Certains historiens affirment que la révolution américaine fut une guerre civile entre loyalistes et patriotes.
Forces américaines
Au départ, les insurgés n'avaient qu'une petite armée de cinq mille hommes et l'essentiel des forces reposait sur des milices : en 1775, le général Gage disposait d'une armée d'environ trois mille cinq cents hommes dans le Massachusetts, alors que l'armée britannique pouvait aligner au plus quarante-neuf mille hommes, en dehors des milices.
Tout le monde n'étant pas favorable à la guerre, créer une armée était difficile. Dans un premier temps, cette armée ne consista qu'en des milices des États américains ; mais ces dernières, composées de vétérans de la French and Indian War aussi bien que de fermiers et autres volontaires, s'entraînaient une à deux fois par semaine sous le commandement d'ex-officiers de l'armée britannique. Le refus du Congrès de l'aider frustrait Washington. Ses hommes avaient désespérément besoin de tentes, de chaussures, de nourriture, de fusils et de munitions.
Former une véritable armée était le premier objectif de George Washington. Les Britanniques pensaient que les forces américaines n'étaient que des rebelles désorganisés. Une victoire décisive et les Américains se rendraient. Au contraire, le seul but de Washington était de survivre, de remporter quelques petites victoires et d'éviter une lourde défaite.
Le congrès continental nomma George Washington commandant en chef de l'armée continentale (qui deviendra après guerre l'United States Army). Washington avait été, de longues années durant, officier de la milice de Virginie, opérant notamment lors de la Guerre de Sept Ans, contre les Français du Canada. Il avait été impliqué dans « l'incident » (selon les Anglais et Américains) de Fort Duquesne, que la Cour de France a considéré comme une traîtrise majeure. Ce qui expliquera, vingt ans plus tard, le peu d'empressement initial de Versailles pour aider les Insurgents. Bien que plus de deux cent cinquante mille hommes servissent du côté américain, l'armée ne dépassa jamais quatre-vingt-dix mille hommes, et Washington n'en commanda directement pas plus de dix-sept mille. De plus, cette armée américaine était moins bien organisée que l'armée britannique : moins disciplinée, elle subit de nombreuses désertions et la solde restait aléatoire.
Thomas Gage
Georges Washington
Fort Duquesne
Noirs et Amérindiens
Les Afro-américains, qu'ils fussent esclaves ou libres, participèrent à la guerre dans les deux camps, loyaliste et insurgé. Des Noirs s'engagèrent dans les milices américaines alors que cette pratique inquiétait les planteurs du sud qui refusaient que les esclaves fussent armés. On estime que cinq mille Noirs combattirent aux côtés des insurgés. En novembre 1775, le gouverneur de Virginie Lord Dunmore promit l'affranchissement à tous les esclaves qui seraient soldats dans l'armée britannique. En 1779, Sir Henry Clinton édicta une loi similaire pour la région de New York. La plupart des esclaves servirent comme plantons, mécaniciens, ouvriers ou éclaireurs. Plus de la moitié moururent dans les épidémies de variole qui frappèrent les armées britanniques. En dépit des promesses de certains gouverneurs britanniques, la majorité des esclaves ne furent pas affranchis. Du côté des troupes insurgées, on recense de nombreux cas d'affranchissement.
La plupart des Amérindiens (Native Americans) venant de l'est du Mississippi ont été touchés par la guerre, et plusieurs communautés ont été divisées sur le rôle qu'elles avaient à jouer dans ce conflit. Bien que quelques tribus aient été en bons termes avec les Américains, la plupart des Amérindiens s'opposaient aux États-Unis, depuis que leurs propres terres étaient menacées par les accords d'expansion américaine. On estime que 13 000 guerriers ont combattu au côté des Britanniques; le groupe le plus important, la Confédération Iroquoise, en représentait 1 500.
John Murray 4ème comte de Dunmore
Sir Henry Clinton
Opérations dans les colonies du Nord (1775-1777)
Débuts heureux des indépendantistes
Les débuts du conflit furent heureux pour les indépendantistes. Leurs milices battirent à Lexington (19 avril 1775) un détachement britannique. Le général Thomas Gage fut assiégé dans Boston. Le Congrès confia à Washington la tâche difficile d'organiser les bandes de miliciens et de les mettre en état de vaincre les troupes aguerries de la Grande-Bretagne.
