Haïda Gwaii

 

Haïdas Gwaii
AVANT PROPOS
J'
avoue avoir un sentiment très fort pour cette nation Amérindienne. Elle est très peu connue et beaucoup moins flamboyante que les Nations
Sioux, Apaches et Commanches qui elles, se sont distinguées par leurs combats violents et courageux contre les colons et les Etats-Unis.
LesHaidas eux se dinstinguent par la richesse de leur culture par leur art du bois comme les Totems leurs embarcations leur art graphique.
J'espère que je réussirais à vous faire partager mon amour pour cette Nation.

 

 

 

 

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Carte du territoire des Haïda Gwaii  iles de la Reine Charlotte

 

Les Haïdas sont un peuple amérindien de la te Ouest du Canada et du Nord des États-Unis,ainsi
qu'une partie Sud-Est de l'Alaska,le long de la côte du Pacifique, et dans l'archipe lHaidaGwaii en particulier.
Ils sont notamment connus pour leurs totems, leurs sculptures traditionnelles et leur art graphique en ral.Les Haïdas occuperaient l'archipel HaidaGwaii en Colombie-Britannique depuis la fin de la période glaciaire et la population y aurait commencé à être importante il y a 5000ans. Ces îles,au nombre de 138, étaient connues sous le nom des îles de la Reine-Charlotte avant l'inauguration du territoire en tant que réserve de parc national et site du patrimoine en 1988. La réserve, au sud de l'archipel, se nomme Gwaii Haanas et signifie « les îles magnifiques » en langage haïda.

 

La société haïda (1000av.J.-C.jusqu'aux premiers contacts avec lesEuropéens)

L'environnement a été un facteur déterminant dans la constitution de la culture amérindienne des Haïdas.Ils ont été influencés par l'aspect marin et riverain, mais aussi par la forêt, particulièrement du bois de cèdre. Ces facteurs ont engendré le développement d'une technologie du travail du bois que l'on remarque par la culture matérielle : les canots, les maisons, les habitudes vestimentaires et l'art. Le mode de vie desHaïdas étaitaussi basur lesressourcesmarines,particulièrement le saumon et les mollusques. Bien qu'il n'y avaitpas d'organisation politique intercommunautaire ferme chez les Haïdas, la socétait divisée en classes : nobles, gens ordinaires et esclaves. Les nobles constituaient une oligarchie qui dominait l'accès aux ressources et qui bénéficiait de certains avantages dans cette position, qu'ils renforçaient par le rituel du potlatch. Les contacts avec les Européens en 1774 vont profondément perturber cette culture qui devra adapter son mode de vie.

 


Les communautés haïdas avaient un mode de subsistance qui reposait essentiellement sur une économie de chasse, de pêche et de cueillette. Les ressources alimentaires étaient abondantes et variées. On sait que les Haïdas pratiquaient l'horticulture : ils récoltaient les pommes de terre et le tabac. Toutefois, 90 % de la nourriture consommée était de nature marine.

Les Haïd
as se sont ainsi spécialisés dans la pêche au saumon. Les ressources de l'océan Pacifique offraient la majeure partie de l'apport nutritif des communautés. Outre le saumon, les Haïdas pêchaient le flétan, le thon, la morue, le hareng, mais également des fruits de mer et des algues. Lorsqu'était venu le temps de faire des provisions, on séchait ou on fumait le poisson, et ce, parfois en grande quantité. L'objectif de cette pêche était de stocker suffisamment pour survivre tout l'hiver. On entreposait les viandes, parfois avec de l'huile, dans des boîtes de bois de cèdre particulières, qui se caractérisent notamment par leur imperméabilité. De plus, l'apport de la collecte de mollusques (ormiers, les moules, les oursins et la palourde) n'était certainement pas négligeable si l'on en juge aux énormes dépôts de coquillages retrouvés près de certains villages.

La
chasse aux mammifères marins comme la loutre de mer ou les otaries était une autre source d'approvisionnement importante. Sur la terre ferme d'Haida Gwaii ou de la côte, on chassait l'ours, le castor ou le caribou, mais dans une moindre mesure. Ces animaux marins et continentaux étaient chassés non seulement pour leur viande, mais aussi pour les tendons et la peau qu'ils fournissaient. Le reste de l'apport alimentaire des Haïdas était constitué de baies, de salades, de noix, de racines ou d'autres plantes comestibles. La plupart des aliments étaient mangés après cuisson.

La plupart
des peuples de la côte nord-ouest du Pacifique chassait la baleine. Toutefois, on sait que ce n'était pas le cas des Haïdas. En revanche, on a retrouvé des restes (ossements) dépecés de ce grand mammifère marin ce qui laisse croire que l'on mangeait les spécimens échoués.

 

La structure sociale
La structure sociale dite « classique » de la société haïda se met en place entre 1000 av. J.-C. et 500 apr. J.-C. Les fouilles archéologiques laissent supposer que c'est la capacité d'exploiter et d'emmagasiner la nourriture en grande quantté qui a permis la formation de communauté assez large dans la région d'Haida Gwaii. En effet, cette capacité à stocker la nourriture permet entre autres la sédentarisation de groupes sociaux. De vastes communautés se sont dès lors agglomérées pour former des villages. Ces communautés se déplaçaient de façon saisonnière en fonction des ressources alimentaires disponibles. C'est également à partir de ce moment qu'est apparu un changement social important dans les communautés haïdas : la stratification sociale.

L
a sociétéétait devenue hiérarchique : le partage des ressources ne sefaisait plus de façon égalitaire. Une élite sociale accaparait désormais certaines sources d'approvisionnement et l'exploitait pour elle-même. Ces sources pouvaient être un lieu de pêche déterminé ou encore une zone de chasse ou de cueillette particulière. La monopolisation des sources d'approvisionnement la stratification sociale qui en résulta ont engendré la création de classes sociales au sein des communautés haïdas. Selon les anthropologues, on peut diviser la société haïda en trois catégories : d'abord les gens de haut rang, puis la noblesse; ensuite les gens ordinaires (commoners), et enfin les esclaves.

L
es nobles, qui formaient l'ensemble le plus nombreux dans la société, sont les leaders qui s'étaient approprié des droits sur des sources d'approvisionnement. Ils octroyaient des permissions ou émettaient des interdictions d'accès sur ces sources aux gens ordinaires, aux esclaves, mais aussi aux autres groupes amérindiens. Le noble qui exploitait de façon adéquate ses sources pouvait en tirer de grande richesse ainsi qu'un prestige considérable. Les gens du peuple, moins nombreux étaient dès lors soumis, sous cet angle, aux possédants. Quant aux esclaves, ils appartenaient à des nobles qui utilisaient leur force de travail pour accumuler de la richesse à leurs lignages. En ce sens, les esclaves constituaient eux-mêmes une richesse importante. Ces esclaves étaient des prises de guerre, c'est-à-dire des adultes ou des enfants qui avaient été enlevés à leur communauté, lors de raids guerriers, pour être amenés chez les Haïdas.


