les Iroquois

 

 

Iroquois

 

 

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les 6 nations iroquoises


Les I
roquois (ou Haudenosaunee) connus aussi par l'expression Cinq-Nations comprennent effectivement cinq et puis plus tard six nations amérindiennes de langues iroquoises vivant historiquement dans le nord de l'État de New York aux États-Unis au sud du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. La plupart des quelques 125 000 Iroquois vivent aujourd'hui en Ontario au Canada et dans l'État de New York. D'autres vivent au Wisconsin, au Québec et en Oklahoma. Seule une petite minorité des Iroquois parle aujourd'hui une des langues iroquoises dont notamment près de 1 500 locuteurs du mohawk dans le village Kahnawake, au sud de Montréal

 

 

Carte territoire iroquois

 

territoire des Iroquois

 

 
 
 
les Mohawks

 

Indien mohwak

 

amérindien Mowawks
 
Les Mohawks (dénommés également Agniers) sont l'une des six grandes nations iroquoises, qui sont,
d’est en ouest : les Tuscaroras, Sénécas, Onneiouts, Onondagas, Cayugas et Mohawks. Mohawks dont la signification est « mangeur d'homme » dans la langue de leurs ennemis héréditaires, les Algonquins.
Kanien'kehá:ka ou Kanienkehaka est le nom qu'utilisait les Mohawks pour se dénommer, cela signifiait selon le contexte et les interprétations : « peuple de la lumière », « hommes éclairs », « peuple des silex » ou encore « enfants des étoiles », dans la langue Iroquoise des indiens Agniers du sud-est du Canada. Ils sont également appelés Agniers en français et Maquas en Nouvelle-Néerlande.

 

Au début de l'époque historique, les Agniers sont installés dans le Haut-New-York, dans la vallée Mohawk. L'anthropologue Pierre Lepage rappelle les premiers lieux d'occupation des Agniers en commençant par la période de la Nouvelle-France, pendant laquelle ils occupèrent successivement un lieu près de la Montagne à Montréal, ensuite Sault-au-Récollet au Nord de Montréal près de la rivière des Prairies pour enfin occuper la Seigneurie de Deux-Montagnes, situé à l'embouchure de la rivière des Outaouais.

Tous ces déplacements étaient fait à la demande de la Congrégation des pères de Saint-Sulpice qui convainquirent les Agniers que cela était pour leur bien et en dernier lieu en leur promettant des terres bien à eux au Lac-des-Deux-Montagnes. En plus de cette promesse, une thèse d'histoire sortie en 1995 propose que la présence des Agniers au Lac-des-Deux-Montagnes est bien antérieure à l'arrivée de la mission sulpicienne en 1721. (Lepage, 2009 : 121) Selon ces deux arguments, la promesse et l'occupation antérieure, les Agniers d'aujourd'hui auraient donc droit à ces terres.

Cependant, ce qui complique les choses est le changement de régime en 1760. Ce nouveau régime britannique commença par donner pleine possession de leurs terres, le libre exercice de leur religion ainsi que la libre circulation sur tout le territoire américain aux autochtones de la région, dont le peuple Mohawk, afin de récolter leur allégeance. (Johnson dans Lepage, 2009 : 122)
Mais ces belles promesses ne furent respectées que pour un temps limité.

À partir des années 1780 commence une longue résistance des Mohawks qui s'inscrit en continuité avec leur lutte contemporaine. La résistance atteint un apogée le 21 juin 1877 avec une insurrection de 250 Mohawks armés. (Lepage, 2009 : 119) Du côté des autorités, on s'éloigne de plus en plus d'une reconnaissance des revendications Mohawks, avec en 1840 l'adoption par le Parlement du Bas-Canada d'une ordonnance en appui aux droits territoriaux des Sulpiciens, et en 1912 le Conseil privé de Londres confirma derechef ces droits. En 1911, juste avant cette décision de Londres, les propos du chef Mohawk Sose Onasakenrat illustre bien le découragement et les doutes de leur lutte :