Les indépendantistes américains firent une expédition dans les colonies du nord, la Province du Québec de l'époque, espérant convaincre les Canadiens de se joindre à eux. Les Américains occupèrent Montréal; mais leur chef Montgomery ayant été tué devant Québec, Carleton mit fin aux opérations terrestres de la campagne américaine au Canada en décembre 1775. Carleton après la bataille navale de Valcourt ne poursuivit pas Arnold et fut remplacé par Burgoyne l'année suivante.
Richard Montgomery
Guy Carlton
Bénédict Arnold
Des Canadiens avec les Américains
Cette incursion donna aux Américains le soutien de deux régiments de Canadiens, le Congress Own Regiment de Moses Hazen et de Clément Gosselin et le régiment de James Livingston, un Écossais vivant au Canada depuis 1744. Selon Baby, Tachereau et Jenkins, des pro-britanniques, sept cent quarante-sept Canadiens prirent les armes pour soutenir les Américains au tout début du conflit, soit deux ans avant l'arrivée de Lafayette en 1777. Les partisans pro-indépendantistes étaient disséminés dans toutes les paroisses du territoire de la province. Les régiments canadiens étaient avec Livingston à la Porte Saint-Jean pour aider Arnold et Montgomery. À l'Ouest, des habitants de Vincennes aidèrent à la prise de la ville par Clark. Le régiment de James Livingston participa à la bataille de Saratoga et protégea West Point de la traîtrise de Benedict Arnold en 1780 en tirant sur le vaisseau Vulture.
Moses Hazen
Clément Gosselin
François Baby
Gabriel Tachereau
Les Américains reprirent Boston le 17 mars 1776, à la suite de la fortification de Dorchester Heights.
Puis Washington dirigea son armée sur New York, où il avait prévu que se ferait la retraite britannique après la chute de Boston. Un des objectifs des Britanniques était de repousser les attaques des villes côtières pour que les renforts venus par la mer puissent arriver.
Le ministère britannique n'avait pas cru d'abord à une résistance si énergique. Les colonies, mises au ban des nations par la métropole, prirent alors une mesure à laquelle presque personne n'avait songé au commencement de la lutte.
Congrès à Philadelphie, 1776
Washington traversant le fleuve Delaware par Emanuel Leutze, 1851.
Après que la Virginie se fut dotée d'une déclaration des droits, en juin 1776, Thomas Jefferson fut chargé de préparer l'ébauche d'une déclaration d'indépendance.
Le document, qui représente l'un des textes fondamentaux du pays, fut approuvé le 4 juillet 1776 par le Congrès après remaniement. La proclamation d'indépendance des treize colonies conduisit à une confédération où chaque État conserva sa liberté et sa souveraineté, et qui rompit irrévocablement avec la Grande-Bretagne.
Les volontaires américains, sans munitions, sans ressources, ne purent d'abord tenir tête aux régiments expérimentés qu'on envoyait contre eux. En juin 1776, le général Howe prit New York et Rhode Island avec 20 000 tuniques rouges. Pendant plusieurs mois, Howe et Washington se battirent pour l'État de New York et finalement, Washington, obligé de battre en retraite par le New Jersey jusqu'au-delà du Delaware, eut la douleur de voir un grand nombre de ses soldats l'abandonner.
De là, il fit une tentative imprévue et d'une audace remarquable. À Noël 1776, l'armée continentale avait besoin d'une victoire. Il franchit le fleuve malgré la glace pendant la nuit du 25 décembre 1776, surprit à Trenton un corps de mille Allemands commandés par Johann Rall, tua celui-ci et fit prisonniers ses soldats.
Ce succès, qui dégageait Philadelphie, releva le moral de la population. De nouveaux miliciens accoururent de la Pennsylvanie, et Washington, reprenant l'offensive, força Charles Cornwallis à se replier jusqu'à Brunswick.
L'armée de Washington eut une autre victoire lors de la bataille de Princeton le 3 janvier 1777. Ces succès redonnèrent confiance aux insurgés et entraînèrent l'enrôlement de nouveaux volontaires dans l'armée continentale.
Bataille de Princeton le 3 janvier 1777
Thomas Jefferson
Général William Howe
Valley-Forge Cornwallis
Johann Gottlieb Rall
Un nouveau plan
Le Congrès, rassuré sur le sort de Philadelphie, était rentré dans cette ville le 27 février 1777. L'arrivée de volontaires européens apportait plutôt aux Américains un secours moral qu'une aide effective. Ils étaient de beaucoup inférieurs en nombre à leurs adversaires mais l'habileté des chefs et l'opiniâtreté des soldats suppléèrent à cette infériorité numérique.