Le tissu social
Hormis les classes, le tissu social des Haïdas était fondé sur la parenté et le lignage familial. Il n'y avait pas de clan. Chaque communauté villageoise haïda était divisée en deux groupes : les Corbeaux et les Aigles. Les Corbeaux comptaient généralement 22 lignages et les Aigles 23. L'exogamie(est une règle matrimoniale imposant de chercher son conjoint à l'extérieur de son groupe social (clan, groupe territorial, caste, société, milieu)
était d
e mise et les mariages se faisaient uniquement entre les membres des deux groupes différents. Il n'y avait pas de mariage entre les membres d'un même groupe. Les enfants devenaient membre du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire. L'appartenance à un lignage donnait des droits et privilèges comme l'accès à une maison et aux lieux et zones d'approvisionnement. En effet, chaque lignage possédait des biens, notamment des emblèmes particuliers, très importants dans la société haïda. Chaque lignage avait à sa tête un chef.

L
es communautés haïdas, regroupant des Aigles et des Corbeaux, avaient à leur tour un chef de village. C'était le chef de lignage ayant amassé le plus de prestige par l'accumulation de richesse ou tout simplement celui dont le lignage contenait le plusde membres. La richesse et la position de noblesse étaient transmises par héritage matrilinéaire. Ainsi, l'héritier d'un chef n'est pas son propre fils, mais bien le fils de sa sœur.

Les H
aïdas se regroupaient donc dans des villages. Ces lieux étaient parfois permanents lorsque les ressources environnantes le permettaient. Or,la plupart du temps, les villages servaient de résidences d'hiver et, à l'été, on se déplaçait à travers divers camps situés près des ressources. Les maisons de villages pouvaient abriter environ de 30 à 40 personnes d'un même lignage, ce qui équivaut à 10 familles nucléaires. La maison du chef de village était la plus grande de la communauté. Ces habitations étaient constituées d'une grande aire ouverte qui comprenait parfois des cloisons de nattes de cèdres. Un foyer occupant le centre était employé au chauffage et la cuisson des aliments. Le long des murs latéraux se trouvaient des banquettes et des couchettes. Celle du chef de la maison était au centre du mur du fond. Les maisons construites en bois de cèdre étaient faites de planches que l'on pouvait aisément détacher pour ensuite transporter dans d'autres lieux, pour construire un abri d'été par exemple. À l'extérieur, un mât totémique richement décoré et arborant l'emblème du lignage était posté.
 

 

 


Les relations avec l'extérieur
Les relations des Haïdas avec l'extérieur étaient nombreuses, que ce soit pour la guerre ou pour le commerce. Leurs partenaires commerciaux étaient d'une part les autres groupes autochtones de la côte nord-ouest du Pacifique, et d'autre part les groupes du Plateau, à l'intérieur du continent. Les marchandises échangées par les Haïdas étaient, par exemple, des canots, des boîtes de bois, des peaux de loutre de mer, etc. Un produit particulièrement recherché par les Haïdas était l'huile d'eulakane,qui servait notamment lors des repas et égalementà l'entreposage des viandes séchées.

Il
n'y avait pas d'entité politique reliant l'ensemble des communautés haïdas. Les communautés pouvaient se faire la guerre entre eux. Les raisons de faire la guerre avec les autres groupes de la côte nord-ouest étaient variées : la revanche, l'expansion territoriale, le pillage, notamment dans le but d'obtenir des esclaves. L'importance de la guerre est attestée par les multiples fractures sur les os de squelette retrouvés dans les sépultures lors de fouilles archéologiques. Ces fractures ne pouvaient pas être accidentelles et furent causées par des objets contondants.

Les activités quotidiennes et rituelles
Le travail du boi
s

Les Haïdas étaient d'habiles travailleurs du bois. La forêt du Pacifique fournit des essences comme la pruche (hemlock) ou l'épinette (épicéa). Mais c'est le cèdre rouge (thuya) qui est l'arbre de choix. Le bois de cèdre est facile à travailler : solide, mais souple. On n'utilisait pas de hache ou de scie, mais uniquement des outils de pierre pour le travailler. Outre les maisons en planches de cèdre, le bois était utilisé pour la fabrication des canots. Le travail du cèdre est une technique caractéristique de la technologie des groupes amérindiens de la côte nord-ouest du Pacifique, particulièrement pour les Haïdas qui se sont illustrés dans la fabrication de canots et de boîtes hermétiques. Pour la fabrication des canots, on creusait des troncs de cèdre, puis on les travaillait à la vapeur. Ces canots étaient employés pour toute sorte de tâches quotidiennes : transport des personnes, de la nourriture, du bois. On s'en servait pour les déplacements officiels chez d'autres groupes ou encore pour les relations commerciales ou guerrières. Les canots de guerre pouvaient dépasser quinze mètres de longueur. Celui qui possédait un canot voyait son pouvoir social augmenter dans sa communau. Il y avait environ un canot pour  individus dans le groupe.

Le cè
dre était également utile à la fabrication de la vannerie et des vêtements. La fibre du bois était coupée en lanière et ensuite traitée pour être cousue, tressée et même tissée. Avec ces fibres, on fabriquait des chapeaux, des paniers tressés et des étoffes. La qualité du matériau et de la fabrication leur permettait d'être imperméables. Dans le climat pluvieux de la région, ces chapeaux étaient très utiles. Quant aux paniers, ils servaient à l'entreposage et même à la cuisson, rôles joués habituellement par la poterie dans d'autres aires culturelles amérindiennes.

 

canot Haidas chapeau Haidas en lanière de bois femme Haidas tissant un panier

 

 La répartition des tâches

La rép
artition du travail se faisait selon les saisons ou selon le sexe. L'automne, le printemps et l'été étaient des saisons réservées aux activités de subsistance. L'hiver, les activités cérémonielles et rituelles prédominaient. Les femmes s'occupaient à fabriquer les paniers et les vêtements à l'aide de la fibre de cèdre. Elles s'occupaient à la récolte des mollusques et des petits fruits. De leur côté, les hommes s'occupaient de la chasse, de la pêche et du travail du bois.

Une cérémonie rituelle : le potlatch

Un élément important de la culture hda était le potlatch. C'était une cérémonie rituelle au cours de laquelle un homme de haut rang fait des dons à outrance dans le but de renforcer ses droits et privilèges. Ces dons sont de nature matérielle : nourriture, étoffe, etc. Il fallait parfois des années pour accumuler la richesse nécessaire pour procéder à un potlatch. Les occasions d'effectuer un potlatch étaient par exemple l'attribution d'un emblème, un mariage, un décès, la construction de maisons ou encore l'érection d'un mât totémique.

 

 

 Digitalpotlatch

 

Tlingitpotlatchcostumes 
cérémonie du potlatch costumes traditionnels pour le potlatch



Les mâts totémiques

Ces
mâts peuvent être classés en trois catégories : ceux de façade, les commémoratifs ou les mortuaires. Richement décorées de sculpture, les représentations sur ces mâts sont des animaux naturels ou surnaturels. On y retrouve également des représentations de phénomènes naturels ou des éléments de la culture matérielle haïda. Cependant, tous ces emblèmes sont représentés sous formes animales ou humaines.