 

 

Joseph onasakenrat

 

chef Onasakenrat

 

« J’aimerais résumer en quelques pages l’horreur de la situation qui fut nôtre mais je ne suis pas certain de réussir... Nos pères s’étaient mis sous la protection des Français au Fort-de-la-Montagne dès 1662. Quand ils devinrent trop encombrants pour la colonie de Ville-Marie, on les déménagea à Lorette, devenu depuis le Sault-au-Récollet. Et quand on s’aperçut que les terres du Sault étaient les plus fertiles de la région, on crut bon de nous éloigner davantage pour concéder ces terres aux colons français... c’est alors en notre nom que les Messieurs se firent concéder la seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes. De tout temps ils ont prétendu qu’elle leur avait été donnée à condition qu’ils s’occupent de notre bien-être spirituel et matériel. Nous avons toujours prétendu la même chose et quand nous avons voulu nous émanciper, quand nous avons voulu qu’ils cessent de s’occuper de nous, nous avons à bon droit réclamé la seigneurie. Nous l’avons réclamée de 1760 à 1911 mais les tribunaux ne nous ont jamais donné raison. Quant aux messieurs, ils tenaient trop à la terre pour quitter les lieux, quelque mépris qu’ils aient entretenu à notre égard. »

La situation changea de nouveau en 1945, lorsque le gouvernement fédéral racheta le reste de l'ancienne Seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes. D'après Lepage, il s'agit simplement d'un changement de tutelle, avec peu de changement réel pour les droits des Mohawks. Le territoire autochtone n'est pas considéré comme une réserve selon la Loi sur les Indiens et donc ne bénéficie pas de la même autonomie administrative. (Lepage, 2009 : 123) En 1974, le Bureau fédéral des revendications autochtones est créé mais les revendications Mohawks sont rejetées deux fois plutôt qu'une.

 

 

Index 23

 

site de la Seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes

 

C'est en 1985 et 1986 que s'établit le contexte direct à la crise d'Oka à venir. Le Regroupement des citoyens d'Oka est fondé en réaction à la mise sur pied d'un centre de désintoxication pour la clientèle autochtone. La municipalité d'Oka appuie le groupe citoyen dans ses démarches, et la chicane s'étend à des questions de zonage et de construction. (Ibid. : 125) À la fin de 1988, le Conseil de bande de Kanesatake publie une étude avançant que la communauté va doubler de population en 1996 et donc qu'elle a besoin de plus de territoire. Le Conseil cherche des terres qui rempliraient leurs besoins et propose des terres limitrophes au terrain de golf. Le conflit se déclare lorsqu'en 1989 la Mairie d'Oka annonce un projet d'expansion du terrain de golf en question ainsi que d'un projet résidentiel connexe. Lepage aborde aussi la question d'un contexte explosif des relations police-communauté autochtone dans les années précédant la crise. Seulement à Kanesatake, une opération policière d'envergure a eu lieu le 29 septembre 1989, faisant sept arrestations, et ce six mois à peine avant le début de la campagne de désobéissance civile des Mohawks en mars, qui mènera à la crise d'Oka.

 


 


les Oneidas

 

Chef oneidas good peter

 

Good Peter Chef des Oneidas
 
Les Onneiouts (ou en anglais les Oneidas) sont l'une des six nations iroquoises. Elle est la nation la plus petite et la moins nombreuses avec environ 1'000 personnes. Occupant l'espace entre le lac Ontario  et le cours supérieur de la Susquehannah River


les Onondagas

 