La tactique de la Grande-Bretagne était d'isoler la Nouvelle-Angleterre des autres régions en s'emparant de la vallée de l'Hudson. Le général Burgoyne était censé envoyer des troupes vers le sud depuis leCanada, en passant par le Lac Champlain et en reprenant le Fort Ticonderoga. Le colonel St Leger devait se détacher de l'armée de Burgoyne avec ses troupes en suivant la rivière Mohawk afin de diviser les défenses américaines. Le Général Howe était censé rejoindre Burgoyne et St Leger à Albany en remontantla rivière Hudson vers le nord14. Ce plan ne fut jamais concrétisé car le général Howe préféra envahir la Pennsylvanie et capturer Philadelphie, et la diversion de St Leger échoua.
Fort Ticonderoga
Général Burgoyne
Vallée de l' Hudson
lac Champlain
Howe débarque dans le Maryland, 1777
Dès le mois de juin 1777, on apprit que sir William Howe, parti de New York, se dirigeait avec seize mille hommes surles côtesdelaPennsylvanie.Il débarquasestroupes dansle Maryland, etWashingtons'avança au-devant de lui avec onze mille hommes.
Les Américains perdent la bataille de Brandywine
Les deux armées ne tardèrent pas à se rencontrer sur les bords de la Brandywine, et le 11 septembre elles se livrèrent un combat que les généraux américains perdirent. Howe battit Washington mais ne put le capturer lors de la bataille de Brandywine.
Les Britanniques sont battus le 19 septembre et le 7 octobre à Saratoga
Le général Burgoyne, qui avait remplacé Carleton, avait besoin de renforts. Il se rendit dans le Vermont pour voir ce
qu'il y trouverait. Il attendit les Américains sur les hauteurs de Bemis Heights. Une bataille opiniâtre s'y livra le 19 septembre. Les Britanniques furent battus, sans perdre toutefois leur position. L'armée y subit une défaite par les troupes de la Nouvelle-Angleterre à la bataille de Bennington le 16 aout. Puis ses hommes, coupés de leur retraite, durent marcher vers Albany. En chemin ils rencontrèrent une force continentale le 7 octobre menée par Horatio Gates. Cette armée attendait sur la rive près de Saratoga.
Burgoyne est obligé de capituler
Une succession de batailles conduisit à la reddition finale de Burgoyne. La victoire de Saratoga marqua un tournant dans la guerre d'Indépendance. Ce fut le plus beau succès des Américains depuis le commencement de la lutte: une artillerie nombreuse, des armes et dix mille prisonniers tombèrent en leur pouvoir.
Les ennemis européens de la Grande-Bretagne prirent conscience que la guerre pourrait finir à la faveur des continentaux[réf. nécessaire]. La France de Louis XVI, suivie de l'Espagne et des Provinces-Unies s'engagèrent alors du côté des Américains.
Washington reprend l'offensive
Cependant Washington reprenait l'offensive. Au moment où les Britanniques le croyaient en pleine retraite à la suite de sa défaite de Brandywine, il les rejoignit par une route détournée et les attaqua avec vigueur dans leurs lignes. Un brouillard mit le désordre dans ses corps d'armée et lui ravit une victoire qu'on eût pu penser certaine. Il fut forcé à la retraite après avoir infligé à l'ennemi des pertes bien supérieures aux siennes à la bataille de Germantown (4 octobre 1777).
Défense du fort Redbank par le capitaine de Mauduit du Plessis
C'est à cette époque que le capitaine de Mauduit du Plessis, volontaire, défendit le fort RedBank. Il était à la tête de quatre cents hommes et se battait contre le colonel Donop (en), à la tête d'un régiment hessois qui ne comptait pas moins de seize cents soldats. Ce dernier perdit à l'occasion la vie et son régiment fut en partie détruit. Les Américains durent pourtant abandonner la place, ainsi que le fort Mifflin.