 

 
Mâts Totémiques

 

 

   

 

 LES VILLAGES HAIDAS
p
euvent se comparer à des "tribus" chez les autres amérindiens

 

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Village Haïda de Kiusta en 1799

 

KIUSTA  

Le mot Kiusta signifie :  « là où dé
bouche le sentier », allusion à un sentier qui conduit de la baie Lepas au village. Le premier Européen à contempler celui-ci fut le capitaine George Dixon, en juillet 1787. Kiusta fut représenté pour la première fois en 1799, dans un dessin dans le livre de bord du Eliza. Il s'agit d'une vue d'ensemble assez fidèle montrant le village vu de la mer. La plus grande maison appartenait au chef du village, Itltini, d'une branche des gens de l'Aigle de Stastas, dont le grand chef était Cunnyha (maintenant Gunia). La maison de Cunnyha se trouvait dans l'île Lucy, près de Kiusta, mais vers 1800 lui et ses gens se fixèrent dans la région de l'île Prince of Wales, en Alaska, où ils se joignirent au groupe connu sous le nom de Haïdas-kaïganis.


John Work donne à K
iusta, ainsi qu'au village adjacent de Yaku, le nom de Lu-lan-na. Les vestiges de douze maisons à Kiusta indiquent que la population était alors d'à peu près trois cents personnes. Le nom d'Edenshaw est mentionné pour la première fois par des marchands de fourrures dans les années 1790. Comme tous les noms de chefs haïdas, celui-ci était transmis par voie matrilinéaire au fils de la sœur aînée d'un chef. Au moins un chef du nom d'Edenshaw a précédé celui qui domina la plus grande partie du XIXe siècle, Albert Edward Edenshaw. Né en 1812 et élevé dans le village de son oncle, Hiellan, il alla s'installer à Kiusta après 1834 lorsqu'il fut impliqué dans une tentative infructueuse de pillage du Vancouver, un navire échoué de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Le capitaine et son équipage firent sauter le bateau, manquant de tuer Edenshaw, mais cedernier récupéra plus tard un bon nombre de fusils sur le banc de sable et remplaça les crosses très endommagées par le feu par des crosses nouvelles qu'il avait lui-même sculptées. Il les échangea avec d'autres Haïdas et transforma sa nouvelle richesse en esclaves. Il en vint à en posséder une douzaine.


 
potlatch


Albert
Edward Edenshaw construisit sa maison à Kiusta vers 1840, après que lui eurent été révélés en rêve les détails des sculptures des poteaux d'angle, des extrémités des chevrons et du mât de façade. Il la nomma Maison-de-l'histoire; elle s'élevait à l'emplacement de celle de son prédécesseur, la Maison-de-la- propriété. Lorsque la Maison-de-l'histoire fut achevée, Albert Edward donna un grand potlatch et invita des gens de Masset, Skidegate, Kaisun et Cha'atl, ainsi que de villages haïdas- kaïganis.

L'artis
te de renom Charles Edenshaw, qui était le neveu de l'héritier d'Albert Edward, réalisa un modèle de la Maison-de-l'histoire pour John R. Swanton. Elle se trouve maintenant à l'American Museum of Natural History, à New York. Swanton fait observer qu'Albert Edward comptait laisser la Maison-de-l'histoire à son fils plutôt qu'à son neveu, mais qu'il abandonna l'idée, et le village même, se fixant au village de Kung en 1850, juste avantla capture du Susan Sturgis par le chef Wiah, de Masset.

 

 

 

Charles endenshaw 

Charles Edenshaw


Juste
à l'ouest de Kiusta se trouvent trois poteaux funéraires qui supportaient autrefois une boîte funéraire. Ils sont maintenant complètement envahis par les mousses et les fougères. En 1932, Robert Bruce Inverarity a vu ces mâts funéraires et consigné les observations suivantes :
Des trois mâts sculptés, celui qui est au centre était à demi rond, et creux, tandis que les deux autres étaient pleins. Les deux mâts extérieurs et le mât uni, derrière, comportent une entaille, en haut, pour accueillir une boîte funéraire à une hauteur d'une quinzaine de pieds. La boîte était disparue. Des deux côtés de cet ensemble funéraire, il y avait des vestiges de plates-formes funéraires. Toutes deux étaient brisées et avaient été pillées par des pêcheurs, comme les grottes que nous avions visitées. D'après les côtés des boîtes, j'ai découvert qu'il devait y avoir de vingt à trente boîtes de chaque côté des deux plates-formes.

 

 

 

Totem funeraires
 

les trois poteaux funéraires de Kiusta


Des vestiges de
s poutres qui formaient les plates-formes funéraires étaient encore visibles dans les années 1990. Le mât central de cet ensemble funéraire semble avoir autrefois été un mât d'intérieur dans la maison d'un chef, car il est creusé à l'arrière, comme le fait observer Inverarity, et il comporte en outre une petite porte ovale de 30 cm de hauteur à peine à la base. Cette ouverture est manifestement plutôt symbolique que fonctionnelle, mais elle est semblable à celles d'autres spécimens connus de mâts centraux d'intérieur placés dans la partie arrière de maisons; ils devaient être considérés, semble-t-il, comme de petits mâts de façade pour le compartiment du chef.
Lorsque Marius Barbeau se r
endit à Kiusta en 1939 pour le Musée canadien des civilisations, il y photographia plusieurs monuments, ainsi qu'à Yaku. Lors de mon premier séjour à Kiusta en 1967 pour cartographier le village, un seul autre mât, portant une tête d'Ours, était encore debout. Cette sculpture a été transférée au Musée canadien des civilisations, où une copie en a été exécutée; l'original a alors été renvoyé au musée communautaire de Masset.

 

 

http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/aborig/haida/images/hvkiu02b.jpg 


 

village de Yaku en 1852

 

Le village de Yaku, près de Kiusta, a été fondé par des réfugiés de la côte sud-ouest de Haida Gwaii qui fuyaient leurs ennemis de Skungwai. Une épidémie a décimé la quasi-totalité de la population du village en 1852, et les survivants se sont finalement fixés à Masset

 

 

 

 

 

 

Kung

 

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Village Kung


Ku
ng (ou Village-du-rêve) était en 1840 une localité prospère de quinze maisons et 280 habitants, si l'on en croit John Work. Dans la partie est du village, les vestiges d'une rangée de maisons qui paraissent dater d'il y a plusieurs centaines d'années donnent à penser que la population était encore plus importante jadis. En 1840, le chef du village était Gulas, des Gens-du-village-de-la-tête-de-l'inlet, de la moitié de l'Aigle. Une famille étroitement apparentée de cette même moitié partageait la moitié est du village avec eux, tandis que les gens de l'Aigle de Stastas et un unique ménage des gens du Corbeau de Rose Spit vivaient dans la moitié ouest.

 

 
Albert Edward Edenshaw 


En 1850, Albert Edward Edenshaw, se rendant compte que Kiusta avait perdu son importance économique et stratégique, y abandonna sa Maison-de-l'histoire. Il s'installa à Kung, où il construisit une habitation complexe nommée Maison-qui-peut-abriter-une-grande-foule. Son architecture a de nombreux caractères du style haïda- kaïgani, par exemple les hauts poteaux d'angle carrés, qui témoignent des liens solides du chef Edenshaw avec des villages haïdas d'Alaska. Il a également érigé un mât à Kung au début des années 1860 en l'honneur du gouverneur James Douglas, qu'il tenait pour juste à l'égard des Autochtones. Le mât montre Douglas portant redingote et haut-de-forme. À peu près à la même époque, des villages d'Alaska élevaient des mâts en l'honneur d'Abraham Lincoln, qui avait affranchi les esclaves.