Onondaga faithkeeper

 

chef Faithkeeper Onondaga
 
La tribu Onondaga (ou Onontagué) est une tribu qui fut membre de la confédération des Cinq-Nations. Ce peuple vivait de part et d'autre du fleuve Saint-Laurent sur les territoires actuels de la province de l'Ontario au Canada et dans l'État de New York aux États-Unis notamment dans le comté d'Onondaga. Une branche de cette tribu, les Oswegatchie vivaient le long du fleuve Saint-Laurent. Les Onondagas font partie de la Nation iroquoise. Leur langue, l'onondaga est apparentée aux langues iroquoiennes. Les Onongadas étaient traditionnellement les gardiens du feu pour les Cayugas et Sénécas qui vivaient à l'ouest et les Onneiouts et Mohawks qui vivaient à l'est. Pour cette raison, la Ligue des Iroquois, historiquement, réunissait le gouvernement Iroquois à Onondaga, comme d'ailleurs les chefs traditionnels le font encore aujourd'hui. Ils ont été les partenaires commerciaux des Hollandais puis des Britanniques. Ils furent donc de farouches adversaires pour les Français de la vallée du Saint-Laurent. Lors de la guerre d'indépendance des États-Unis, les Onondagas restèrent neutres. Le Canada a rappelé le souvenir de ce peuple amérindien en 1963, par l'attribution d'un nom pour l'un des nouveaux sous-marins de la flotte canadienne, le NCSM Onondaga (S73).
 


les Cayugas

 

Cayuga

 

amérindien Cayugas
 
Les Cayugas (Goyogouins, Guyohkohnyo ou encore le peuple du grand marécage) sont un peuple amérindien qui faisait partie des cinq tribus iroquoises. La région d'origine des Cayugas est celle des lacs Finger. Ils se trouvaient entre les Onondagas et les Sénécas.

Pendant la guerre d'indépendance américaine, les Cayugas se rangèrent du côté des Britanniques. Après avoir attaqué les colons américains, le général John Sullivan organisa une expédition punitive contre eux qui détruisit la plupart de leurs villages (Goiogouen, Chonodote, etc.). Les survivants se réfugièrent chez leurs voisins iroquois ou au Canada anglais, où les autorités leur donnèrent une terre en récompense de leur loyauté.On compte aujourd'hui trois clans cayugas, dont les deux principaux vivent en Ontario à Six Nations of the Grand River. Les autres résident à Versailles, dans l'État de New York.

 


 


les Senecas

 

Seneca

 

amérindien Sénécas

Les Sénécas ou Tsonnontouans sont un peuple amérindien d'Amérique du Nord. Il s'agit de la plus grande des nations constituant la ligue iroquoise. Pendant la guerre d'indépendance américaine, ils étaient alliés aux Britanniques. L’origine du nom de la tribu vient du « Onöndowaga » et signifie « les personnes de la grande colline ».

Les Sénécas vivaient traditionnellement dans ce qui est aujourd'hui l'État de New York, entre la rivière Genesee et le lac Canandaigua. Des récentes découvertes archéologiques montrent que leur territoire s’étendait jusqu’à la rivière Allegheny, notamment après que les Iroquois ont anéanti les tribus Wenro et Érié. Les Sénécas cultivaient pour vivre le maïs, les haricots et les courges, mais ils sont aussi de bons chasseurs et pêcheurs. Ce fut une tribu de grands guerriers et ils étaient redoutés par leurs ennemis comme étant de féroces adversaires. Malgré tout, les Sénécas étaient de grands diplomates et de bons orateurs.


 
les Tuscaroras

 

Chief pelers tuscarora tribe

 

Chef Tuscarora Casper Peters
Les Tuscaroras forment un peuple amérindien rattaché en 1722 aux Iroquois par la « grande loi de l'Unité » (Gayanashagowa), devenant ainsi la sixième nation iroquoise.

Originaires de la Caroline du Sud, ils sont de langue et de cultures iroquoises. Chasseurs et cultivateurs de maïs, de courges et de haricots, ils habitaient dans de longues maisons rectangulaires. En 1708, leur chef, King Hancock se montra amical et bienveillant avec les colons anglais qui arrivaient. Cependant, ces derniers leur prirent les meilleures terres et en firent des esclaves.