Continuation et résumé des opérations
Fin 1777, le général Howe força Washington à quitter Philadelphie. Au cours de l'hiver 1777-1778, qui s'avéra le plus cruel de l'époque révolutionnaire, Washington et son armée campaient dans Valley Forge, dans le sud-est de la Pennsylvanie. Washington et ses hommes firent preuve d'une endurance surhumaine, mais le manque de vêtements appropriés, la malnutrition, la maladie, notamment la fièvre typhoïde, eurent raison du quart des soldats. S'ils restaient, c'était pour George Washington qu'ils adoraient et pour qui ils seraient et sont morts ; c'est ce que rapporte le colonel John Brocks.
Engagement des ennemis européens de la Grande-Bretagne(1777-1783)
Devant l'enlisement militaire, les insurgés américains cherchèrent des soutiens étrangers : ils firent appel aux Canadiens français. Ceux-ci, en raison de l'acte de Québec et du souvenir de la Conquête et des exactions britanniques ainsi que leur perception du fait que cette guerre était une querelle familiale entre Britanniques, refusèrent d'apporter leur aide et demeurèrent neutres dans cette guerre, car ils ne prirent pas plus les armes pour la Grande-Bretagne. La défaite britannique de Saratoga en 1777 encouragea la France à entrer en guerre contre la Grande-Bretagne. Dès le 6 février 1778, la France passa une alliance et un traité d'amitié avec les insurgés américains et le théâtre de la guerre s'ouvre avec le Combat de la Martinique (1779)[réf. nécessaire]. En 1779, l'Espagne rejoignit l'alliance conformément au pacte de famille entre les Bourbons sans pour autant reconnaître l'indépendance des Treize Colonies. Puis, en 1780, les Pays-Bas s'allièrent à la France et à l'Espagne.
L'engagement français Bataille de Philadelphie : l'avancée des insurgés et des Français
Clinton, menacé d'être encerclé dans Philadelphie par l'armée de Washington et par la flotte du comte d'Estaing, se replia sur New York, où il ne rentra toutefois qu'après avoir essuyé un échec à Monmouth (28 juin 1778).
Diversion dans le Sud
Pour diviser les forces qui le poursuivaient, il envoya le colonel Campbell (en) en Géorgie, et la guerre s'étendit alors aux colonies du Sud. C'est ensuite l'Espagne, puis les Provinces-Unies qui s'opposèrent à la puissance britannique, faisant basculer le rapport de force. En 1779, la France persuada l'Espagne et les Provinces Unies, deux autres ennemies de la Grande-Bretagne, à cause des colonies, d'aider les Américains. Le gouverneur de la Louisiane, le général Bernado de Galvez prit les forteresses de Natchez et de Bâton-Rouge, le long du Mississippi. De là, il attaqua Mobile et Pensacola dans l'ouest de la Floride. Ces victoires empêchèrent les Britanniques d'attaquer depuis le sud-ouest. Les Britanniques durent se battre sur plusieurs fronts et furent contraints ainsi d'éparpiller leurs ressources militaires. L'aide européenne arriva au moment où les Américains en avaient désespérément besoin.
Archibald Campbel
Général Bernado de Galvez
Grenadiers espagnols attanquant Pensacola
Exactions des Britanniques en Caroline et en Géorgie
Le général britannique Prevost (en) vint rejoindre Campbell, et le chef des milices américaines, Benjamin Lincoln
fut forcé de leur abandonner, avec la Géorgie, toute la Caroline du Sud. Les Britanniques faisaient de ce côté une guerre d'extermination qui soulevait contre eux les populations, aussi le général Lincoln put-il bientôt reprendre l'offensive et forcer l'ennemi à lever le siège de Charleston (mars 1779). En même temps, sir H. Clinton envoyait des détachements sur les côtes de la Virginie et de la Nouvelle-Angleterre pour tout ravager. Ce général concentra ses troupes sur le bord de l'Hudson et vint attaquer les forts de Verplanck (en) et de Stoney-Point (en). Cette dernière place fut prise, puis reprise par Wayne. Le lieutenant-colonel de Fleury se précipita le premier dans les retranchements qu'il avait fait construire et saisit le drapeau britannique. Les Américains accordèrent la vie sauve à la garnison britannique, bien qu'elle eût commis d'horribles massacres. Washington dut pourtant abandonner ce poste après en avoir enlevé les munitions et en avoir détruit les défenses.