 

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Mât érigé par Edenshaw

 

 

 

 

 

 Yan

 

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Village de Yan


Ya
n signifie Village-en-ligne-droite (littéralement «s'avancer en ligne droite»). C'était un grand village de dix-sept maisons fondé à la fin du XVIIIe siècle lorsqu'une rupture se produisit entre deux familles de Masset, dont une, les Gens-du-village-arrière-de-l'inlet-Masset, alla s'installer à Yan, de l'autre côté de l'inlet. D'autres familles du Corbeau et de l'Aigle les y rejoignirent mais furent sépaes, les gens de l'Aigle s'installant à l'extrémité nord du village, et les gens du Corbeau au sud.

L
e chef du village de Yan, qui s'appelait Stiltla, collabora avec le chef Wiah à la capture du Susan Sturgis en 1852. Le navire fut emporté à Yan, puis il fut pillé et brûlé à peu de distance au large de la Maison-regardant-son-bec, qui appartenait à Stiltla. Ce dernier construisit une autre grande maison à Masset, sur laquelle il exhiba un aigle sculpté provenant de la poupe du navire.

Peu ap
rès le séjour du photographe Edward Dossetter à Yan en 1881, époque où le village était prospère, Henry Wiah, le chef du village de Masset, invita la population à s'y fixer, et Yan fut abandonné.

 

http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/aborig/haida/images/hvyan02b.jpg
 
Population du Village de Yan

 

 

 

 

 


Kayung

Kayun
g était un village important depuis au moins la fin du XVIIIe siècle, et il figurait bien en évidence sur les cartes de cette période. Dès le début des années 1880, il avait été abandonné lors de la fusion des villages de la côte nord avec Masset encouragée par le chef Henry Wiah.

Un
beau mât s'élevait devant la Maison-qui-porte-un-haut-chapeau-de-danse, du chef Na'qadjut, ainsi nommée à cause de la figure qui se trouve au sommet de ce mât, un chef portant un chapeau à huit anneaux. La langue du chef touche celle d'un animal qu'il tient et qui a l'aspect d'un ours. La représentation de langues jointes est rare sur les mâts totémiques, mais elle était aucontraire courante sur les sculptures en argilite du milieu dusiècle dernier, époque où ce mât fut probablement réalisé. La figure dumilieu est une Baleine aux bras humains agrippant ses nageoires. Celle du bas est un Ours avec un petit Corbeau dans la bouche. Charles F. Newcombe a emporté ce mât de Kayung au tournant du siècle pour E.E. Ayers, un philanthrope de Chicago qui en a fait don auField Museum. Après avoir changé plusieurs fois de propriétaire, le mât a été acheté par le Musée canadien des civilisations, qui l'a restauré avec soin et l'a érigé devant la maison haïda de la Grande Galerie.


Un
deuxième mât, d'une facture exquise, raconte l'histoire du gendre paresseux. Le gendre est représenté sur le mât au niveau de la planche du pignon, sur le dos d'un Loup-de-la-mer en train de manger un Épaulard. Sa belle-mère, qui pense qu'elle possède le pouvoir des chamans de faire venir des baleines - en réalité, c'est son gendre qui les a attrapées -, est représentée au-dessus de lui, entre deux Baleines. Le chef de la maison, sa massue à la main, se trouve au sommet.

Lorsque Richard Maynard est arrivé en 1884 pour prendre les premières photos de Kayung, quatorze maisons de style ancien étaient encore debout. Les cinq premières maisons à l'extrémité sud du village appartenaient aux gens de l'Aigle, tandis que les autres appartenaient toutes aux gens du Corbeau.
 

 

 

Masset

 

 Masset 1890

Village de Masset en 1890


Les Haïdas appelaient ce village Uttewas (ou Village-de-la-pente-blanche) à cause des coquilles des innombrables repas de mollusques du passé qui sont éparpillées sur une colline proche. Cette colline portait le nom d'Idjao, et les maisons qui se trouvaient au sud de celle-ci formaient un village distinct lorsque les premiers blancs - des Européens et des gens de Nouvelle-Angleterre - sont arrivés. Les deux villages ont fusionné au milieu du siècle dernier pour former Masset.

En 17
92, alors qu'il se trouvait à bord du Columbia, commandé par la capitaine Robert Gray, Joseph Ingraham fit un dessin de trois villages de l'inlet (crique)  Masset. Celui qui est le plus proche de la pointe du côest de l'inlet doit être Masset, celui qui est au sud,sur la même rive, est Kayung, et le troisième, sur la rive ouest, est Yan.

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Capitaine Robert Gray Joseph Ingraham Camille de Roquefeuil


La col
line de Masset servait de fort lorsque le lieutenant français Camille de Roquefeuil explora l'inlet en septembre 1817 :

Il y a quelque chose de pittoresque dans l'aspect global de ce gros village. Il est particulièrement remarquable par les figures monstrueuses et colossales qui ornent les maisons des principaux habitants, dont les bouches grandes ouvertes servent de portes En amont, sur le bras de mer, il y a, duté nord, au-dessus du village le plus grand, un fort, dont le parapet est recouvert d'un beau gazon, et qui est entouré d'une palissade en bon état.

 

Village de Masset



À parti
r du milieu des années 1830, les gens de Masset et des villages environnants se rendirent chaque année au poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson de Fort Simpson, sur le continent, pour y vendre les pommes de terre qu'ils cultivaient. Le révérend Jonathan Green vit en 1829 des pommes de terre pousser dans des villages de l'île du nord. Il pensait que les Haïdas les cultivaient depuis longtemps. En 1839, un autre visiteur à Haida Gwaii, John Dunn, remarqua aussi que les Haïdas vendaient des pommes de terre : «J'ai entendu parler que ces Indiens ont vendu de cinq à huit cents boisseaux en une saison à Fort Simpson.» Tous les printemps, de grandes flottes de pirogues quittaient Masset pour aller commercer à Fort Simpson et prendre part à la pêche à l'eulakane à l'embouchure de la rivière Nass. Les Haïdas se battaient souvent avec les Tsimshians en ces occasions, ainsi qu'en fait foi une inscription dans le livre des comptes de la Compagnie de la Baie d'Hudson à la date du 14 septembre 1837.

 

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Révérend Jonathan Green
Fort Simpson
John Dunn

 

 

 

Hiellan


Hiellan
était un village d'une certaine importance au début du XIXe siècle, et un fort impressionnant s'élevait de l'autre côté de l'embouchure de la rivière Hiellan, dans l'île Graham. Des mythes tant haïdas que tsimshians font état de ses défenses astucieuses et racontent les batailles qui s'y sont déroulées. Hiellan appartenait à deux branches de la moitié de l'Aigle. Le chef principal de l'Aigle, Sqilao, était étroitement apparenté au premier chef Edenshaw connu, l'oncle d'Albert Edward Edenshaw, pour lequel furent érigés les trois poteaux funéraires de Kiusta.