Ces rapts et raids guerriers firent beaucoup de morts. En 1712, les colons, aidés d’autres indiens Catawbas, assiégèrent le village principal de K. Hancock. Il se rendit contre un engagement de ne pas prendre des Tuscaroras pour esclaves. Les engagements ne furent pas tenus. 

En 1713, les survivants fuirent vers le Nord où ils demandèrent de l’aide à la ligue des 5 nations créée par les Iroquois qui s’appelaient alors les Haudenausee, ce qui signifi e «Peuple de la maison longue». En 1722, les Tuscaroras seront la sixième nation de la ligue, avec les mêmes droits que les premiers. Originaires des Appalaches. Ils ont migré (de force) au Canada où ils vivent dans l’exode permanent. Étant de pacifi ques agriculteurs, ils sont un peu les gitans de l’Europe. Les Mowahks, par exemple, sont beaucoup plus nombreux et de nature combative ; de ce fait, ils ont davantage de moyens pour réagir. L’exode s’est fait dans trois directions : les Appalaches, l’état de New York et le Canada.

Le gros problème de la Caroline du Sud est d’avoir un sous-sol qui regorge de gaz. Les autochtones ont été expulsés dès la fi n du XVIIIe et début du XIXe siècle à cause de l’exploitation du gaz par les États-Unis.

Aujourd’hui, à New York, deux chefs représentent la nation Tuscarora : Stuart Paterson pour le clan des castors et Kenneth Paterson pour le clan des loups. Ce sont eux qui sont habilités à traiter entre le Conseil tribal et les autorités gouvernementales. Aujourd’hui, certaines familles Tuscaroras se sont fédérées avec des familles Haïdas Gwaii  afin de mener conjointement des projets et ainsi de mieux se faire entendre.




L'origin
e du mot « iroquois » est obscure, mais cette appellation pourrait provenir d'une phrase souvent employée à la fin de discours iroquois, « hiro kone » (je l'ai dit). D'autres considèrent que le mot proviendrait du nom qui leur a été donné par leurs ennemis, les Algonquins : « Irinakhoi » (serpents à sonnette). Il est aussi possible que le mot provienne des pêcheurs basques qui surnommait le peuple Hilokoa (« les tueurs ») qui serait passé en langue algonquine, qui ne prononce pas le « r », à hirokoa, les Français auraient tout simplement francisé l'ethnonyme. Toutefois, les Iroquois s'appellent eux-mêmes Haudenosaunee (peuple aux longues maisons).
Leurs terres d'origine se situent entre les Adirondacks et leschutes du Niagara. Des traces de peuplement sont attestées dès le Xe siècle av. J.-C. Au XIVe siècle est introduite la culture du maïs. Selon la tradition iroquoise, à cette époque il n'y avait qu'une seule tribu, habitant sur le fleuve Saint-Laurent, à qui les Algonquins apprennent l'agriculture. La formation des différentes tribus est incertaine. On sait qu'une ligue iroquoise est créée en 1570 sous le nom de Ligue des cinq nations. En 1722, les Tuscaroras entrent dans la ligue, qui devient les Six nations. La population des Iroquois est évaluée à 22 000 individus au début en 1630 et tombe à 6000 au début du XVIIIe siècle.

Au XV
IIe siècle, des guerres avec les Français, alliés aux Algonquins, aux Montagnais (Innus) et aux Abénakis, et les Britanniques, les forcent à retourner dans les limites de leurs terres ancestrales, ou, dans le cas des Iroquois christianisés par les Jésuites et persécutés par leurs compatriotes, au Canada, principalement au Québec. En 1648-1653, les Iroquois attaquent les Hurons, les Algonquins et leurs alliés français. Ils finissent par affaiblir la condération des Hurons quise dispersent. Certains prisonniers étaient adoptés (ils devenaient Iroquois) alors que d'autres étaient torturés (on leur arrachait notamment les ongles avant de les brûler vifs, à petit feu) ou frappés à coups de bâton. Les guerriers mangeaient les organes des vaincus3. En 1660, quelques centaines d'iroquois gagnent la bataille de Long Sault contre 17 français et 48 alliés indiens. En 1667, les Agniers et les Onneiouts acceptent de conclure la paix.