Général Augustine Prevost
Général Benjamin Lincoln
Major Général Antony Wayne
Savannah et Charlestown
Les Britanniques pensaient que les sudistes étaient plus loyaux. Ainsi, en 1778, ils décidèrent de déplacer la guerre au Sud en l'attaquant. Les Britanniques savaient qu'ils n'avaient connu que des petits succès au Nord pendant trois ans et que la victoire serait difficile. Ils espéraient ainsi davantage de succès. Ils promirent de plus à beaucoup d'esclaves noirs la liberté s'ils rejoignaient l'armée. En réalité, les officiers britanniques les vendirent comme esclaves en Inde.
Attaque de Savannah
Attaque de Charlestown
Échec des troupes alliées devant Savannah
Vice-Amiral Ch. Hector comte d''Estaing
Ils capturèrent alors la ville portuaire de Savannah, et de là, ils envahirent la plus grande partie de la Géorgie. En décembre 1778,
une armée britannique sous les ordres du général Henry Clinton arriva de Caroline du Sud et encercla l'armée américaine à Charleston. Quand les 5 000 défenseurs se rendirent, les Américains perdirent pratiquement toute leur armée au Sud. Ce fut la plus grande défaite américaine de la guerre.
Le pavillon français eut à partir de 1779 l'empire de la mer dans les Antilles et d'Estaing put se diriger vers les côtes de la Géorgie pour reconquérir cette province en soutenant le général Lincoln. Le siège de Savannah (septembre 1779), attaque infructueuse, fut immédiatement entrepris.
Diversion de Clinton en Géorgie
La diversion tentée par Clinton en Géorgie avait complètement réussi par l'échec de d'Estaing devant Savannah. Ce général profita du moment où Washington était réduit à l'inaction par la misère de son armée pour faire quitter New York à une partie de ses troupes et pour s'emparer de Charleston, dans la Caroline du Sud, où il fit prisonniers 5 000 Américains (mai 1780). Il laissa ensuite dans cette province Lord Cornwallis, qui battit tous ceux que le Congrès chargea de le chasser.
Rochambeau
En juillet, le corps expéditionnaire aux ordres du vicomte de Rochambeau et fort de 6 000 hommes débarqua à Newport. Il était amené sur une escadre de dix vaisseaux aux ordres du chevalier de Ternay. C'est pendant que Washington s'était rapproché de New York pour mieux correspondre avec Rochambeau que le traître Benedict Arnold entama des négociations avec Clinton pour lui livrer West Point, dont Washington lui avait confié la garde.
Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur de ROCHAMBEAU
Luc Urbain du Bouëxic de GUICHEN
Lord Georges Brydges RODNEY
Avant de commencer ses opérations, Rochambeau attendait des renforts que le comte de Guichen devait lui amener de France; mais celui-ci avait rencontré dans les Antilles l'amiral Rodney, qui obligea le convoi français à se réfugier en Guadeloupe. Washington ne put qu'envoyer quelques renforts, avec La Fayette, aux patriotes du Sud, et se résigna à remettre à la campagne prochaine l'expédition décisive qu'il concertait avec Rochambeau. De son côté, Cornwallis recevait des troupes qui portaient son armée à 12 000 hommes. La situation des Britanniques paraissait donc aussi prospère que par le passé.
Même les batailles dans le sud pouvaient être utiles aux Américains. Par exemple, la bataille de King's Mountain, à la frontière entre la Caroline du Sud et la Caroline du Nord, en octobre 1780. Le gros des forces britanniques et des 1 000 miliciens furent tués. Les survivants furent presque tous fusillés ou pendus.
Coalition contre la Grande-Bretagne
Une vaste coalition se formait pourtant contre le despotisme maritime de la Grande-Bretagne. Cette nation s'arrogeait le droit de visite sur les bâtiments neutres, sous prétexte qu'ils pouvaient porter des secours et des munitions à ses adversaires. Catherine II de Russie, la première, proclama, en août 1780, la franchise des pavillons, à la condition qu'ils ne couvriraient pas de contrebande de guerre.