Le s
eul mât de façade qui ait survécu à Hiellan fut photographié en 1919 par Harlan I. Smith, du Musée canadien des civilisations. Il était en place depuis plus d'un siècle lorsqu'il fut transporté en 1947 à Prince Rupert, où il fut dressé à côté de la route à l'entrée de la ville pour accueillir les visiteurs. Après un bref séjour à Victoria, au Royal British Columbia Museum, le mât fut renvoyé à Masset. L'abri dans lequel le mât était remisé s'est écroulé sous le poids de la neige à l'hiver 1993; on a donc transféré celui-cidans l'atelier de sculpture de l'artiste haïda Jim Hart, où il doit être reproduit.

Ce
mât ainsi que les trois poteaux funéraires de Kiusta furent sculptés vers 1820 par Sqiltcange, qui était originaire du village de Tsal. Ces deux monuments sont dominés par de grandes figures d'Ours accompagnées d'une myriades de petites figures sortant des articulations et des orifices de celles-ci. Ces mâts sont uniques en ce qu'ils illustrent le style archaïque de l'art haïda qu'avaient pu voir les premiers Européens venus à Haida Gwaii.

C
e mât de façade d'un style extrêmement archaïque a été réalisé avant 1840.
Il se dress
ait devant la Maison-pour-une-grande-foule, qui appartenait au
chef
du village. Albert Edward Edenshaw y a habité dans sa jeunesse et en a
hérit
é plus tard.

http://www.museedelhistoire.ca/cmc/exhibitions/aborig/haida/images/hvhie01b.jpg

 

 

 

 

 

Skidegate

Le village moderne de Skidegate n'offre guère de témoignages de son passé créateur et tumultueux. Seul fait exception le bâtiment abritant les bureaux du conseil de bande, conçu par Rudy Kovaks et orné d'un mât sculpté par Bill Reid.

 

 
 village historique de Skidegate




Les premiers
contacts entre des Européens et la population de Skidegate semblent avoir eu lieu en juillet 1787 lorsque le capitaine George Dixon a fait mouiller son navire au large de l'entrée de l'inlet Skidegate. Il n'a pas visité le village mais a donné la première description du chef Skidegate :

 

 
Capitaine George Dixon



Parmi tous les Indiens que nous avions vus, c'est ce chef qui avait l'apparence la plus sauvage, et à son aspect il donnait l'impression d'être la personne toute désignée pour mener une tribu de cannibales. Il était plus grand que la moyenne, maigre et élancé, et bien qu'à première vue il parût dégingandé et émacié, il marchait d'un pas ferme et assuré, et ses membres paraissaient vigoureux et musclés.


rare specimen de la facade peinte de la Maison-de-la-lune
 


L
'emploi du mot «cannibales» par Dixon est exagéré. Dixon fait allusion à la manducation rituelle de chair humaine par les initiés de sociétés secrètes. Dans certaines cérémonies, les Tsimshians, les Haïdas et les Kwakwaka'wakws (ou Kwakiutls) mordaient effectivement des personnes de haut rang, mais il est vraisemblable que les Haïdas faisaient semblant de manger la chair de cadavres humains. Le soin avec lequel ils préparaient des cadavres artificiels d'humains ou de chiens afin de duper les spectateurs des danses d'hiver et des cérémonies d'initiation est décrit plus haut dans ce module.
 
À
peine quelques années après le passage de Dixon, de nombreux navires d'Europe et de Nouvelle-Angleterre engagés dans le lucratif commerce des peaux de loutre de mer incluaient Skidegate dans leur itinéraire. Skidegate signifie dans la langue haïda «fils du chiton». Joseph Ingraham, du brigantin Hope, de Boston, est l'un des meilleurs observateurs. Il a consigné dans son livre de bord sa première rencontre, en 1791, avec le chef du village de Skidegate :

À dix heures du soir, on a vu venir vers nous une pirogue dans laquelle il y avait à peine quatre hommes tant elle était petite. Je les ai laissés nous aborder. Ils ont dit qu'ils étaient de la tribu de Skeetkiss et avaient de la fourrure à vendre. Ils ne nous ont vendu qu'une peau quand ils ont eu la possibilité de mieux examiner nos marchandises, car le moindre défaut sur nos ciseaux ou nos poignards suffisait pour leur enlever tout intérêt à leurs yeux .Vers la nuit, une grosse pirogue de guerre est venue dans la baie, et après une conversation avec d'autres pirogues (peut-être relativement aux échanges), ils nous ont accostés. Dans cette pirogue, il y avait Skeetkiss, un chef éminent chez ces gens, car partout où nous sommes allés on 1791disait de lui que c'était un homme très puissant et craint.

James De
ans, un marchand de la Compagnie de la Baie d'Hudson, décrit le successeur de ce chef, qu'on appelait Skidegate le Grand :

On le surnommait le Grand parce qu'il était corpulent et riche, peut-être pas pour ses bonnes actions  C'était un homme d'environ six pieds, avec une toute petite tête sur un corps extrêmement gros, à ce point que la ceinture qu'il portait à la taille aurait pu entourer trois hommes de taille normale. C'était le chef le plus riche de son temps. On dit qu'il avait trente esclaves, hommes et femmes  Toutes les tribus voisines étaient sous sa coupe.

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chefs appartenant au lignage du Corbeau à Skidegate dans les année 1880


Les marc
hands de fourrures voyageant à bord de navires hésitaient à mettre pied à terre et choisissaient généralement plutôt de commercer dans la relative sécurité d'un navire bien défendu. Ingraham donne des détails précis sur la crainte que les Haïdas ont inspirée aux marchands lors de son séjour dans l'inlet Skidegate :

Le soir du 25, nous avons vu plusieurs pirogues de guerre traverser le port, de Skeetkiss au village de Cummashawaas. J'ai décidé de les surveiller attentivement par peur qu'ils mijotent quelque chose contre nous. Donc nous avons doublé la garde. Plusieurs pirogues se sont installées dans l'anse. Vers deux heures le lendemain matin, la garde m'a informé que les Indiens se rassemblaient dans la forêt. Comme quelque chose d'inusité devait avoir lieu, j'ai ordonné à tous les hommes de monter immédiatement sur le pont. Nous étions bientôt prêts à les recevoir. Nous étions sur le pont depuis cinq minutes lorsque j'ai vu les feux augmenter sur le rivage et une pirogue quitter la plage et se diriger vers nous. Un homme, à bord de cette embarcation, m'a interpellé pour me dire de regarder, qu'ils s'en allaient, alors qu'ils s'élançaient rapidement dans notre direction. J'ai donc réagi en pivotant et en faisant tirer plusieurs salves de mousquet. Tous les feux se sont immédiatement éteints et tout est devenu silencieux.

 

 

 

 

 Cha'atl


Cha'atl


Cha'atl, qui est situé sur l'inlet (crique) Skidegate, est partiellement exposé à la fureur de l'océan Pacifique. Le rivage est escarpé et surtout rocheux, et rares sont les endroits où l'on peut tirer à sec de grosses pirogues, mais le site est exposé au sud et suffisamment en amont sur le chenal pour être à l'abri des tempêtes. Au début du XIXe siècle, le village était assez peuplé : le recensement de John Work fait état de 561 personnes, ce qui en faisait la troisième agglomération en importance de Haida Gwaii après Masset et Skidegate. On y trouvait des familles aussi bien du Corbeau que de l'Aigle, qui vivaient dans à peu près trois douzaines de maisons éparpillées sur plusieurs rangées.