La guer
re reprit par ordre du ministre de la marine Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain le 13 juin 1687: l'expédition contre les Iroquois quitta Montréal, avec 832 hommes des troupes de la marine, 900 hommes de milice et 400 Indiens alliés. L'avant-garde captura plusieurs Iroquois le long du fleuve. Au Fort Frontenac, l'intendant de Champigny, qui avait devancé le gros de l'expédition, s'empara de Goyogouins et d'Onneiouts pour les empêcher de porter aux villages iroquois au sud du lac, la nouvelle de l'approche de l'armée française.

 

Jerome phelypeaux

 

Jérôme Phélypeaux de Pontchartrain

Un a
utre groupe d'Iroquois, soi-disant neutres, qui habitaient un village près du fort, furent aussi capturés pour les mêmes raisons. En tout, 50 à 60 hommes et 150 femmes et enfants furent emmenés à Montréal. Le gouverneur Jacques-René de Brisay expédia en France 36 des 58 prisonniers iroquois, mais laissa clairement entendre qu'il aurait mieux aimé n'en rien faire.

Après l
a Glorieuse Révolution de novembre 1688 qui renversa Jacques II, l'allié de Louis XIV, les Iroquois apprennent des Anglais d'Albany que l'Angleterre et laFrance sont en guerre et abandonnent toute idée de paix. Le massacre de Lachine eut lieu le 5 août 1689 : environ 1 500 guerriers iroquois s'abattirent sur le village de Lachine, aux portes de Montréal, près des rapides du même nom. Vingt-quatre colons furent tués, 70 à 90 faits prisonniers, dont 42 ne revinrent jamais. Sur 77 maisons, 56 furent rasées par les Iroquois et leurs alliés de la Confédération des Cinq nations. Le massacre de Lachine et ses suites aurait coûté la vie à un québécois sur dix.

Pendant la guerre d
e Sept Ans, les Iroquois, alliés aux Anglais, assurèrent leur victoire sur le terrain terrestre, en complément de la suprématie britannique dans le domaine maritime.


Lors de la guerre d'Indépendance améric
aine, ils décident de s'allier à nouveau aux Britanniques, qui avaient fait des promesses aux nations indiennes concernant le respect des frontières. Cette décision s'avère cependant désastreuse pour eux : en 1779, George Washington envoie une armée envahir leurs terres ancestrales. La plupart de ces Iroquois sont repoussés jusqu'en Ontario. Au XIXe siècle, un petit groupe part faire du commerce de fourrure en Alberta.

Les Iroquois restés aux États-Un
is sont contraints de céder leurs terres. La plupart des tribus parviennent à éviter la déportation des années 1830, sauf les Onneiouts, qui en 1828 partent pour une réserve du Wisconsin. Les Goyogouins ont vendu leurs terres new-yorkaises en 1807 pour rejoindre des tribus apparentées en Ohio. Les Onontagués, les Tsonnontouans et les Tuscaroras vivent encore aujourd'hui dans des réserves de l'État de New York.

 
 Culture

La Gayaneshago
wa est la constitutionde la nation iroquoise qui s'est transmise pendant plusieurs siècles sous forme de maximes récitées par cœur. Rédigée en 1720, elle est composée de 117 paragraphes et préfigure les écrits constituants des pères fondateurs de l'Amérique moderne.

Économie, vie
quotidienne

Les Ir
oquois sont un peuple agriculteur et semi-sédentaire. Ils cultivent le blé, le tournesol et les trois sœurs : le maïs, le haricot et la courge. Ils complètent leur alimentation par la pêche, au printemps, et la chasse. Les hommes partent à l'automne et reviennent en hiver.

Les Iroquois
sont aussi d'habiles artisans. Ils portent des vêtements en peau d'animal cousue avec les épines du porc-épic et décorée de coquillages et de motifs divers. Ils utilisen
t des mocassins.
  
