1871 les réserves sont définies

 

 

 

187 (les réserves) sont définies.

Le Congès abandonne la politique des traités avec les tribus indiennes.
S
elon l'appropiration indienne du 3 Mars 1871, il n'y avait plus aucun groupe d'Indiens aux États-Unis reconnue comme nation indépendante par le gouvernementral. En outre, le Congrès a ordonné que tous les Indiens soient traités en tant qu'individus et en toute légalité désigné «pupilles» du gouvernement fédéral.  Avant que ce projet de loi a été promulguée, le gouvernement fédéral a signé des traités avec les différentes tribus amérindiennes, engageant les tribus à céder leurs terres, en échange de terres spécifiques désignés aux Indiens pour l'utilisation exclusive des autochtones ainsi que les paiements annuels sous forme d'espèces, de l'élevage, de fournitures et de services. Ces traités, qui ont pris beaucoup de temps et d'efforts pour mettre au point, ont cessé avec l'adoption de la Loi de crédits Indien 1871, déclarant
qu '«aucune nation ou tribu indienne "serait reconnu" en tant que nation indépendante, la tribu ou de la puissance avec laquelle les États-Unis peut se contracter par un traité ». Ainsi, on peut affirmer que ce projet de loi a rendu plus facile pour le gouvernement l'optention des terres qui étaient précédemment détenue par les Amérindiens.

 
On voit facilement comment et au combien les Amérindiens ont été spoliés et on comprend aussi pourquoi ils se sont tellement battus pour avoir simplement le droit de vivre sur leurs propres terres.

Anthony B. Bradley est Professeur de Théologie au King's College de New Yorket Spécialiste des questions raciales aux Etats-Unis. « Si quiconque pense que le gouvernement fédéral sait ce qui est bon pour les communautés locales, explique t-il, il ferait bien de visiter une Réserve Indienne Américaine. Les Natifs Americains  sont aujourd'hui plongés dans le cauchemar de la privation de soins et d'économie qui est la conséquence directe des problemes crées par le Gouvernement lequel, en imposant des solutions sensées résoudre les problèmes, rend ceux-ci bien pires en retirant aux communautées leu
r autonomie.»

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Anthony B. Bradley  

Tel
est le prix à payer pour les Indiens d'Amérique, afin de rester sur la terre de leurs ancêtres, grâce aux concessions faites par le gouvernement fédéral. Pourtant, les Etats abritant cesserves n'ont de cesse de rogner ces droits et de tenter de récupérer par tous les moyens ces espaces. Et une certaine propagande laissant entendre que les Indiens d'Amérique auraient fait le choix de vivre dans ces conditions a fort bien fonctionné dans l'esprit collectif. Or, cela repose sur une contre-vérité historique.
L'une
des plus graves violations des Droits de l'Homme dans le monde
Jeff in hungary
Dr. Jeffrey E. Holm

En
effet, peu rappellent le grand mouvement de délocalisation qui fut la conséquence de l'Indian Removal Act   lequel, au milieu du XIXe siecle, contraint les Indiens a délaisser leurs terres historiques au gouvernement pour se concentrer dans les zones qui leur étaient réservées en échange. En 1890, il était devenu interdit aux Indiens de sortir hors de leurs réserves afin de s'approvisionner en nourriture. Une étude du Professeur Jeffrey E.Holm, de l'Université de Médecine du Nord Dakota, a mis en évidence que le changement de régime alimentaire imposé durant des décennies aux tribus indiennes a engendré une surmortalité aujourd'hui toujours existante, en raison des pathologies qu'elles ont engendrées pour des peuples qui ne pouvaient plus se nourrir comme ils l'avaient fait durant des millénaires.
 
En 2010, les Etats-Unis, dans la foulée du Canada, fut le dernier pays au monde à ratifier la Déclaration des droits des Peuples indigènes aux Nations-Unies. Une des rares concessions faites par un pays qui place souvent l'Histoire au dernier rang de ses préoccupations, si ce n'est pour en offrir une version idéalisée. Mais en l'espèce, il est impossible d'idéaliser la réalité sur laquelle s'est construite l'Amérique. En effet, 90% des tribus amérindiennes ont disparu à la suite de l'arrivée des Européens en Amérique du Nord, la plus grande partie à cause des maladies, la partie restante par les armes.
Anaya rapporteur special onu
Professeur James Anaya

Mai
s ce n'est pas tant cette réalité historique qui rend ces jours-ci le rôle du Professeur James Anaya complexe, en tant que Rapporteur spécial des Nations-Unies sur les Peuples indigènes. Bien que,pour la première fois de leur histoire, l'organisationse penche, du 23 avril au 4 mai, sur le sort des Indiens d'Amérique, ce qui en soit est déjà un événement notable, c'est avant tout pour regarder en face une réali qui n'est pas celle du passé mais celle du présent.

Ce
tte réalité concerne les 2,7 millions d'Indiens vivant actuellement sur le territoire des Etats-Unis, et qui constitue l'un des cas de violation des droits de l'homme a grande échelle le plus emblématique de toutes les nations développées.
 

A l'heure actuelle, aucun Indien d'Amérique, citoyen des Etats-Unis,
n'a accès à la plénitude des droits des autres citoyens américains.



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Date de dernière mise à jour : 21/01/2015