L'emplace
ment de Cha'atl était idéal pour commercer avec les navires marchands de passage, mais le déplacement du commerce après 1834 vers Fort Simpson et la Compagnie de la Baie d'Hudson entraîna le déclin du village. Le chef de Cha'atl était Wadatstaia, le frère du chef Skotsgai de Kaisun. La découverte d'or dans les îles en 1849 provoqua une ruée vers l'or qui assura la prospérité de Cha'atl jusque dans les années 1860, où des épidémies dévastatrices décimèrent considérablement la population. Les habitants commencèrent à aller s'installer à l'extrémité est de l'inlet Skidegate dans les années 1850, mais Cha'atl continua d'être utilisé par des chasseurs de phoque haïdas jusqu'après le tournant du siècle.

À la
fin du XIXe siècle, Charles F. Newcombe a constitué une documentation historique photographique et orale complète sur Cha'atl et réuni de nombreux artefacts qui sont maintenant disséminés dans des musées du monde entier. Le site était alors fortement envahi par la végétation, et seules quatre petites maisons pour la pêche étaient encore habitables. Ce fouillis végétal n'a pas manqué d'inspirer l'artiste de Colombie-Britannique Emily Carr, qui a peint une de ses scènes haïdas les plus connues depuis la plage du village de Cha'atl.

Un g
rand incendie a détruit une partie du village après la visite de George M. Dawson en 1878, mais il est encore remarquable aujourd'hui par ses mâts de façade superbement sculptés. Malheureusement, aucun des magnifiques mâts isolés n'a été transféré dans un musée, et aujourd'hui il n'en reste plus qu'un seul sur les lieux, qui appartenait à feu Solomon Wilson, d
e Skidegate.

 




Haina

Haina 
Village d'Haina ou Village du Soleil vers 1850

 

Haina signifie en haïda Village-du-soleil.
Le village est situé à l'extrémité d'une petite île, face au levant, dans la baie de Skidegate.
Haina fut occupé à la fin des années 1850, par les gens des villages de Kaisun (Gold Harbour)
et Cha'atl, mais ce site était beaucoup plus ancien.
Dawson explique le déplacement à Haina par une baisse importante de la population
dans tous les villages de la côte ouest en raison de l'introduction de maladies
telles que la variole et la tuberculose par les mineurs de l'éphémère
ruée vers l'or que le chef Gold et sa femme avaient provoquée.

 

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le chef "Pic élevé d'une chaine de montagnes" devant la maison pour tous 1888


Le chef du village était Ganai, du clan de l'Aigle, qui y était propriétaire de deux maisons. Sa résidence principale portait le nom de Maison-attendant-toujours-des-visiteurs, et l'autre celui de Maison-de-l'éclair. Sur les mâts de façade des deux maisons, la figure principale porte un immense chapeau aux anneaux en alternance clairs et foncés, sur lequel est perché un Corbeau. Cette figure représente un être mythique qui a enseigné au chef les danses de la Société des Mangeurs-de-chien.

 

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Le mât de façade de la Maison-attendant-la-propriété (à droite) a été exposé à la Columbian World Exposition de Chicago en 1893.

 

La maison principale du chef Ganai se distinguait par ses deux entrées ovales de part et d'autre du mât de façade, et par des versions plus petites de la figure du mangeur-de-chien, ou guetteurs, sur les poteaux d'angle. Le Corbeau au sommet du mât veillait à ce que personne n'ignore la richesse de Ganai, car il tenait un grand cuivre dans son bec. Le mât de la maison principale est tombé et s'est décomposé, mais celui de la Maison- de-l'éclair se trouve maintenant au Musée canadien des civilisations.

 

La mât qui s'élevait devant la Maison-attendant-la-propriété appartenait à un lignage du Corbeau. Il se trouve aussi au Musée canadien des civilisations. La figure du haut est une personne Épaulard flanquée de deux guetteurs. Le gros bec de la figure qui se trouve en dessous appartient à un Aigle emblématique, et en dessous, encore, on voit un tcamaos (un écueil surnaturel qui dévorait les pirogues) enserrant un cylindre de potlatch en six sections émergeant de la tête d'une Baleine.

Haina a réussi à survivre tout au long des années 1880, et ses habitants ont même édifié une église, mais ils ont finalement abandonné le village vers 1890.

 

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reste du village conservé comme patrimoine

 

 


Kaisun

Kaisun
Village de Kaisun

 

 

Kaisun est un village de la côte ouest de l'île Moresby. Il est situé à l'extrémité est du chenal Inskip, franc sud par rapport au village de Cha'atl, avec lequel il a des liens étroits.
Le chef du village de Cha'atl possédait une grande maison à Kaisun, que l'on appelait
Maison-du-Chien-de-mer,
et qu'il utilisait quand il résidait à cet endroit.
Vers 1840, plus de trois cents personnes vivaient dans vingt maisons à Kaisun. Tous les habitants appartenaient à un lignage de l'Aigle connu sous le nom de Gens-du-Village-de-l'Otarie.

Skotsgai, le chef du village de Kaisun, était propriétaire de trois maisons; la principale était la Maison-sur-laquelle-il-y-a-des-nuages, en quelque sorte l'équivalent haïda de «gratte-ciel». En 1849, la découverte d'or dans la région a provoqué une éphémère ruée vers l'or dans les îles. Le chef Skotsgai a changé son nom en celui de Gold, et son village est devenu Gold Harbour. Dix ans après, il s'est fixé avec ses villageois à Haina (ou New Gold Harbour), près de Skidegate, du côté est de Haida Gwaii. Charles F. Newcombe a acheté plusieurs objets à Skotsgai, dont son siège de chef superbement orné.

 

 

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Village de Kaisun

 

 

 

Cumshewa 

Village cumshewa 
peinture représentant Cumshewa vers 1875

 

Le village est situé sur la nive nord de l'intlet (Crique) Cumshewa, à une heure en pirogue de Skedans.
En 1840 le village comptait une vingtaine de maisons et près de 300 habitants, appartenant à trois lignages de l'Aigle étroitement apparentés.

 

Cumshewa village 
 Photo de Cumshewa vers 1880

 

Cumshewa était une version anglicisée du nom du chef du village, Gomshewah, un mot heiltsuk signifiant «riche à l'embouchure de la rivière». Cela fait référence à la vie abondante de l'embouchure des cours d'eau, où goélands, phoques et épaulards se rassemblent pour se nourrir des saumons qui s'y réunissent avant d'aller frayer en amont. Lorsque les premiers navires européens arrivèrent sur la côte avec leurs voiles blanches, les Haïdas les comparèrent aux vols de goélands à l'époque du frai et donnèrent le nom de Cumshewa aux blancs associés à cette apparition. Le nom haïda du village était Thlinul, auquel John Work, qui effectuait en 1891 le premier recensement des Haïdas pour la Compagnie de la Baie d'Hudson, a donné la forme anglicisée de Tlkinool. Les Tsimshians appelaient le village Kit-ta-was.