L
a maison iroquoienne, ou la « maison longue », était construite de troncs d'arbres entrelacés et recouverte d'écorce. Les Indiens cultivaient aussi le chanvre qu'ils utilisaient pour lier les charpentes des maisons entre elles, ce qui les rendait très solides. À l'intérieur, il y avait deux rangées qui comprenaient des pièces séparées les unes des autres. Une allée au milieu servait à circuler et à faire des feux. De cinq à dix familles habitaient dans ces maisons. Les maisons longues étaient regroupées en villages de mille à deux mille habitants. Le village, qui était souvent entouré d'une palissade, se trouvait souvent près d'un cours d'eau. La maison longue mesurait 5 à 7 mètres de large par 50 à 100 mètres de long sur 7 mètres de haut. Les portes étaient très basses. Durant l'hiver, les portes étaient fermées avec des peaux d'animaux.

Les Iroquois
se servaient aussi du chanvre pour leurs rituels, ils mélangeaient de petites quantités avec du tabac et des plantes aromatiques. Très vite les Indiens se sont rendu compte que les Blancs aimaient beaucoup ce produit et ils s'en servirent comme monnaie d'échange.

Organisation sociale

L'organisati
on sociale est matriarcale, matrilinéaire et matrilocale: c'est la mère qui détermine le lignage, et les femmes possèdent la terre. Après son mariage, l'homme emménage chez son épouse, et ses enfants deviennent membres du clan de la mère. Les femmes choisissent également les chefs de clan.

Un
père jésuite français qui rencontre les Iroquois en 1650 décrit la société iroquoise comme égalitaire. La Confédération Iroquoise s'étend des monts Adirondacks aux Grands Lacs, sur le territoire actuel de la Pennsylvanie et du nord de l'État de New York. La terre est détenue et travaillée en commun. La chasse se fait en groupe et les prises sont partagées entre les membres du village. La notion de propriété privée des terres et des habitations est parfaitement étrangère aux Iroquois. Les femmes jouent un rôle important : le lignage s'organise autour de ses membres féminins dont les maris viennent rejoindre la famille. Les familles élargies forment des clans et une douzaine ou plus de clans peuvent former un village. Les femmes les plus âgées du village désignent les hommes habilités à représenter le clan au conseil de village et de tribu. Elles désignent également les 49 chefs qui composent le grand conseil de la Confédération des cinq nations iroquoises. Les femmes surveillent les récoltes et administrent le village quand les hommes sont à la chasse ou à la pêche. Elles fournissent mocassins et nourriture pour les expéditions guerrières, et ont un certain contrôle sur les affaires militaires.

En 1744, le gouve
rneur de Virginie invitait les Iroquois à envoyer au « Collège of William and Mary » de Williamsburg six jeunes gens pour faire leur éducation. Le chef de la Nation iroquoise, Conassatego, répondit en termes élégants qu'il comprenait la générosité de cette offre, mais que, à leur tour, les blancs devaient comprendre que les Iroquois étaient différents et avaient une autre conception de
s choses.

De farouches guerr
iers

Les Iroquois
de la région de NewYork étaient réputés pour être de terribles guerriers; les prisonniers de guerre pouvaient être mangés, comme dans toutes les armées occidentales à court de ravitaillement6. Toutefois, le cannibalisme en dernier recours est à distinguer du cannibalisme rituel (païen). Les Iroquois utilisaient les mêmes armes que pour la chasse : le tomahawk, l'arc et les flèches, les massues. À partir des guerres coloniales entre la France et l'Angleterre, certains guerriers iroquois portaient un ou plusieurs scalps autour du cou7, preuve exigée par les colons de leur valeur au combat, les colliers d'oreilles servant de monnaie imposée par les occupants se battant le plus souvent par tribus interposées dans une logique d'extermination des peuples autochtones.