Déclaration de guerre aux Provinces-Unies
Pour soutenir ce principe, appelé droit des neutres, elle proposa un plan de neutralité armée qui fut successivement adopté par la Suède et le Danemark, la Prusse, le Portugal, les Deux-Siciles et les Provinces-Unies. Cette dernière nation, en donnant asile à des corsaires américains, avait excité au plus haut degré la fureur des Britanniques. Ils lui déclarèrent la guerre. C'est alors que l'amiral Rodney leur enleva Saint-Eustache. Les Espagnols prirent de leur côté Pensacola, en Floride, tandis que de Grasse ravageait les Antilles britanniques et que Bouillé reprenait Saint-Eustache.
amiral Rodney
lieutenant général des Armée Grasse
marquis de bouille
Expédition décisive Opérations simultanées de Washington et de Rochambeau
Ces victoires permirent à Washington et à Rochambeau d'exécuter enfin une expédition qui fut aussi décisive qu'habilement menée. Pendant l'hiver, l'armée américaine, privée des choses les plus nécessaires, avait supporté les plus rudes épreuves. Quelques régiments de Pennsylvanie et du New-Jersey s'étaient même mutinés. Les partisans américains Marion et Sumter avaient trop peu de troupes pour entreprendre contre Cornwallis autre chose qu'une guerre d'escarmouches.
Général Francis Marion
Général Thomas Sumter
Le corps de Gates fut battu à Camden (août 1780) et de Kalb y fut tué. Pourtant Daniel Morgan, à la tête d'un corps de troupes légères, battit Tarleton au Cowpens (17 janvier 1781). Par une retraite habile, Green amena Cornwallis jusqu'au-delà du Dan, qui sépare la Virginie de la Caroline septentrionale. Il se renforça des milices de Virginie et tomba à l'improviste sur les corps récemment levés par Cornwallis, qu'il jeta dans un désordre tel qu'ils s'entretuèrent et que Cornwallis fit tirer des coups de canon contre ses propres troupes, mêlées aux milices.
général Horacio Gates
Géréral Daniel Morgan
major-général Johann de Kalb
major-général Nathanael Green
Green livra un nouveau combat à Cornwallis, le 15 mars, près de Guilford-House, et lui fit éprouver des pertes qui le forcèrent à se replier sur Wilmington. Par une marche habile, il coupa la retraite de la Caroline du Sud au général britannique, et il manœuvra si bien qu'après la sanglante bataille de Eutaw Springs il ne resta plus aux Britanniques en Géorgie et en Caroline que la ville de Savannah et le district de Charleston
La Fayette en Virginie
Pendant ce temps, La Fayette, chargé d'opérer en Virginie contre des forces quatre fois supérieures en nombre, sacrifia encore une partie de sa fortune pour maintenir ses soldats sous ses ordres, et, joignant la prudence au courage, il sut, par des marches forcées et des retours subits, tellement fatiguer Cornwallis et harceler ses troupes, que le général britannique, après avoir méprisé sa jeunesse, fut forcé de redouter son habileté.
Tout à coup, les troupes de Rochambeau quittent leur position de Newport et de Providence, où étaient établis leurs quartiers d'hiver, et s'avancent vers Hartford. Washington arrête quelque temps l'armée coalisée devant l'île de New York. Il fait des reconnaissances devant la place et entretient son adversaire dans cette idée qu'il va diriger tous ses efforts contre cette ville. Mais il n'attendait que la promesse du concours de la flotte pour changer ses dispositions.
La campagne de 1781
La bataille de Chesapeake achève d'isoler l'armée anglaise retranchée à Yorktown. Vue générale de la capitulation de Yorktown le 19 octobre 1781, avec le blocus de la flotte française.
Vue générale de la capitualtion de Yortown le 19 octobre 1781 avec le blocus de la flotte française
Le comte de Barras arrive de France sur la Concorde. Il venait remplacer dans son commandement le chevalier de Ternay, et était accompagné du comte de Rochambeau, qui avait été chargé de hâter l'envoi des renforts et des secours promis.
Comte de Barras
Chrarles-Henri Louis d'Arsac de Ternay
Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur de Rochambeau Général puis Maréchal
Ces renforts n'arrivent pas; mais en revanche on apprend que la flotte de l'amiral de Grasse, après avoir pris Tobago et tenu Rodney en échec, s'avance avec 3 000 hommes tirés des colonies sous les ordres du marquis de Saint-Simon, pour forcer la baie de Chesapeake défendue par Graves, et bloquer dans Yorktown le marquis Cornwallis, que La Fayette poursuit dans sa marche rétrograde.