 

Les livres de bord de Joseph Ingraham pour 1791 et 1792 font état de nombreuses transactions commerciales avec le chef Cumshewa et ses gens, même si Ingraham n'a pas quitté son navire :
«Les gens de ces îles possèdent en général un esprit vraiment mercantile, mais surtout ceux de la tribu de Cummashawaa, car ils ne se déferont pas d'une seule peau avant d'avoir tout fait pour en obtenir le meilleur prix.»

 

Le révérend Jonathan Green, qui s'est rendu à Cumshewa en 1929, alors qu'une guerre sévissait entre ce village et la localité tsimshiane de Kitkatla, n'a pas non plus quitté son bateau :

 

Nous avons mouillé vis-à-vis du village de Kumshewa, et plusieurs Indiens sont venus nous voir. C'est la tribu dont un grand nombre ont été tués par les hommes de Shebasha. Certains de ceux qui ont été victimes de ce conflit étaient à bord. L'un avait perdu un enfant, un autre une soeur, un autre encore sa femme, sans compter qu'il avait lui-même été blessé. Pour signifier leur deuil, ils ont le visage peint d'un horrible noir, et les cheveux coupés très court.

 

George M. Dawson est la première personne de l'extérieur à avoir véritablement pénétré dans le village :

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George Mercer Dawson

    Le village généralement connu sous le nom de Cumshewa est situé sur une petite baie, face à la mer, mais à environ deux milles [3,2 km] à l'intérieur de l'inlet du même nom. La partie extérieure de la baie est formée par un îlot rocheux relié au rivage par une plage à marée basse [...] Il y a maintenant ici douze ou quatorze maisons, dont plusieurs sont tout à fait en ruine, et plus de vingt-cinq poteaux sculptés. La population est très réduite, cet endroit ayant beaucoup souffert de ce qui a, comme nous l'avons expliqué plus haut, provoqué une diminution de la population autochtone.

Cumshewa fut occupé jusqu'en 1905, lorsque des missionnaires méthodistes encouragèrent les rares habitants qui restaient à aller s'installer à Skidegate.

 

 

 

 Tanu

 Tanu est situé sur une île importante, également nommé Tanu, en face de l'île Kunga Laskeek Bay. Le nom T'anu »fait référence à un type de jonc de mer trouve près du village. Un autre nom était «village de Klue" (alternativement écrit Kloo, klew, Clew, Cloo) après Xe-u (ce qui signifie "Sud-Est"), le chef de la ville d'origine et la tête de ceux qui sont nés au Skedans, la famille régnante de Tanu. La disposition du village est inhabituel, en ce qu'il est confronté à deux plages séparées par un haut-fond rocheux. La maison rangée fait un angle relativement aigu dans les roches, de sorte que tout le village ne peut pas être entouré par une photographie. 1878 photographie de Dawson ne montre que la partie sud-ouest du village.

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plan du village de Tanu


John travail de la Compagnie de la Baie d'Hudson a noté quarante maisons et 545 habitants de cette ville en 1840, tandis que les informateurs de l'anthropologue Swanton en 1898 ont rappelé seulement vingt-six maisons. Preuve de vingt-cinq sites de maison a été trouvé par le Musée national de l'enquête en 1968. L'homme juge Swan, qui a visité Tanu en 1883, a déclaré qu'il y avait alors trente et un colonnes mortuaires et quinze maisons mortuaires dans le village.

 

Frontal Pole 2  Frontal Pole 6 Frontal Pole 8

détail du Mât maison no 2

en haut 3 gardiens en dessous un aigle puis un hibou un épaulard tenant sa queue dans sa bouche et un ours grizzli tenant une grenouille

mât de la maison no 6

en haut les 3 gardiens l'aigle en dessous un ours mais avec la grenouille dans sa bouche ensuite un "hic" surnaturelle tenant un corbeau à figure humaine dans son bec et enfin une baleine

 

mât maison no 8

toujours les 3 gardiens mais celui du milieu port un casque ensuite un corbeau puis histoire chiffrée après un chaman avec une couronne de griffes d'ours et un tsimshian avec les yeux hors des orbites



Les premiers colons à Tanu étaient de deux lignages de l'Aigle étroitement alignés, ceux qui sont nés au Skedans et les Djigua ville Personnes, venus de Cumshewa Inlet par voie de poulet Faucon ville sur l'île de Lyell. Selon les informateurs de Swanton, onze chefs avaient statué au Tanu au moment où le village a été abandonné, ce qui donnerait à penser que sur la base du règne moyenne de 10-15 ans enregistrés pour les chefs de Skidegate, le village avait été en existence depuis entre 110 et 165 les années antérieures à 1900, lorsque le dernier chef, Gitkun, était connu pour avoir vécu. Ainsi, Tanu fait probablement pas plus tôt que la date de 1735, dans la période proto-historique où la circulation des personnes sur les îles semble avoir culminé en réponse aux premières ondes de choc de contact atteignant la périphérie de la côte nord-ouest.

Le premier chef de Tanu de tête était de ceux nés au Skedans, mais sa mort, aux mains d'un membre du lignage du Corbeau, ceux qui sont nés au Qadago Creek, a conduit à une période de domination par les chefs de la lignée sœur de Eagles, le Djigua gens Town. Ils ont fourni des quatre chefs d'affilée avant la ligne de la lignée d'origine a été rétablie par un nouveau neveu du chef d'origine, qui a grandi au Skedans. Tous les chefs restants jusqu'à ce que la ville a été abandonnée ont été établis dans les rangs de ceux qui sont nés au Skedans.

 

Mortuary 3X  Mortuary 4X Mortuary 6X2
mât funéraire mât funéraire mât funéraire

 

 

 

Skedans

 

 
vers 1880 

 

 

 

Le village de Skedans est situé sur l'isthme d'une presqu'île qui se trouve à l'entrée de
l'inlet (crique)Cumshewa. Une éminence rocheuse élevée au bout de la presqu'île constituait l'endroit idéal pour construire un fort devant protéger le village. Le mot Skedans rend, dans la bouche des Européens, le nom du chef du village, Gida'nsta. Le nom haïda de ce village est Koona, ou encore, autrefois, Huadji-lanas, ce qui signifie Village-du- Grizzli. Le chef Gida'nsta entretenait des liens particuliers avec le chef Tsebassa, le chef du village tsimshian de Kitkatla, vis-à-vis de Skedans sur le continent. D'après un mythe d'origine, les deux chefs de village possédaient un ancêtre commun qui était venu de la rivière Nass. Cette alliance était à la base des liens commerciaux et des potlatchs.

Les Haïdas échangeaient du flétan séché, des algues séchées, du frai de harengs et des pirogues avec les Tsimshians contre de la graisse d'eulakane, des baies séchées, de la laine et des cornes de chèvre. Une concurrence amicale dans le cadre du système des potlatchs encourageait l'échange d'emblèmes, de chants et de récits, et il semble que la structure des sociétés secrètes des Nuxalks et d'autres tribus de la côte centrale soit passée de Kitkatla à Skedans grâce à ce lien.


Le village fait face au sud sur Skedans Bay. Il est situé sur une petite péninsule qui se termine par une proéminence rocheuse. Un fort sur cette proéminence a été appelé Xanaqadas TalkaiXaxing, et ce est pour ici que les villageois se retireraient cas d'attaque. Xanaqadas se réfère à dalles mortuaires sculptés tels que ceux érigés devant les maisons mortuaires. À l'autre extrémité de la péninsule est un bluff rocheux rempli de grottes qui ont été sans aucun doute utilisés comme chambres funéraires.