P
rénoms iroquois

Les
Iroquois ont donné des prénoms qui prennent souvent ancrage dans la nature qui les entoure, dans les forces surnaturelles qu'ils perçoivent, dans les qualités des personnes, ou bien dans d'autres événements de la vie, souvent liés à la naissance ou comme l'ensemble des peuples amérindiens dont l'étymologie des prénoms nord-amérindiens est similaire. Comme exemples de prénoms, on peut citer Hior, Rhan, Leik, Akya, Awhem.

L
'alimentation
L'
importance de l'agriculture

L'agriculture est la base de l'alimentation des Iroquois et ce, malgré le froid du Saint-Laurent dont Samuel de Champlain parle en 1615. C'est ce qui leur permettait de manger tout l'hiver puisqu'ils conservaient leurs récoltes pendant les périodes hivernales. Si les récoltes n'étaient pas suffisantes, les Iroquois devaient se rationner ou la compenser par la chasse et la pêche afin de tenir bon tout l'hiver. Afin d'obtenir une bonne récolte, plusieurs de ces tribus effectuaient des rites spéciaux en vue d'obtenir en quelque sorte la reconnaissance des esprits. Les Iroquois cultivaient majoritairement les courges, les haricots et les tournesols. Afin de conserver les aliments récoltés tout l'hiver, les Iroquois ont dû trouver divers moyens de conserver leur nourriture. Par exemple, pour garder le maïs, ils ont découvert qu'ils pouvaient arracher les feuilles et faire sécher les épis à l'aide du feu. De plus, il semble qu'ils préparaient leurs mets avant que la neige ne tombe. Quand l'hiver s'annonçait glacial, ils creusaient des sous-sols dans leurs huttes pour y placer la nourriture qui pouvait être congelée par ce froid.

Récoltes

Les Iroquois ont plusieurs façons de procéder à leurs récoltes afin de pouvoir faire des provisions. Le maïs se récolte en septembre, ils le cueillent dans des paniers portés sur le dos. Ensuite, ils retournent les feuilles de chaque épi avec des baguettes à éplucher. Les Iroquois attachent plusieurs de ces épis afin de les faire sécher. Une fois séchés, ils égrènent le maïs avec les mains ou à l'aide d'une mandibule de cerf. Par la suite, les épis sont entreposés dans de gros vases d'entreposage qui peuvent atteindre jusqu'à cinquante centimètres de hauteur. Ces vases sont rangés sous les maisons avec le poisson fumé et séché et d'autre nourriture. Les épis, tout comme les courges, étaient bouillis ou grillés.

La chasse et la pê
che

C'est la chasse et la pêche qui permettent de compléter l
eur alimentation. La chasse varie selon les régions et les nations. En effet, certaines nations préfèrent chasser l'hiver, tandis que d'autre, comme les Hurons, préfère chasser l'automne et le printemps. Outre que la chasse, la cueillette de petits fruits étaient aussi essentielle pour l'alimentation, mais aussi essentielle à leur santé. La chasse est non seulement un surplus de protéine pour les Iroquois, mais c'est aussi une source de matière première, de fourrures et de peaux servant à confectionner leurs vêtements. La proie la plus chassée est le cerf de Virginie. Il est piégé ou chassé au collet. Outre le cerf de Virginie, ils chassent le castor, la loutre, la marmotte, la martre, l'orignal, l'ours noir, le renard et le rat musqué. La pêche constitue semble-t-il 15 % des protéines et des calories des Iroquois. La pêche se fait davantage le printemps et l'automne. Les Iroquois sont dotés d'un canot d'écorce pour la pêche, de différentes espèces comme l'alose, l'anguille, le bar, le brochet, la carpe doré, l'éperlan, l'esturgeon, la lamproie, le saumon, et la truite. Les poissons sont séchés et boucanées, c'est-à-dire fumés, pour les provisions de l'hiver
 
 
vidéo explicative des maisons longues
 
 
 
les autochtones en ville
 
 

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Date de dernière mise à jour : 25/02/2015