Amiral françois Joseph Paul de Grasse
Claude Henri de Rouvroy
comte de Saint Simon
Amiral Thomas Baron de Grave
La bataille de la baie de Chesapeake,
aussi connue sous le nom de bataille des caps de Virginie, est une bataille cruciale de la guerre d'indépendance des États-Unis qui eut lieu près de l'embouchure de la baie de Chesapeake le entre la flotte du contre-amiral britannique Thomas Graves et celle du Lieutenant-général des armées navales1 François Joseph Paul deGrasse. La précision du tir français endommage suffisamment six vaisseaux britanniques pour forcer Graves à rompre le combat et à s’esquiver. Avec la bataille de Grand Port (1810), elle est l'une des rares défaites de la Royal Navy aux XVIIIe et XIXe siècles.
La victoire de la flotte française empêche la Royal Navy de secourir les forces du général Charles Cornwallis à Yorktown. Elle évite également toute interférence avec les renforts et provisions envoyés depuis Newport et les Antilles françaises aux armées coalisées de George Washington, Rochambeau et La Fayette. Cette bataille amène ainsi la chute de Yorktown, puis l'indépendance des États-Unis. Par cette victoire, la France a pu récupérer certaines de ses colonies perdues en 1763 dont Sainte-Lucie et Tobago.
Un premier combat avait eu lieu le 16 mars précédent. Ce premier engagement est connu sous les noms de première bataille de Chesapeake, combat de Chesapeake ou encore bataille du cap Henry.
capitulation de Cornwallis
Les camps sont levés devant New York, et tandis que le comte de Barras, malgré son ancienneté de grade, va se mettre avec un noble désintéressement sous les ordres de de Grasse, les généraux alliés se dirigent à marche forcée vers la Virginie. C'est vers Yorktown que, pleins de confiance désormais dans le nombre et la bravoure de leurs troupes, ils font converger tous leurs efforts. L'armée est divisée en deux corps. L'un suit la voie de terre et, par Philadelphie et Baltimore, arrive bientôt à Williamsburg pour donner la main aux troupes de Saint-Simon et de La Fayette. Un autre corps, sous les ordres de Custine, s'embarque à Head-of-Elk, touche à Annapolis, et, sous la direction de Choisy et du duc de Lauzun, prend position devant Glocester. De son côté le comte de Grasse occupait la baie de Chesapeake et coupait aux Britanniques toute communication par eau.
Gilbert du Motier de la Fayette
dit : "la Fayette"
Général Adam-Philippe de Custine
Armand-Louis de Gontaut Biron
marquis de Gontaut et duc de Lauzun
Quelques jours suffirent pour tracer la première et la seconde parallèle. Deux redoutes arrêtaient les travaux des alliés. On décida de leur donner l'assaut. La Fayette avec une colonne de milices américaines fut chargé de s'emparer de celle de droite, tandis que Christian, comte de Forbach, marquis de Deux-Ponts, colonel commandant le régiment royal Deux-Ponts, montait à l'assaut de celle de gauche. Les troupes alliées rivalisèrent d'ardeur. En quelques minutes ces obstacles furent enlevés.
En vain Cornwallis, reconnaissant que la résistance était désormais impossible, essaya-t-il de forcer le passage du York River en abandonnant ses canons et ses bagages. Sa tentative ne réussit pas et il dut capituler. La garnison fut faite prisonnière de guerre. Les vaisseaux britanniques furent le partage de la flotte française, tandis que plus de 150 canons ou mortiers, la caisse militaire et des armes de toute sorte furent remis aux Américains (11 octobre 1781).
Campagne de 1782
La guerre d'indépendance américaine se présenta comme une occasion d'effacer l'affront de sa défaite dans les guerres indiennes et de la perte de ses colonies en Amérique du Nord. La Grande-Bretagne n'a pas capitulé uniquement à cause de la défaite de Yorktown. La France avait tout fait pour l'obliger à disperser ses forces. Elle avait attaqué les Britanniques en Inde, colonie précieuse s'il en était, source de la fortune des Pitt. Elle avait également attaqué Malte, conquis Minorque (qui était la grande base navale britannique de Méditerranée, avant Malte), assiégeait Gibraltar qui était sur le point de tomber. La France encerclait les Antilles britanniques, et elle faisait manœuvrer depuis des mois 60 000 hommes en Bretagne, prêts à débarquer en Grande-Bretagne quasiment vidée de troupes. Des vaisseaux français croisaient, pavillon haut, au large de Southampton, provoquant une panique à la bourse de Londres. Le soutien financier des Insurgents, par les canaux espagnols d'abord, puis directement, n'est pas, pour la France, la seule cause du coût exorbitant de l'indépendance américaine. Le coût de la guerre, pour la Grande-Bretagne, devenait également très lourd.