John Work, qui a terminé un recensement pour la Compagnie de la Baie d'Hudson, répertorié trente maisons et 738 habitants. En 1899, les informateurs de l'anthropologue J. Swanton rappelé vingt-sept maisons. Il existe des preuves physiques, sur le terrain et sur les photos, de vingt-six maisons,

 Photograph by Emily Carr, ca. 1902. RBCM.
les restes du village après son abandon



Il ya cinquante-six pièces de sculpture monumentale enregistrées au Skedans, dont vingt-deux pôles frontaux, dix-huit mâts mortuaires simples, trois doubles-morgues, cinq mâts commémoratifs et cinq chiffres mortuaires. Parmi ceux-ci, au moins dix pièces sont conservées dans les collections des musées; environ le même nombre de survivre dans des états de dégradation variant au village.

Coffre de sepulture du chef skedans 
coffre de sépulture d'un chef de Skedans


Grâce à l'amitié d'un chef plus tôt Skedans avec le chef de la Tsebassa Kitkatla les gens de K'uuna entretenaient des relations étroites avec le peuple Tsimshian de ce village. Un mythe de charte pour la relation commerciale entre les deux chefs est fourni par une tradition qu'ils avaient tous les deux un ancêtre commun qui ont migré de la Nass. Cette relation a abouti à l'introduction de nouvelles coutumes, histoires, et les crêtes de la partie continentale.

K'uuna a été abandonné quelques années seulement après la visite de l'arpenteur GM Dawson en 1878, au moment où la plupart des maisons semblent avoir été inhabitable.

 

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cliquez sur l'image pour la voir en grand

 


Les notes de travail sur le terrain de George M. Dawson, qui ont été publiées récemment, nous donnent un aperçu beaucoup plus pénétrant de la vie des Haïdas que sa monographie officielle, publiée un an après l'expédition. Voici par exemple ses impressions sur Skedans à l'occasion d'un séjour en juillet 1878 :

    Le village de Skedans donne l'impression d'avoir connu des jours meilleurs, même s'il n'est pas aussi abandonné que celui de Cumshewa. Il a toujours été un plus grand village que les autres et beaucoup des maisons sont toujours habitées. La plupart ont cependant l'air vieilles et moussues, tout comme les mâts totémiques. Il y a environ seize maisons et environ 44 mâts totémiques. Ces derniers semblent être élevés non seulement pour porter les emblèmes familiaux héréditaires, mais aussi à la mémoire des morts [...] Les mâts en planches à sommet plat sont plus fréquents dans ce village qu'ailleurs. Sur l'un d'eux, on voit une curieuse figure penchée en avant et tenant dans ses pattes un authentique cuivre du genre de ceux dont M. Moffat m'a dit qu'ils étaient très recherchés et avaient une grande valeur chez les Indiens de Fort Rupert. Il y a au moins un autre cuivre sur les poteaux ici, mais le second ne semble pas avoir de lien évident avec aucune des figures sculptées.

Dawson a observé attentivement les activités quotidiennes de la communauté :

    Vers le coucher du soleil, deux grandes pirogues ayant chacune deux mâts, avec un gros pavillon sur celui du devant, sont apparues au bout de la pointe. C'étaient des Indiens tchimseyans de Kit-Katla avec des chargements de graisse d'eulakane à vendre. Ils n'avaient dormi que deux nuits depuis Kit-Katla. Ils viennent ici régulièrement pour commercer, et ils s'attendaient à rapporter surtout des couvertures en échange de leur huile [...] C'était très pittoresque de voir les pirogues toucher terre et les gens de Kit- Katla que les Haïdas aidaient à transporter des couvertures qui serviraient de literie, divers menus objets et les boîtes en écorce de cèdre qui renfermaient la précieuse huile.

Ce qui surprend ici, c'est que les gens de Kitkatla cherchaient à obtenir des Haïdas des couvertures chilkats tissées. Comme les Tsimshians étaient les fournisseurs de laine de chèvre des Haïdas, cela donne à penser que ceux-ci tissaient eux-mêmes ces couvertures ou encore échangeaient celles qu'ils avaient obtenues des Tlingits, au nord.

 

 

 

 Skungwai ou SGang Gwaay (Ninstints)

 

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dessin préliminaire de Gordon Miler 
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dessin achevé et plan précis du village de SGang Gwaay par gordon Miler

 

 

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phot du village avant sa quasi destruction suite à un incendie

 

Ninstints, le nom sous lequel le village a été déclaré en 1983 site du patrimoine mondial par l'UNESCO, est aussi celui que portait le chef du village au milieu du siècle dernier. Un chef de la fin du XVIIIe siècle nommé Koyah a vu son attaque contre un navire marchand immortalisée dans une chanson folklorique populaire chez les pêcheurs de baleine de Nouvelle-Angleterre :

    Oyez, hardis marins [du Nord-Ouest], qui naviguez
    Malgré la houle du large, oyez
    Ce qui arriva au Lady Washington, alors
    Qu'il était aux îles de la Reine-Charlotte, en Amérique du Nord.
    Le seize juin de l'an quatre-vingt-onze, sans encombre,
    Les Autochtones vinrent à bord en grand nombre,
    Le capitaine voulut acheter des fourrures qu'ils apportèrent,
    Mais voici ce que peu après ils tentèrent.


Le nom haïda de Skungwai (ou Village-de-l'île-du-vivaneau) fait allusion à la petite île derrière laquelle s'abrite le village. L'île sur laquelle est bâti ce dernier est l'île Kunghit. Skungwai a acquis le statut de symbole, surtout parce que son isolement a permis d'y préserver plus de mâts totémiques in situ que dans tout autre village haïda. Deux tragédies ont cependant causé la destruction de quelques-uns des magnifiques mâts de Skungwai.

 

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intérieure d'une maison

 

La première est un incendie au siècle dernier, qui a détruit une extrémité du village et une demi-douzaine de mâts; il avait été allumé par les Heiltsuks en guise de représailles pour un raid. La seconde est un autre incendie, qui a détruit l'atelier du Queen Charlotte Islands Museum de Skidegate, où sept mâts de Skungwai avaient été expédiés pour y être restaurés. Ces mâts disparus faisaient partie d'un ensemble de plus d'une douzaine des plus beaux mâts de Skungwai emportés en 1957 au Royal British Columbia Museum de Victoria par une expédition de sauvetage dirigée par les professeurs Harry Hawthorn et Wilson Duff, ainsi que par Michael Kew et Bill Reid. Le musée a prêté certains des mâts au musée d'anthropologie de l'Université de Colombie-Britannique, où ils se trouvent toujours, et a renvoyé les sept autres à Skidegate, où les attendait le sort auquel nous avons fait allusion.

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 mâts mortuaires mâts mortuaires et proues de pirogues

 

d'autre dessins et photos ici

http://translate.google.com/translate?depth=1&hl=en&rurl=translate.google.com&tl=fr&u=http://www.sfu.ca/brc/virtual_village/haida/sgang-gwaay--ninstints-/gordon-miller-collection.html

 

 

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Date de dernière mise à jour : 21/02/2015