les Ojibwés

 

 


Ojibwés

 

 

 

Ah bow e ge shig william potter ojibwe 1911

chef Ah-Bow-E-Ge-Shig-(William-Potter)-Ojibwe-1911

 

Les Ojibwés, Ojiboués ou Anishinaabes de Chippewa sont la plus grande nation amérindienne en Amérique du Nord, en incluant les Métis. C'est le troisième groupe en importance aux États-Unis, derrière les Cherokees et les Navajos. Leur nombre est réparti de façon sensiblement égale entre les États-Unis et le Canada. Par leur première localisation, à Sault-Sainte-Marie, sur les bords du Lac Supérieur, ils furent d'abord nommés Saulteux (parfois Saulteaux) par les explorateurs français. Aujourd'hui, ce nom désigne les Ojibwés qui se sont par la suite installés dans les Prairies au Canada.


    

canoë Ojibwés scène de pêche en canoë

 Les Ojibs, dont beaucoup parlent encore la langue Ojibwé,qui appartient au groupe linguistique algonquien, sont ls aux Outaouais et aux Cris. Principalement composés d'Anishinaabes, ils sont plus de 100 000 à vivre dans une région qui stend au nord, du Michigan au Montana. En outre,     76 000 membres répartis en 125  bandes, vivent au Canada, de l'ouest du Québec à l'est de la Colombie-Britannique. Ils sont réputés pour leurs canoës à membrure de bouleau, leurs rouleaux scripturaux d'écorce de bouleau (en), leur riz sauvage et pour avoir été la seule Nation à avoir vaincu les Sioux

Le terme « Chippewa», déformation anglophone de « ojibwa», prédomine aux États-Unis, bien que les deux terminologies soient valables dans les deux pays. Le terme « anishinaabe » (peuple des origines) se répand de plus en plus au Canada. L'origine exacte du nom « ojibwé » n'est pas claire; toutefois,

ce
rtaines explications ont été avancées :
de ojiibwabwe, qui signifie

  • « [ceux qui] cuisent jusqu'à goder »,
    en référence au séchage au feu des coutures des mocassins pour les imperabiliser;

le plus probable,de ozhibii'oweg,

  • « [ceux qui] gardent une trace de leur vision », en rérence à une forme d'écriture picturale utilisée lors des rites animistes.

Origine


220px ojibwe language map 

 

terriroir des Objiwé à cheval sur le
Canada et les USA

Selon la tradition, ce peuple vint de l'Est, progressant le long des Grands Lacs, et s'établit près de l'actuel Sault-Sainte-Marie, nommé "le quatrième point d'arrêt", puis près de "Chegoimegon", nommé "le septième point d'arrêt" sur la rive sud du lac Supérieur, à proximité de l'actuelle Pointe ou Bayfield, Wisconsin. Ils sont mentionnés pour la première fois par les jésuites en 1640. Se liant d'amitié avec les commerçants français, ils purent se procurer des fusils, mettant fin à leurs conflits héréditaires avec les Sioux et les Mesquakie (Fox) au Sud et à l'Ouest, poussant les Sioux à se déplacer vers la région du Haut-Mississippi, et les Mesquakies à se retirer du Nord du Wisconsin et à créer des alliances avec les Sacs. Jusqu'à la fin de XVIIIe siècle, les Ojibwés régnèrent plus ou moins sans rivaux sur un territoire équivalent aux actuels Michigan, Nord du Wisconsin et Minnesota. Cette région comprend notamment la plus grande partie de la rivière Rouge, les rives nord du lac Huron et du lac Surieur, jusqu'aux Turtle Mountains du Dakota du Nord, qui fut plus tard appelée les
"plaines Ojibwées".


Turtle moutain

 Turtle Mountain

 
Les
Ojibwés prirent longtemps part à une alliance avec les Outaouais et les Potawatomis, appelée Conseil des Trois Feux, qui combattit la Confédération Iroquoise et les Sioux. Les Ojibwés s'étendirent vers l'est, prenant possession des terres le long des rives est du lac Huron et de la Baie Georgienne. La France signa un traité avec eux en 1701, dans le cadre de la grande paix de Montréal. Par conséquent, ils s'allièrent avec les Français pendant la guerre de Sept Ans (de 1756 à 1763), puis avec les Anglais pendant la Guerre de 1812.

 


Baie Georgienne

Baie Géorgienne  


Aux États-Unis, ils n'ont jamais été chassés comme le furent nombre d'autres tribus, mais à la suite de nombreux traités, ils furent contraints à rester sur ces territoires, à l'exception de quelques familles installées au Kansas.

Au C
anada, à la suite de la Proclamation royale de 1763 et d'une série de cessions par traité ou par achat, la plupart de leurs terres furent cédées à la Couronne britannique.

 

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Baie Géorgienne  


 La plupart des Ojibwés, hormis les Bandes des Plaines, avaient une vie semi-sédentaire, pratiquant la pêche, la chasse, et cultivant le maïs, la courge et le riz sauvage (Manoumine). Leur habitat typique était le wigwam, fait d'écorce de bouleau, d'écorce de genévrier et de branches de saule. Ils développèrent une forme d'écriture picturale, utilisée dans des rites animistes et retrouvée sur des rouleaux d'écorce de bouleau.


Frederick a verner ojibwa camp northern shore of lake huron 1873

 

Peinture de F.A.Verner camp ojibwé 


L
e peuple et la culture ojibwés sont bien vivants aujourd'hui. Durant l'été, des "pow wows" ont lieu dans diverses réserves des États-Unis et du Canada. Beaucoup pratiquent encore la culture du riz sauvage, la cueillette de baies, la chasse et la confection de sucre d'érable.



Plusieurs bandes ojibwées coopèrent aujourd'hui au sein de la Great Lakes Indian Fish & Wildlife Commission (Commission indienne pour la protection des espèces sauvages et des poissons des Grands Lacs), qui gère leurs droits de chasse et de pêche.La commission coopère avec les autorités américaines pour maintenir certaines serves naturelles.
Il n'existe aucun mot pour dire "au revoir" chez les Ojibwés.

 Système clanique

Le peup
le ojibwé était divisé en plusieurs "doudem" (clans) nommés selon des totems animaux. Ils fonctionnaient comme une forme de gouvernement et comme organe de répartition des tâches. Les cinq principaux totems était la grue cendrée, le poisson-chat, le huard, l'ours et la martre. La grue cendrée était la plus influente, tandis que l'ours, le plus grand — si grand qu'il était en fait diviséen sous-parties, comme la tête, les hanches et les pieds.