La dette de la Grande-Bretagneétait considérablement accrue. Lord North dut quitter la direction des affaires pour céder la place à un ministère whig qui demanda la paix au cabinet de Versailles. La France, qui n'était pas moins épuisée, accepta ces propositions. Les préliminaires furent arrêtés à Paris, le 30 novembre 1782, entre les plénipotentiaires des puissances belligérantes, au nombre desquels étaient pour les États-Unis Benjamin Franklin, John Adams, John Jay, et Henry Laurens. Le traité définitif fut signé le 3 février 1783. Les Britanniques furent vaincus et durent reconnaître l'autonomie des États-Unis en 1783, en signant le traité de Paris, le 3 septembre 1783.
Cette nouvelle fut rapidement portée en Amérique. Le 11 mars 1783, Lauzun partit de Wilmington Page d'aide sur l'homonymie pour ramener dans leur patrie les derniers soldats français. Ainsi l'indépendance des États-Unis était fondée, et le monde comptait une nation de plus
Les forces régulières des États-Unis ont estimé leurs pertes à 4 435 morts et 6 188 blessés aux combats
Benjamin Franklin
John Adams
John Jay
Henry Laurens
signataires du traité pour les Etats-Unis
Chronologie des événements
Bataille de Bunker Hill, 1775
1775 :
17 juin : La bataille de Bunker Hill est la première véritable bataille de la guerre d'Indépendance. Si les insurgés connurent la défaite, leur défense héroïque et les pertes limitées qu’ils connurent contribuèrent à renforcer leur moral.
1776 :
8 juin : Bataille de Trois-Rivières (Québec), opposant les insurgés des Treize colonies aux troupes du roi de la Grande-Bretagne.
4 juillet : Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique, rédigée par Thomas Jefferson.
27 août : Les Britanniques sont victorieux à la bataille de Brooklyn.
16 septembre : Les Britanniques débarquent à Kip's Bay, et dans les jours qui suivent perdirent la bataille de Harlem Heights car ils durent se replier faute de munitions.
21 septembre : Un incendie détruit le quart de New York.
16 novembre : Les Britanniques prennent le fort de Washington (Washington Heights), ce qui leur assure le contrôle de New York.
26 décembre : Défaite britannique à Trenton (Delaware).
30 000 soldats allemands sont loués à leurs princes par les Britanniques pour combattre l'indépendance américaine.
À la fin de l'année, la situation militaire est très défavorable aux insurgés.
1777 :
Le marquis de La Fayette offre ses services de soldat au congrès américain.
Victoire de George Washington à Princeton Bataille de Princeton, 1777
En juin, la bannière étoilée sert d'emblème aux armées américaines ;
Le général britannique Howe s'empare de Philadelphie ;
En octobre, la défaite des Britanniques à Saratoga encourage les Français à déclarer la guerre à la Grande-Bretagne au début de l'année suivante.
Décembre, l'armée américaine à Valley Forge.
1778 :
6 février : Signature d'un traité d'amitié, d'alliance et de commerce entre les français et les américains ; ces derniers peuvent alors compter sur des renforts terrestres et surtout sur la flotte de guerre française.
1779 :
En septembre et en octobre, le Siège de Savannah par une force franco-américaine échoue complètement. La ville de Savannah, capitale de Géorgie, la dernière des treize colonies originales, reste sous l'influence britannique et loyaliste jusqu'en 1782.
1780 :
Mai : Les Britanniques prennent Charleston et font capituler 5 000 soldats américains à Camden.
11 juillet : Un corps expéditionnaire dirigé par le français Rochambeau débarque à Newport.
20 décembre : Les Provinces-Unies entrent en guerre contre la Grande-Bretagne.
1781 :
5 septembre : La France remporte la bataille de la baie de Chesapeake.
19 octobre : Défaite britannique lors de la bataille de Yorktown.
1782 :
25 janvier : Victoire de la France lors de la bataille de Saint-Kitts
Les préliminaires de paix s'engagent et aboutissent le au traité de Paris qui met un terme à la guerre d'Indépendance américaine, simultanément au traité de Versailles traitant lui, du conflit entre l'Angleterre d'une part, la France et l'Espagne d'autre part.
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Ce site Peuples Amérindiens est une compilation d’articles et de lectures personnelles.
Je ne suis ni historienne, ni membre des nations amérindiennes.
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